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Portrait étudiant

Nicolas Girard - Créer pour l'écran

Nicolas Girard lors de l'enregistrement d'une de ses compositions par l'Orchestre symphonique de Sherbrooke.
Nicolas Girard lors de l'enregistrement d'une de ses compositions par l'Orchestre symphonique de Sherbrooke.
Photo : UdeS

Diplômé du baccalauréat en musique, cheminement en composition et musique à l'image à l’Université de Sherbrooke, Nicolas Girard s’orientait plutôt vers une carrière en interprétation musicale lors de son admission à l’École de musique de l’Université de Sherbrooke quelques années plus tôt.

Mais durant ses études de 1er cycle, il a eu la piqure pour la composition et la recherche. Le jeune bachelier revient tout juste du colloque de MusCan, en Ontario, où il s’est initié au monde de la recherche alors qu’il a présenté une conférence sur le compositeur québécois Robert Marcel Lepage. Il souhaite maintenant devenir compositeur de commande pour films et jeux vidéo, spécialisé en musique électroacoustique spatialisée.

Il répond aujourd’hui à nos questions sur son parcours académique et ses aspirations professionnelles.

Qu'est-ce qui vous a fait choisir la composition?

Il y a eu un moment de révélation où je me suis véritablement vu comme un futur compositeur. Durant ma première année de baccalauréat, au moment où j’étais inscrit dans le programme d’interprétation en piano à l’UdeS, j’ai suivi un cours d’orchestration où nous devions orchestrer un court passage d’un concerto de Beethoven pour l’Orchestre à vents de Sherbrooke. Lorsque l’orchestre a interprété mon orchestration, j’ai été épaté par la qualité du résultat et j’ai eu une vision spontanée où je faisais de la composition pour un orchestre. C’est alors que j’ai changé de cheminement et j’ai pris la décision de transformer cette passion en un projet de carrière.

Ce que vous aimez le plus des études en musique?

J’adore que la formation musicale à l’UdeS soit basée sur la pratique et me permette de collaborer tôt dans mon parcours avec des compositeurs du milieu professionnel lors des ateliers de musique de film et de jeux vidéo. J’aime aussi les ressources qu’offre l’École de musique, comme les studios d’enregistrement de très bonne qualité dont je me suis servi souvent. Également, les occasions qu’on nous donne dans le cadre de nos projets universitaires d’enregistrer avec des musiciennes ou des musiciens professionnels, comme l’Orchestre symphonique de Sherbrooke. Aussi, les classes de maître sont remarquables et uniques à l’UdeS : j’ai eu la chance d’assister à l’atelier de l’artiste Jacob Collier (en ligne), du producteur musical et guitariste Daniel Lanois, du batteur français Manu Katché ainsi que plusieurs autres. De plus, nous avons bénéficié des cours d’introduction sur les droits d’auteur forts utiles pour notre carrière.

Et le moins ?

Il y a eu de très rares moments où j’ai moins aimé mes études. En fait, il s’agit des moments où nous avions eu plusieurs tâches à accomplir dans une même période, notamment lors des projets intégrateurs. En effet, le programme de composition de l’UdeS est un programme exigeant, mais il offre une multitude de projets stimulants. Puis le corps enseignant et nos collègues sont toujours prêts à collaborer dans nos projets. C’est cet esprit de professionnalisme qui rend ce programme exceptionnel pour moi!

Pourquoi vous intéressez-vous à l'œuvre de Robert Marcel Lepage ?

Lors de mon stage estival, qui consistait à travailler dans ses archives, j’ai pu approfondir ses techniques d’écriture et ses vastes influences. Demandez-lui de composer un style musical quelconque et il le fera facilement! Étant moi-même un compositeur polyvalent, je me suis identifié à sa personnalité et c’est devenu l’un de mes modèles d’inspirations.

Il est plus rare de voir des étudiants de 1er cycle dans des congrès/colloques. Qu'est-ce qui vous a donné l'envie de le faire ?

Je suis une personne qui adore relever de nouveaux défis. En fait, je trouvais que le fruit de mes recherches lors de mon stage sur les archives de Robert Marcel Lepage méritait d’être entendu au sein de la communauté universitaire. C’était pour moi une occasion unique d’élargir mes connaissances et d’échanger avec des spécialistes des domaines de la composition et de l’audiovisuel. Cette expérience m’a donné le goût de poursuivre aux études supérieures.

Pouvez-vous résumer votre expérience lors du congrès ?

Mon séjour au congrès MusCan à l’Université de Waterloo en Ontario s’est déroulé sur trois jours. La journée de ma conférence fut absolument mémorable et très agréable, l’un de mes plus beaux moments jusqu’à présent.

Certes, j’étais nerveux lorsqu’il était venu le moment de présenter, mais ma préparation solide m’a aidé : j’avais déjà présenté trois fois sur ce même sujet, soit à la Journée de la recherche de 1er cycle en sciences humaines et sociales de l’UdeS, à la Journée d’étude Robert Marcel Lepage à l’École de musique, événement que j’ai coordonné avec la professeure Ariane Couture, puis au 54e congrès des archivistes du Québec à l’Hôtel Delta à Sherbrooke.

Lors de ces événements, j’ai reçu de très bons commentaires et j’ai senti que mon sujet de recherche intriguait le public. Par ailleurs, on m’a même offert un emploi étudiant dans la documentation d’archives à la suite de ma conférence au congrès des archivistes! En somme, ce fut une expérience très enrichissante, parfaite pour commencer à faire du réseautage, chose qui n’est pas toujours facile au début d’une carrière professionnelle, particulièrement en musique.

Quelle est l'importance de la recherche en musique pour vous ?

La recherche est pour moi une source d’inspiration et un outil d’affinement artistique. S’y engager, c’est explorer des perspectives inédites sur la manière dont la musique peut évoluer en fonction des avancées technologiques et de diverses influences culturelles. Elle est également essentielle pour se construire en tant qu’artiste et repousser les frontières de la créativité vers des territoires encore inexplorés, surtout dans un domaine où de nombreuses voies d’innovation ont déjà été envisagées.


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