Génération IA : la relève en communication et en marketing décrypte son avenir numérique
Photo : Fournie
L’arrivée massive des outils d’intelligence artificielle – IA générative, décisionnelle, prédictive – nous invite à appréhender de nouveaux usages dans le processus de travail, et ce, à partir de différents angles : économique, éthique, technologique, sociale, culturel, écologique.
En collaboration avec Les Affaires, des étudiantes en communication et en marketing à l'Université de Sherbrooke ont publié une série de textes sur les défis, les enjeux, les occasions ou les risques associés aux usages de l’IA dans leur domaine et dans le processus de planification stratégique :
- Réinventer son métier au rythme de l’IA, par Béatrice Dunn
- L’IA, la part de l’autre, par Manon Coll
- Quand l’IA ravive la peur de l’inutilité, par Annabelle Landry
- IA et communication: s’adapter au marché du futur, par Laurie-Anne Gosselin
- L’inertie de l’intelligence artificielle, par Maélie Tremblay (avec la collaboration de Pascal Henrard)
Extrait du texte de Manon Coll
L’avenir tend, non pas vers un écrasement de l’être humain par la machine, mais vers une véritable complémentarité entre les deux. On parle de modèle hybride. C’est avec l’IA, et non pas contre elle, que les futurs étudiants vont exercer leur profession.
Découle de ce constat une conséquence majeure : celle de la polarisation des compétences et des connaissances. On entre dans l’ère de l’hyperspécialisation.
Si l’IA s’implante inévitablement dans les domaines de la communication et du marketing, il faut alors repenser entièrement la fragmentation des tâches. L’IA se verrait déléguer des compétences techniques, précises, informatiques, alors que le communicateur conserverait ses compétences sociales, et proprement humaines. Il s’agit de toutes les caractéristiques que seul l’être humain détient. L’empathie, la sensibilité, la créativité, l’intuition, la morale, ou encore le libre arbitre, sont des composantes de notre supplément d’âme, que ne possède pas une IA, aussi performante soit-elle. C’est sur ces attributs que les individus doivent se concentrer.
La compétition n’est donc pas entre l’humain et l’IA, mais entre les humains et leur capacité à utiliser aux mieux la machine afin de tendre vers une humanité augmentée.
Cette initiative est pilotée par les professeurs Julien Pierre et Dany Baillargeon par l'entremise du groupe de recherche Pratique de la communication stratégique, innovations et société (PRACSIS). Les étudiantes ont rédigé ces textes dans le cadre du cours COM362 – Pratiques journalistiques, donné par la professeure Nadine Vincent.