Projets terminés

Pluralisme et radicalisation : enjeux ethnographiques et juridiques du rapport à l'altérité en contexte pluraliste (Axes 1 et 2)

FQRSC, Soutien aux équipes de recherche, 2014-2018 

Chercheure principale

Valérie Amiraux

Co-chercheurs

Julie-Anne Boudreau (Études urbaines, INRS-UCS), Patrice Brodeur (Théologie, U. de Montréal), Jean-François Gaudreault-Desbiens (Droit, U. de Montréal), Annick Germain (Sociologie, INRS-UCS), David Koussens (Sociologie, UdeS), Anne Saris (Droit, UQAM)

Résumé du projet

Cette recherche vise à documenter le lien entre le pluralisme, comme condition de vie des espaces démocratiques, et la radicalisation, que l’on conçoit généralement comme une mise à risque des espaces démocratiques en raison des positions extrémistes de certains acteurs. 


La religion hors-la-loi. L’État libéral à l’épreuve des religions minoritaires (Axe 2)

CRSH, Subvention connexion, 2014-2015 

Chercheur principal

David Koussens

Co-chercheurs

Marie-Pierre Robert (Droit, UdeS), