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Lever du drapeau de la Nation W8banaki à l’UdeS

Se rapprocher du Ndakina et des peuples qui nous précèdent

Le drapeau de la Nation W8banaki s'élève désormais sur le Ndakina où se situe le Campus principal de l'UdeS, près du stade extérieur.
Le drapeau de la Nation W8banaki s'élève désormais sur le Ndakina où se situe le Campus principal de l'UdeS, près du stade extérieur.
Photo : Michel Caron - UdeS

Niché à flanc de montagne, le Campus principal s’ouvre sur l’horizon, dans un paysage célébré pour la beauté de ses espaces verts. Ce lieu où s’élève aujourd’hui l’Université de Sherbrooke se trouve sur le Ndakina, territoire ancestral de la Nation W8banaki. Dans un esprit de reconnaissance territoriale et de rapprochement avec les Premiers Peuples, le drapeau de la Nation W8banaki y a été érigé, le 5 mai dernier.

Par ce geste hautement symbolique, l’UdeS reconnaît officiellement qu’elle est établie sur les terres ancestrales de la Nation W8banaki. Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté sincère pour l’université d’honorer la présence vivante, les savoirs, la culture et l’histoire des W8banakiak, en assumant les responsabilités et les engagements qui en découlent.

Protégé depuis des temps immémoriaux par les W8banakiak, le territoire où se situe aujourd’hui Sherbrooke, et l’UdeS, constitue depuis toujours un lieu de passage, de commerce, d’échange et de cérémonies pour la Nation W8banaki.
Protégé depuis des temps immémoriaux par les W8banakiak, le territoire où se situe aujourd’hui Sherbrooke, et l’UdeS, constitue depuis toujours un lieu de passage, de commerce, d’échange et de cérémonies pour la Nation W8banaki.
Photo : Michel Caron - UdeS

Le drapeau que nous levons aujourd’hui est porteur d’une signification forte. Désormais, il flottera au-dessus de nos campus, porté par le vent, comme un symbole visible de nos liens envers la Nation W8banaki, ainsi que de notre engagement collectif et durable envers l’ensemble des Premiers Peuples.

Professeur Jean-Pierre Perreault, recteur

Avec respect et humilité, le recteur Jean-Pierre Perreault a rappelé le contexte sociohistorique dans lequel s’inscrit la cérémonie de lever du drapeau, et le chemin parcouru depuis six ans  avec la Nation W8banaki pour affirmer sa volonté de contribuer à la réparation et à la guérison.
Avec respect et humilité, le recteur Jean-Pierre Perreault a rappelé le contexte sociohistorique dans lequel s’inscrit la cérémonie de lever du drapeau, et le chemin parcouru depuis six ans  avec la Nation W8banaki pour affirmer sa volonté de contribuer à la réparation et à la guérison.
Photo : Michel Caron - UdeS

Une cérémonie touchante et rassembleuse

Dans une atmosphère empreinte de respect, la cérémonie a réuni des membres représentants de la Nation W8banaki, personnes et organismes autochtones et allochtones collaborateurs et partenaires de l’université ainsi que plus d'une centaine de personnes de la communauté universitaire.

Photo : Michel Caron - UdeS

Au fil des allocutions, chants et prises de parole, la cérémonie a fait place aux voix, aux traditions et aux perspectives de la Nation W8banaki, rappelant l’importance de reconnaître le territoire et de nourrir des relations durables avec les communautés qui l’habitent depuis des générations.

Au son du tambour, un chant d’ouverture a enveloppé l’auditoire et marqué les premiers instants de la cérémonie.
Au son du tambour, un chant d’ouverture a enveloppé l’auditoire et marqué les premiers instants de la cérémonie.
Photo : Michel Caron - UdeS

Les savoirs, la culture et la relation au territoire des W8banakiak sont bien vivants et continuent de nous guider vers le développement d’un savoir‑être culturellement enraciné dans ce territoire.

Professeur Martin Bisaillon, vice-recteur aux ressources humaines et à la communauté

Le professeur Martin Bisaillon, vice-recteur aux ressources humaines et au développement de la communauté, a effectué la reconnaissance territoriale au début de l'événement.
Le professeur Martin Bisaillon, vice-recteur aux ressources humaines et au développement de la communauté, a effectué la reconnaissance territoriale au début de l'événement.
Photo : Michel Caron - UdeS

Depuis près de six ans, la Nation W8banaki et l’Université de Sherbrooke cheminent ensemble dans un esprit de dialogue, de rencontres, de respect mutuel et de collaboration authentique.

Patricia-Anne Blanchet, coordonnatrice à l’expérience étudiante et à la sensibilisation aux Premiers Peuples à l’UdeS

Patricia-Anne Blanchet et Jessie Lepage, lors des allocutions.
Patricia-Anne Blanchet et Jessie Lepage, lors des allocutions.
Photo : Michel Caron - UdeS

Ce moment historique est attendu depuis longtemps et témoigne d’une volonté commune de bâtir des relations durables et porteuses de sens.

