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Principes directeurs pour l'utilisation des SIA

L'Université de Sherbrooke (UdeS) a adopté un énoncé de principe, lequel promeut une utilisation judicieuse, critique, sécuritaire et éthique de l’intelligence artificielle, ainsi que des lignes directrices.

L'énoncé de principe et les lignes directrices, adoptés en 2024 et toujours complètement valables, utilisent les termes IA et IAg. Ailleurs dans ce site, nous adoptons une terminologie plus à jour reflétant les bonnes pratiques actuelles, comme l’ajout du terme « système » devant IA ou IAg.

Énoncé de principe

L'Université de Sherbrooke reconnaît le potentiel de l'intelligence artificielle (IA) pour soutenir les activités des membres de sa communauté – étudiantes et étudiants; professeures et professeurs; chargées et chargés de cours; personnel de soutien, professionnel et cadre; personnes en exercice et retraitées participant à ses activités. Elle est également consciente que de nombreux enjeux liés à l'IA nécessitent une approche réfléchie en accord avec sa mission de promouvoir le savoir critique et de développer de nouvelles connaissances, sa volonté d'être une grande université humaine et sa vision de former des citoyennes et citoyens responsables.

L'UdeS reconnaît que les membres de sa communauté peuvent utiliser ces technologies à différents niveaux dans leur vie étudiante, professionnelle, citoyenne et personnelle. Dans ce contexte, elle vise à les outiller adéquatement pour utiliser les différentes formes d'IA de manière judicieuse, critique, sécuritaire et éthique, dans le respect des lois en vigueur, des règles universitaires et des balises qui en découlent.

Par conséquent, l'UdeS préconise les orientations suivantes relativement à l'apport de l'IA dans ses activités :

  • faire connaître aux membres de sa communauté le fonctionnement général des différentes formes d'IA, ainsi que leurs potentiels et leurs limites.

  • soutenir les membres de sa communauté qui désirent se familiariser avec les différentes formes d'IA afin d'apprendre à les utiliser dans leurs activités d'apprentissage, d'enseignement, de recherche, de création, de gestion administrative et de service à la communauté.

  • intégrer progressivement l'utilisation judicieuse, critique, sécuritaire et éthique de l'IA aux différents parcours d'études et de développement professionnel lorsque le contexte s'y prête.

À travers ces orientations et en considérant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance, l'UdeS vise à intégrer l'IA à ses activités dans un esprit de développement durable.

Lignes directrices

En conformité avec cet énoncé, et d’ici à ce qu’une politique ou une directive soit élaborée, l'UdeS a établi des lignes directrices pour l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAg) que les membres de la communauté universitaire sont appelés à respecter lors de l’utilisation d’applications d’IAg.

Pourquoi?

D’abord, les IAG consomment une grande quantité de ressources, conduisant à des impacts environnementaux et économiques importants. Ensuite, les IAG ont été entraînés pour être particulièrement performantes dans des tâches spécifiques.

Que faire?

D’abord, si le besoin peut être répondu par des moteurs de recherche ou des outils usuels, il est préférable d’utiliser ceux-ci plutôt qu’une IAG. Ce serait le cas par exemple pour rechercher de l’information, explorer un concept bien documenté ou traduire des mots. Ensuite, lorsque l’utilisation d’une IAG est jugée pertinente, il est important d’apprendre à identifier les applications les plus performantes pour générer le résultat souhaité, par exemple du texte, des graphiques, des images ou du contenu vidéo. Comme une panoplie d’applications existent déjà, que l'offre est foisonnante et évolue constamment, il devient primordial de les choisir judicieusement selon le besoin et d’en faire un usage responsable.

Pourquoi?

Une IAG ne connait pas son contenu. Elle est entraînée pour minimiser l’écart entre les données d’entrée et les données générées. Les réponses aux requêtes inscrites sont assemblées; elles reposent sur des calculs probabilistes. Bien que les réponses puissent être vraisemblables, elles peuvent néanmoins être inexactes, obsolètes, biaisées, empreintes de valeurs ou de croyances.

Que faire?

En tout temps, il importe de maintenir sa posture d’expert ou d’experte : réviser les réponses; s’assurer de l’adéquation du message (forme, style, ton); valider l’information avec d’autres sources; vérifier si les principes d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) sont respectés. La personne qui utilise une IAG demeure responsable du document ou de la production qu’elle génère.

Pourquoi?

Au même titre qu’il importe de citer les sources utilisées pour produire un document, le fait de déclarer l’utilisation d’une IAG accroît la transparence et contribue à maintenir le lien de confiance, même lorsque son utilisation est minimale. Cela rend clair qu’une IAG a généré en tout ou en partie le contenu et permet de se conformer à des obligations de déclaration, le cas échéant.

Que faire?

Ajouter une mention

Selon les bonnes pratiques, la déclaration d’utilisation d’une IAG est requise et doit préciser l’usage fait de celle-ci : assister l’apprentissage; résumer, traduire ou réviser un document; générer ou améliorer un travail. La déclaration doit de plus mentionner l’IAG utilisée et sa version.

Une attention particulière doit être portée aux règles relatives aux droits d’auteur qui s’appliquent en tout temps. Par exemple, utiliser une IAG pour résumer ou traduire un document pour sa propre utilisation est possible; publier ce résumé ou cette traduction pourrait ne pas l’être.

Exemples de mentions :

  • Cette description a été produite par ChatGPT version 4.0.
  • Ce document a été révisé à l’aide de Gemini 1.5 Pro.

Produire une déclaration détaillée

Tout membre du personnel est dans l'obligation de produire une déclaration afin d'assurer une utilisation responsable, conforme et sécurisée de l'intelligence artificielle générative (IAG), notamment pour respecter les obligations légales et gérer les risques liés à la protection des données.

Cette déclaration est requise dès la conception, l'acquisition, l'expérimentation ou le déploiement d'un système d'IAG, ou pour un nouveau cas d'usage impliquant des données numériques gouvernementales.

De plus, la déclaration doit être jointe à toute demande de remboursement d'une dépense liée à l'acquisition d'un outil d’IA.

  • Lien vers le formulaire

Pourquoi?

Les informations inscrites dans les requêtes sont par le fait même mises à disposition de l’IAG utilisée. Or, on ne sait pas ce que l’outil en fera, ni à qui, quand ou sous quelle forme elles pourraient être restituées. Selon leur niveau de sensibilité, d’importants enjeux de sécurité de l’information ou une perte de protection de la propriété intellectuelle pourraient en découler, particulièrement si cette IAG est accessible au public (comme ChatGPT, Gemini).

Que faire?

Les informations inscrites dans les requêtes ne doivent pas être confidentielles, ni comporter des renseignements personnels, ni être susceptibles d'être protégées par de la propriété intellectuelle, notamment les droits d'auteur.

Avant de transmettre une requête ou d’utiliser une réponse produite par une IAG, le principe de prudence doit guider la personne utilisatrice pour préserver la sécurité de l’information de l'organisation et des personnes.