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Conférences

Depuis sa création en 2016, le CrRDG organise régulièrement des conférences qui portent sur la gouvernance, tant dans sa dimension théorique qu'appliquée aux domaines de la santé publique ou de l'environnement. Ces conférences, prononcées par les chercheurs du centre ou par des conférenciers invités, sont ouvertes à tous et annoncées dans les événements sur la page d'accueil du site.

Cycle de conférences 2021-2022

15 octobre 2021 - 11 h 30 à 13 h | En virtuel - par Teams

Pierre de Montalivet est professeur à l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (Paris XII), où il enseigne notamment le droit constitutionnel. Directeur du Master « Carrières juridiques et affaires publiques » et vice-doyen de la Faculté de droit, il est également membre du Tribunal suprême de la Principauté de Monaco. Ses principales publications portent sur le droit et le contentieux constitutionnels, la qualité des normes, la gouvernance, la démocratie participative et l’analyse marketing du droit. Il a assuré récemment la direction scientifique du colloque intitulé Changer de culture normative. Améliorer la qualité du droit par la généralisation des bonnes pratiques.

Les limites des remèdes textuels et jurisprudentiels à la dégradation de la qualité du droit conduisent à prôner un changement d’ordre culturel. Il convient de modifier non seulement les pratiques, en identifiant et généralisant les bonnes pratiques, mais également les représentations, les mentalités. La qualité du droit doit devenir une éthique partagée par les citoyens et les pouvoirs publics afin de faire de cette question une priorité. L’amélioration de la qualité du droit gagnerait notamment au développement d’une véritable politique juridique. 

Accédez au lien TEAMS

Actes du colloque | La Semaine Juridique Édition Générale, suppl. au n° 3, 18 janv. 2021

Changer de culture normative - Acte du colloque

24 novembre 2021 - 11 h 30 à 13 h | En virtuel - par Teams

Alexandre Flückiger est professeur de droit public, directeur du Département de droit public à la Faculté de droit de l’Université de Genève et membre du comité directeur du Centre d’étude, de technique et d’évaluation législatives (CETEL). Il a notamment été chef du Service de méthode et formation législatives à l’Office fédéral de la justice à Berne et membre de la Commission externe d’évaluation des politiques publiques du canton de Genève. Il est l’auteur de nombreuses publications dans les domaines du droit constitutionnel et administratif, de la légistique ainsi que du droit de l'environnement et des constructions, de la protection des données personnelles et de la transparence.

Nos cerveaux sont affectés de biais cognitifs qui affectent nos prises de décision. Les sciences comportementales se proposent d’exploiter ces failles de notre rationalité dans le but de gouverner nos comportements. Elles ont élaboré à cet effet un nouvel instrument incitatif dans la panoplie des instruments d’action étatiques :  les « nudges » (ou coups de pouce) censés nous orienter à notre insu dans nos choix de comportement en dehors de toute contrainte apparente par la création d’architectures comportementales incitatives. 

Suffira-t-il dès lors à un gouvernement de manipuler l’environnement comportemental de ses sujets afin d’en provoquer l’obéissance automatique ? Si tel est le cas, ces coups de pouce ne seraient-ils alors pas des coups de griffe déguisés portant coup bas au libre arbitre et auxquels le droit devrait tirer un coup de semonce ? Leur caractère incitatif les protègerait-il le cas échéant de ce grief ? Ou la manipulation est-elle une condition même de leur efficacité, sans quoi les coups de pouce ne seraient que coups dans l’eau - sauf à devenir coups de pied ? 

8 décembre 2021 - 11 h 30 à 13 h

Détails à venir.

