Le marché du travail en physique

Au Québec, les physiciens et physiciennes œuvrent principalement dans la recherche et l'enseignement. La recherche au sein d'entreprises prend de plus en plus d'importance, étant donné le développement rapide des nouvelles technologies et la formation particulièrement favorable des physiciens et physiciennes à cet égard.

Marché américain

Aux États-Unis, l’AIP (Americain Institute of Physics) produit des enquêtes sur le marché du travail assez fréquemment avec un faible pourcentage d'erreur. Ainsi en 2002-2003, cet institut recherchait les salaires offerts aux récents bacheliers sur les campus selon leur discipline par les recruteurs. La physique se classait au cinquième rang, derrière l’informatique et trois spécialités du génie (chimique, électrique et mécanique). Toutefois, la physique devançait les autres domaines scientifiques, l’administration, les sciences humaines et l’éducation. L’année suivante, l’AIP enquêtait sur les rémunérations versées aux nouveaux bacheliers et bachelières en physique d'après le secteur d’activités de l’employeur. Celui des hautes technologies offrait, de loin, les meilleures conditions salariales.

Dans le même sondage, un tableau différent montre qu’après une maîtrise ou un doctorat, le privé augmente substantiellement le revenu aux physiciens.

Sondage maison

En novembre 2006, nous avons questionné nos finissants et finissantes aux trois cycles d’études en physique des sept (7) années antérieures. La compilation confirme certains résultats américains. En moyenne la recherche d'emploi des 25 répondants et répondantes sur le marché du travail a duré moins d'un mois. Divisé presque en parts égales, un tiers travaillait dans le domaine de l'éducation, un autre, pour le privé et le dernier, pour le gouvernement. L'ensemble des sujets qui intéressent tous les répondants montre une large variété de champs d'intérêt, comme quoi la physique leur permet d'approfondir ultérieurement de nombreuses disciplines.

Nouvelles technologies

Il existe plusieurs secteurs d’activités où les nouvelles technologies représentent des enjeux importants et où nos finissants et finissantes trouvent preneur. Que ce soit en nanotechnologie, photonique, calcul scientifique ou physique médicale, des matières où nous offrons un module, l’avenir au Québec est prometteur.

Y compris ceux qui choisissent de ne pas poursuivre leur scolarité, l'offre d'emploi est intéressante dans le domaine des hautes technologies. Certains reçoivent un poste avant même de terminer leur baccalauréat, souvent en lien avec un stage qu'ils ont effectué dans le cadre du régime coopératif. Parmi ceux qui obtiennent une maîtrise ou un doctorat, les possibilités de travail en recherche industrielle augmentent à des conditions encore plus payantes. En parallèle à ce choix, un tiers de nos finissants choisissent une carrière dans l'enseignement. Au collégial, en pratique la maîtrise est requise. Les collèges québécois font face à une importante vague de retraites, qui s'accompagne d'un mouvement d'embauches. Ceux qui désirent devenir professeurs-chercheurs au sein d'une université devront s'investir dans une formation plus poussée, obtenir un doctorat et accomplir un stage de recherche postdoctoral.