Jessie Lepage, conseillère principale aux relations et à l'engagement avec les Premiers Peuples à l’UdeS

Le drapeau de la Nation W8banaki, marqué par les symboles du lynx et de l’esturgeon associés aux communautés de Wolinak et d’Odanak, a été présenté par Rick O'Bomsawin, chef de la communauté d'Odanak, accompagné de Suzie O’Bomsawin, directrice générale adjointe du Conseil des Abénakis d’Odanak, et de Daniel G. Nolett, directeur général du Conseil des Abénakis d'Odanak.
Le drapeau de la Nation W8banaki, marqué par les symboles du lynx et de l’esturgeon associés aux communautés de Wolinak et d’Odanak, a été présenté par Rick O'Bomsawin, chef de la communauté d'Odanak, accompagné de Suzie O’Bomsawin, directrice générale adjointe du Conseil des Abénakis d’Odanak, et de Daniel G. Nolett, directeur général du Conseil des Abénakis d'Odanak.
Photo : Michel Caron - UdeS

Le territoire où se situe aujourd’hui Sherbrooke est traditionnellement appelé Kchi Nikitawtegwak (se prononce tsé-ni-ki-taw-te-gouak), ce qui signifie les grandes fourches, en aln8ba8daw8gan, la langue abénakise.

Mémoire, guérison et transmission

La cérémonie a également été marquée par un moment de commémoration en lien avec la Journée de la robe rouge du 5 mai, en hommage aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées.

En cette Journée nationale de la robe rouge, l'artiste multidisciplinaire Atikamekw Catherine Boivin a offert une danse de la guérison, en l’honneur des femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées.
En cette Journée nationale de la robe rouge, l'artiste multidisciplinaire Atikamekw Catherine Boivin a offert une danse de la guérison, en l’honneur des femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées.
Photo : Michel Caron - UdeS

Une danse de la guérison a pris place sur le campus, transformant l’espace en moment de présence et de connexion. Au son des tambours, les gestes et les rythmes ont évoqué des thèmes de guérison, de continuité et de transmission.

Ce moment, empreint de recueillement, a apporté une dimension plus intime et profondément humaine à l’événement. Il a permis de se souvenir que la reconnaissance du territoire ne se limite pas à un geste symbolique, mais qu’elle s’inscrit dans une histoire vivante, faite de relations, de blessures et de résilience.

Elle s’accompagne ainsi d’une responsabilité partagée de porter les mémoires collectives liées à l’histoire coloniale et aux traumatismes qui en découlent, tout en s’engageant à contribuer, avec respect et humilité, à des chemins de rapprochement et de réparation.

La cérémonie a réuni plus d'une centaine de personnes de la communauté universitaire, des membres représentants de la Nation W8banaki, personnes et organismes autochtones et allochtones collaborateurs et partenaires. 
La cérémonie a réuni plus d'une centaine de personnes de la communauté universitaire, des membres représentants de la Nation W8banaki, personnes et organismes autochtones et allochtones collaborateurs et partenaires. 
Photo : Michel Caron - UdeS

Une plaque commémorative en guise de repère

Une plaque commémorative sera également installée près des lettres USherbrooke, devant le pavillon Central du Campus principal. Elle portera la reconnaissance territoriale en langue abénakise : K'wlipaï8ba W8banakiak wdakiw8k, qui signifie « la Nation W8banaki vous souhaite la bienvenue sur son territoire ».

Patricia-Anne Blanchet présente la plaque commémorative de reconnaissance territoriale qui sera installée devant les lettres USherbrooke, au Campus principal.
Patricia-Anne Blanchet présente la plaque commémorative de reconnaissance territoriale qui sera installée devant les lettres USherbrooke, au Campus principal.
Photo : Michel Caron - UdeS

La plaque sera accompagnée d’un code QR permettant à la communauté universitaire ainsi qu’aux visiteuses et visiteurs d’accéder à la page officielle de reconnaissance territoriale de l’UdeS. Par cette installation, l'UdeS souhaite offrir un repère tangible et accessible, qui invite à mieux comprendre et reconnaître le territoire sur lequel elle prend place.

Le visuel de la plaque s’inspire de l’œuvre Transmission : de l’importance d’apprendre à voler, de l’artiste abénakise-wendat Christine Sioui-Wawanoloath, devenue un symbole des initiatives autochtones à l’UdeS. On y retrouve notamment la figure de l’oiseau femelle associée à la transmission et au savoir.

Réalisée sur mesure et acquise par la Faculté d'éducation pour incarner les initiatives d'inclusion des perspectives autochtones en éducation portées par le comité M8wwa mamu ainsi que pour marquer la mise en œuvre du Plan d’action institutionnel K'wasan8bna pour et avec les peuples autochtones, l'œuvre de Christine Sioui-Wawanoloath a inspiré le visuel de la plaque commémorative. 
Réalisée sur mesure et acquise par la Faculté d'éducation pour incarner les initiatives d'inclusion des perspectives autochtones en éducation portées par le comité M8wwa mamu ainsi que pour marquer la mise en œuvre du Plan d’action institutionnel K'wasan8bna pour et avec les peuples autochtones, l'œuvre de Christine Sioui-Wawanoloath a inspiré le visuel de la plaque commémorative. 
Photo : Michel Caron - UdeS

Une œuvre réalisée par un étudiant en génie, conçue en dialogue avec cette démarche artistique et symbolique, sera également inaugurée ultérieurement.

La plaque commémorative de reconnaissance territoriale sera installée près des lettres USherbrooke, devant le pavillon Central. Une œuvre d'un étudiant en génie, inspiré par celle de Christine Sioui-Wawanoloath, y prendra place également.
La plaque commémorative de reconnaissance territoriale sera installée près des lettres USherbrooke, devant le pavillon Central. Une œuvre d'un étudiant en génie, inspiré par celle de Christine Sioui-Wawanoloath, y prendra place également.
Photo : Michel Caron - UdeS

Au fil de ces gestes, le Ndakina prend désormais une place plus visible dans le paysage du campus. Présent dans les regards, les paroles et les œuvres, il rappelle que le lieu que l’on habite est aussi un territoire vivant, porteur d’histoires, de savoirs et de relations qui continuent de le traverser.

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