Le parcours délocalisé du programme de formation postdoctorale de psychiatrie, basé à Moncton, se donne comme mission première de former des psychiatres cliniciens, généralistes, polyvalents et autonomes.  Surtout, le programme souhaite former des psychiatres flexibles et pertinents, conscients des enjeux de leur communauté et de la société, et impliqués dans la défense et la promotion des intérêts du patient, de sa famille, de la communauté et de pratiques exemplaires.

Le psychiatre formé à Moncton est appelé à réfléchir à l’impact et à l’articulation de sa formation postdoctorale puis de sa carrière sur sa vie personnelle et sa responsabilité sociale.  L’enseignement prend des formes diverses, dynamiques, qui incluent d’ailleurs l’observation et la participation à la rétroaction entre pairs-professeurs : le professeur est lui-même constamment un apprenant, ouvert d’esprit, intéressé à perfectionner ses compétences, et soucieux de réfléchir à son rôle et ses méthodes avec le résident.  Le parcours délocalisé valorise l’implication d’autres professionnels et leur compétence spécifique, et les implique directement dans l’enseignement postdoctoral.  On y tire profit d’autres sources d’information, diversifiées, notamment culturelles, littéraires ou artistiques, appliquées à la compréhension de l’humain et son vécu psychique.  Le parcours délocalisé souhaite ainsi colorer l’humanisme de son apprenant d’une flexibilité créative : le futur psychiatre tolère le doute, est capable de discuter de ses limites, mais accompagne et intervient auprès de son patient de manière intelligente, stratégique, empathique, en intégrant l’intervention psychothérapeutique et biologique. 

Le parcours délocalisé est résolument arrimé au programme de Sherbrooke, auquel il appartient : les stages et leur séquence, les objectifs de ceux-ci ainsi que des activités longitudinales, les riches activités non cliniques – cours, séminaires, recherche, conférences, notamment –, et la rigueur du parcours de spécialisation sherbrookois sont des atouts entièrement transposés au site délocalisé.  En l’occurrence, le site délocalisé rejoint les cibles et les objectifs de formation par des méthodes et des horaires ajustés à la réalité locale, à l’organisation des soins et à l’interface médicolégale en province maritime.  Qui plus est, le parcours délocalisé bénéficie de cohortes de résidents de taille plus modeste, permettant une formidable disponibilité et proximité du parc professoral pour chacun des apprenants, au fil de la formation.

Le site délocalisé a choisi des partenaires d’excellence afin de permettre une formation de la plus haute qualité : le résident y est appelé à compléter de trois à six périodes de stage hors-province durant les quatre premières années de sa formation.  Cette mobilité stratégique est promue et entièrement organisée par l’Université.  Quant à la dernière année de résidence, le programme de formation central (Sherbrooke) et le site délocalisé (Moncton) mettent une foule de stages optionnels à l’entière disposition du résident : cela inclut, sans s’y limiter, des milieux plus spécialisés, incluant des cliniques spécifiques du site central (Sherbrooke) ou d’autres pôles universitaires urbains, de la recherche clinique ou de la formation en pédagogie, voire autrement des stages de transition vers une pratique en milieu rural ou éloigné.  Le résident qui désire faire transition vers une surspécialité psychiatrique (psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, gérontopsychiatrie, ou psychiatrie légale) est accompagné par le site délocalisé vers les partenaires qui fournissent la formation supplémentaire dès la cinquième année de résidence.

Le parcours délocalisé souscrit entièrement aux orientations du programme de Sherbrooke : c’est un programme éclectique, généraliste, avec une exposition clinique abondante et variée à tous les principaux problèmes cliniques, clientèles et groupes d’âge.  L’organisation sociale et médicale du Nouveau-Brunswick permet d’ailleurs l’exposition à des pathologies rares, complexes ou de riche phénoménologie.  L’emphase sera mise sur l’articulation avec les autres intervenants et ressources plutôt que sur une pratique psychiatrique isolée des autres intervenants.  L’apprentissage du rôle de consultant et de partenaire auprès des médecins de famille et autres ressources de première ligne, comme clinicien et comme formateur, sera donc hautement valorisé.