Cycle de conférences 2020-2021

10 février 2021, de 12 h à 13 h | En virtuel - par Teams

Paul Lanoie, Phd, Commissaire au développement durable au Vérificateur général du Québec. M. Lanoie détient un doctorat en science économique de l’Université Queen’s (Kingston).  Il est commissaire au développement durable depuis septembre 2016.  Pendant plus de 27 ans, M. Lanoie a été professeur à HEC Montréal; il y a occupé des postes de gestion pendant la majeure partie de sa carrière. Il a notamment été directeur des affaires professorales et directeur du programme de baccalauréat en administration des affaires. De plus, il a participé à de très nombreuses activités d’enseignement, de recherche et de rayonnement axées sur le développement durable, dont plusieurs publications dans le champ de « l’économie de l’environnement ».  Ses travaux lui ont d’ailleurs valu différentes nominations et distinctions.  Entre autres choses,  en 2018, il a reçu le Decade Award de la revue Academy of Management Perspectives pour son article Does It Pay to Be Green? A Systematic Overview.

En 2006, le gouvernement du Québec a adopté la Loi sur le développement durable, une loi ambitieuse visant à faire prendre un virage à l’administration publique vers un développement plus durable.  À cette loi, se sont ajoutés trois grands mécanismes de mise en œuvre : la stratégie gouvernementale de développement durable, les 16 principes de développement durable et la création du poste de commissaire au développement durable. Dans cette conférence, M. Lanoie expliquera comment fonctionnent ces mécanismes et il présentera les grandes conclusions des audits menés au fil des ans sur l’application de la Loi sur le développement durable.  Comme il le soulignera, faire prendre un virage à tout l’appareil gouvernemental vers un développement plus durable comporte de nombreux défis!

18 février 2021, de 12 h à 13 h | En virtuel - par Teams

Sophie Van Neste, Professeure-chercheure en études urbaines à l’INRS Centre Urbanisation Culture Société. Elle fait des recherches sur l’action politique et l’engagement citoyen sur des questions d’environnement en milieu urbain, ainsi que sur les transformations de la gouvernance urbaine pour agir sur les changements climatiques. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en action climatique urbaine et chercheure principale du Labo Climat Montréal, elle travaille dans ce projet avec 6 autres chercheur.e.s (Geneviève Cloutier, Danielle Dagenais, Sophie Duchesne, Dominic Lapointe, Sylvain Paquette et Michel Rochefort) ainsi que plusieurs étudiant.e.s et stagiaires.

Comment l’adaptation aux changements climatiques change-t-elle les pratiques de planification et de gouvernance des grands projets de réaménagement urbain à Montréal? Quels sont les dynamiques urbaines, ainsi que les enjeux de coordination et d’expertise qui nuisent à une prise en compte des changements climatiques dans les pratiques? Sur quoi portent les avancées et les apprentissages?  La présentation va porter sur certains résultats du Labo Climat Montréal, une recherche-action qui travaille ces questions.

Présentation du conférencier

22 février 2021, de 10 h à 11 h | En virtuel - par Teams

Cyril Sintez, est Mmître de conférences en droit à l’Université d’Orléans.Il anime l'atelier de recherche pluridisciplinaire sur les postures normatives, et codirige l'axe de recherche sur les mutations des normes au sein du Centre de recherche juridique Pothier et de la MSH Val de Loire. Il a fait paraître un essai sur le constructivisme juridique romain aux éditions Mare & Martin en 2014 et rédige actuellement un deuxième volume sur ce thème à l'époque contemporaine. Il poursuit en parallèle avec Emeric Nicolas et Jacqueline Guittard un cycle de 4 colloques intitulé « face à la norme » dans le but de confronter l'oeuvre et la vie de 4 philosophes à la problématique des normes : Barthes, Foucault, Deleuze et Derrida.

