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Meilleure thèse de doctorat

Le Prix de la meilleure thèse de doctorat reconnait l'excellence d'une thèse de doctorat dans chacun des trois grands secteurs de la recherche : sciences naturelles et génie, médecine et sciences de la santé et sciences humaines et sociales.

Les critères d'évaluation sont la contribution à l'avancement des connaissances (originalité et importance), la reconnaissance de la valeur de la recherche dans le ou les champs disciplinaires, les aptitudes à une carrière en recherche.

Personnes lauréates 2026

Catégorie Médecine et sciences de la santé

Florian Naye

Faculté de médecine et des sciences de la santé

Vers une meilleure trajectoire de soins des personnes vivant avec une douleur chronique

Près d’un adulte sur cinq dans le monde vit avec une douleur chronique, et les patientes et patients restent trop peu impliqués dans les décisions qui les concernent. La thèse de Florian Naye s’attaque à cet enjeu en leur donnant directement la parole.

Grâce à une vaste enquête pancanadienne menée auprès de plus de 1600 participantes et participants, une première dans ce domaine, elle met en lumière les besoins réels des personnes tout au long de leur trajectoire de soins.

Les résultats révèlent des niveaux élevés d’incertitude et de regret décisionnels, ainsi qu’une intégration encore limitée des patientes et patients dans les décisions, illustrant l’urgence d’un meilleur accompagnement. En identifiant les moments clés où un soutien est nécessaire, cette thèse propose des leviers concrets pour transformer les pratiques cliniques et ouvrir la voie à des soins véritablement centrés sur les besoins des personnes vivant avec une douleur chronique.

Florian Naye a réalisé sa thèse sous la direction des professeurs Simon Décary et Yannick Tousignant-Laflamme, de l’École de réadaptation de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Il est lauréat du Prix de la meilleure thèse de doctorat dans la catégorie Médecine et sciences de la santé pour sa thèse intitulée Évaluation du contexte et des besoins décisionnels pour intégrer les soins centrés sur la personne dans la gestion de la douleur chronique au Canada : l’enquête pancanadienne DÉCIDE-DOULEUR.

Catégorie Sciences humaines et sociales

Patricia-Anne Blanchet

Le théâtre pour favoriser le mieux-être des jeunes femmes autochtones

Les jeunes femmes autochtones vivent des parcours scolaires marqués par des obstacles systémiques hérités du colonialisme, ce qui complique leur accès à des environnements éducatifs sécurisants et adaptés. À travers un projet de création collective guidé par une épistémologie décoloniale et des approches narratives et éducatives autochtones, les participantes ont codéveloppé des œuvres théâtrales permettant l’expression de leurs expériences, émotions et aspirations.

Cette recherche-action-création a donné lieu à un modèle pédagogique inédit pour la théâtralisation de récits de vie, articulé autour de quatre dimensions (intellectuelle, physique, émotionnelle et spirituelle) et inspiré de principes de pédagogie autochtone comme l’oralité.

Les résultats montrent que le théâtre favorise la réaffirmation identitaire, la résurgence culturelle et la résilience, tout en offrant un espace de parole et de justice holistique. Cette thèse constitue une contribution fondatrice pour l’avenir du théâtre et de l’éducation autochtone, ouvrant de nouvelles voies pour des pratiques plus inclusives et respectueuses des savoirs des Premiers Peuples.

Patricia-Anne Blanchet a réalisé sa thèse sous la direction de la professeure Constance Lavoie, du Département de l'enseignement au préscolaire et au primaire de la Faculté d’éducation, et la codirection du professeur Ney Wendell Cunha Oliveira, de l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal. Elle est lauréate du Prix de la meilleure thèse de doctorat dans la catégorie Sciences humaines et sociales pour sa thèse intitulée Ashtam Ntotacinan / Viens nous écouter : modèle pédagogique de création basé sur la théâtralisation de récits de vie d’étudiantes autochtones comme vecteur de mieux-être holistique.

Catégorie Sciences naturelles et génie

Jonathan Bouchard

Faculté des sciences

Améliorer la détection de l’Alzheimer grâce à un scanner ultraprécis

Les maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer touchent des millions de personnes dans le monde. Pourtant, les outils actuels pour observer le cerveau manquent de précision, rendant difficile la détection des premiers signes de la maladie.

La thèse de Jonathan Bouchard a conduit à la création d’un scanner cérébral à ultra-haute résolution, fonctionnel dès sa première itération, un exploit rarissime pour un système aussi complexe. Grâce à son architecture électronique entièrement repensée et ultracompacte, ce scanner TEP innovant atteint une résolution jamais vue, permettant d’observer de très petites structures cérébrales où apparaissent les premiers signes de l’Alzheimer.

Il s’agit d’une percée qui pourrait transformer la détection précoce et la compréhension des maladies neurodégénératives. Aujourd’hui opérationnel et accessible à la communauté scientifique, cet instrument ouvre la voie à de futures innovations en imagerie médicale.

Jonathan Bouchard a réalisé sa thèse sous la direction du professeur Réjean Fontaine, du Département de génie électrique et de génie informatique de la Faculté de génie, et la codirection du professeur Roger Lecomte, du Département des sciences de l'imagerie et des radiations de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Il est lauréat du Prix de la meilleure thèse de doctorat dans la catégorie Sciences naturelles et génie pour sa thèse intitulée Conception de l’électronique d’un scanner de tomographie d’émission par positrons pour l’imagerie cérébrale clinique multimodale.