La liberté d'expression à l'Université en France
- Date :
- Mercredi 25 février 2026
- Heure :
- De 11 h 45 à 13 h 15
- Type :
- Conférences et séminaires
- Lieu :
- Campus central, A9-162 et en ligne (Lien Teams)
La liberté d’expression à l’Université en France
L’Université est un lieu propice au débat, qui y est souvent encouragé dans le cadre de la formation d’esprits libres. Mais peut-on vraiment tout dire ? Des débats de toute nature peuvent-ils s’y tenir ? Le respect de la diversité passe-t-il par l’exigence d’une certaine neutralité ou bien, au contraire, par la tolérance de toutes les expressions ? L’implication croissante des étudiants sur des sujets clivants de la vie politique a remis ces questions au centre des préoccupations des établissements ces dernières années. Une des nouveautés est néanmoins la transposition de ces interrogations aux enseignants-chercheurs dans le cadre de débats purement scientifiques. La dynamique militante entre parfois en conflit avec la démarche scientifique, et il arrive que des acteurs privés tentent d’accentuer la première au détriment de la seconde. La présentation tentera de dresser un état des lieux de ces difficultés et de montrer comment le droit français les aborde, soulignant ainsi certaines de ses insuffisances.
Pr Julien Dubarry, LL.M. (Paris 1/Cologne)
Docteur en droit des universités de Cologne (Allemagne) et Panthéon-Sorbonne (Paris 1), Julien Dubarry a été maître de conférences en droit privé à l’université Panthéon-Assas (Paris II) entre 2014 et 2017, année lors de laquelle il est devenu professeur agrégé à l’université de Toulon jusqu’en 2019. Depuis lors, il est titulaire de la Chaire de droit civil français et de comparaison juridique appliquée à l’université de la Sarre (Allemagne) où il enseigne dans leur langue d’expression respective, les droits civils français et allemand. Généraliste avant tout, Julien s’intéresse plus particulièrement au droit patrimonial (droit des biens, des régimes matrimoniaux et des successions) ainsi qu’aux mutations contemporaines des sources du droit et du raisonnement juridique. Parallèlement à son activité d’enseignant-chercheur, il collabore depuis quinze années avec un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, auprès de qui il acquiert une expérience qui nourrit ses enseignements et ses contributions scientifiques.