Comment expliquer la perpétuelle évolution et le respect très variable des normes juridiques et sanitaires contre la pandémie ? L’hypothèse avancée repose sur l’idée que les individus éprouvent les normes et font face de toute leur personne pour adopter, plus ou moins consciemment, un comportement adéquat. Ce dernier est le fruit de l’intégration personnelle de l’univers normatif formé par les normes, mais aussi par les récits les justifiant, les actions les mettant en œuvre et les comportements des autres individus. Ainsi, les normes étatiques ne délimitent ni exclusivement ni unilatéralement la gestion normative : il faut y ajouter le positionnement de chacun. La notion de posture normative est alors proposée pour définir le rapport de co-construction des comportements individuels et collectifs à la gestion normative de la pandémie. Loin de la distinction binaire respect/irrespect des normes, ce sont de multiples formes d’adhésion, d’adaptation, d’amplification, de soumission, de critique ou de rejet qu’expriment les postures normatives et qui contribuent à la fabrique de la norme, à ses variations et à son effectivité. Les postures normatives révèlent ce faisant le pouvoir normateur des individus à rebours de la notion de sujet de droit, passif, neutre, et extérieur à la norme. Bien connu des sociologues et des politologues, le rôle des acteurs sociaux et de l’ensemble des citoyens interpelle plus que jamais le droit et sa théorie.   

24 février 2021, de 12 h à 13 h | En virtuel - par Teams

Joël Bonin, vice-président associé développement et communications à Conservation de la nature Canada (CNC) au Québec, oeuvre pour la cause de la conservation et collabore avec CNC depuis plus de 25 ans. Tout au long de sa carrière, il a contribué de manière significative à la protection de la biodiversité au Québec en réalisant plus de 300 projets de conservation, permettant de protéger plus de 300 kilomètres carrés de milieux naturels.

Plusieurs soulèvent des questions sur la résilience de nos espaces protégées face aux changements globaux. Comment vont s'adapter nos milieux et que pouvons-nous faire pour maintenir leur fonction ? La conservation des milieux naturels représente une solution importante aux changements climatiques et nous pouvons adapter nos actions pour en accroître les bienfaits. Des évidences s'accumulent pour reconnaitre le rôle des milieux naturels pour atténuer l'impact des bouleversements climatiques et même protéger les populations humaines. Conservation de la nature Canada développe un plan d'intervention pour autant maintenir la biodiversité que pour bâtir des infrastructures naturelles au service des humains. La présentation vous permettra de connaître cette société charitable qui oeuvre depuis près de 60 ans à la protection des milieux naturels au pays. Vous verrez les projets comme les Corridors écologiques que Conservation de la nature mène en partenariats avec les organismes de conservation de toutes les régions du sud du Québec.

Présentation du conférencier

31 mars 2021, de 12 h à 13 h | En virtuel - par Teams

Sébastien Jodoin, professeur de droit de l’Université McGill et est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les droits humains, la santé et l'environnement. Sa recherche porte principalement sur trois grandes thématiques : la relation entre les droits humains et la protection de l'environnement; les solutions juridiques et politiques effectives et équitables à la crise climatique; et le rôle des droits des personnes handicapées dans la résolution de problèmes sociaux et environnementaux. Ses travaux ont notamment été cité par le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations Unies. Il détient un Ph.D. en études de l'environnement de l'Université Yale, un M.Phil. en relations internationales de l'Université de Cambridge, un LL.M. en droit international de la London School of Economics et un B.C.L. et LL.B. de l'Université McGill.

Bien qu'ils forment environ 15 % de la population les personnes handicapées sont souvent négligées par le mouvement environnemental. En conséquence, les personnes handicapées font face à des risques disproportionnés de dommages et de dangers environnementaux et sont confrontés à de multiples obstacles qui les empêchent de contribuer à l'activisme et aux programmes visant à protéger l'environnement. Dans cette conférence, j'explore les défis et les opportunités pour affronter le capacitisme systémique dans le contexte des efforts pour faire face à la crise climatique. Je soutiens que l'adoption d'une optique des droits des personnes handicapées est d'une importance cruciale pour comprendre les impacts différentiels des dommages climatiques sur les personnes handicapées, les impliquer en tant qu'agents du mouvement climatique et garantir que leurs droits sont reconnus et protégés dans les lois et politiques climatiques adoptées au Canada et au Québec.

6 avril 2021, de 12 h à 13 h | En virtuel - par Teams

Paul Daly, Titulaire de la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa en droit administratif et en gouvernance.