Du Mexique à l’Université de Sherbrooke
Il était une foi : l’histoire de Jacob
Photo : Michel Caron - UdeS
Chaque été, Jacob regarde ses camarades de lycée s’envoler vers l’Europe, un ciel qu’il refuse de croire hors de portée. « S’ils peuvent partir, moi aussi je peux. » Pour ce fils de pasteur mexicain, ces avions qui décollent symbolisent la promesse de son propre envol. Alors qu’il termine son baccalauréat en administration des affaires à l’UdeS, il revisite le chemin parcouru, convaincu que la foi et la détermination permettent de gravir les plus hautes montagnes.
Et des sommets, quand on vient d’un État bordé de montagnes comme le Nayarit, il y en a beaucoup!
Premier d’une fratrie de trois, Jacob grandit dans une famille modeste ancrée dans les valeurs chrétiennes, où remercier Dieu fait partie du quotidien. Très tôt, ses parents lui transmettent discipline, entraide et persévérance, des principes qui guideront chacun de ses pas.
À l’âge de 15 ans, il obtient une bourse qui lui ouvre les portes d’une école privée, où le français est enseigné comme troisième langue. C’est là qu’il fréquente des élèves de familles aisées, dont les nombreux voyages éveillent en lui le désir de découvrir le monde.
L’envie d’ouvrir mes horizons et de vivre une aventure internationale en français ne m’a alors jamais plus quitté.
Jacob Ortiz, étudiant en administration des affaires
Un rêve qui prend son envol
Alors qu’il étudie le commerce international à l’université, il s’engage auprès de l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC). Cette expérience bénévole, qui encourage les échanges internationaux, renforce son désir de voyager et de se dépasser. Elle lui ouvre la porte d’un programme au Québec, où il participe à un camp d’été dans la région de l’Estrie.
Ce premier séjour en Estrie lui laisse plus qu’un agréable souvenir : il y rencontre celle qui deviendra sa conjointe pendant quelques années.
De retour au Mexique, il termine son baccalauréat et demeure en contact avec son amoureuse. Persuadée tout comme lui que cette rencontre est un cadeau de la providence, sa famille l’encourage à retourner au Québec. Mais ce sont surtout ses beaux-parents qui lui donnent l’élan décisif : ils l’invitent à déposer une demande d’admission à l’Université de Sherbrooke. Ils lui offrent même un soutien financier pour qu’il puisse le faire.
Jacob prépare son dossier avec soin, mais des documents manquants entraînent le refus de sa candidature.
Il persévère, rassemble les pièces demandées, renvoie le tout, et est finalement admis à la maîtrise à l’automne 2022.
Sur le terrain des obstacles
Une fois qu'il s'installe à Sherbrooke, la réalité des études le rattrape. La charge de travail est immense, les exigences élevées, la compétition féroce, et il peine à suivre le rythme. S’ajoutent à tout cela des difficultés en français, qu’il s’efforce de surmonter au Centre de langues de l’UdeS.
Photo : Martin Blache, collaborateur
Malgré ses efforts, il ne réussit pas la propédeutique qui lui aurait permis d’accéder à la maîtrise. Plutôt que d’abandonner, il choisit de recommencer le baccalauréat, déterminé à ne pas laisser cet obstacle définir son parcours.
Ses beaux-parents le soutiennent financièrement, et il travaille à temps partiel dans un magasin pour acquitter les imposants frais de scolarité.
Cette période de pression intense laisse peu de place au reste. Concentrant toute son énergie sur ses études et son emploi, il voit sa relation amoureuse se terminer d’un commun accord, avec beaucoup de respect.
La pression financière : un lourd défi
Au-delà des études et de la rupture, son plus grand défi reste financier. Les droits de scolarité des étudiantes et étudiants internationaux s’élèvent à plusieurs milliers de dollars par trimestre.
Parfois dépassé devant les difficultés, Jacob frappe aux portes des services de l’UdeS : psychologie, aide financière, administration. Différentes personnes-ressources l’encouragent, l’aident à s’organiser et à tenir bon.
Pour éviter d’être exclu de son programme, il prend des ententes de paiement pour financer ses études. Pendant plusieurs mois, il met les bouchées doubles et cumule deux emplois – jusqu’à 40 heures par semaine, en plus de ses cours.
Peu à peu, ses efforts portent leurs fruits. Ses notes montent, sa stabilité revient… et son rêve reprend forme.
Photo : Michel Caron - UdeS
Aujourd’hui, alors qu’il s’apprête à terminer son baccalauréat et entamer sa carrière, Jacob mesure le chemin franchi avec gratitude et fierté.
J’ai toujours cru que j’y arriverais, même quand c’était difficile. La foi, la famille et des personnes clés que j’ai eu la chance de rencontrer m’ont porté.
Jacob Ortiz
Des montagnes du Nayarit à celles de son parcours universitaire, son histoire est celle d’un jeune homme qui n’a jamais cessé d’y croire. Une histoire qui rappelle que l’altitude n’est jamais trop élevée pour celles et ceux qui choisissent d’avancer.
Concilier travail et études
Des règles d'immigration sont à respecter en matière de conciliation travail et études. Une validation peut être faite auprès des conseillères et conseillers aux étudiantes et étudiants internationaux.
Et si construire votre avenir commençait par un accompagnement réellement adapté à votre parcours?
En choisissant d’étudier à l’étranger, vous cherchez un milieu qui vous accueille, vous soutient et vous oriente avec justesse. À l’UdeS, vous pouvez compter sur un accompagnement pour comprendre vos options, poser vos questions et trouver le programme qui correspond réellement à vos aspirations. Découvrez les étapes à suivre et amorcez votre démarche d’admission en toute confiance.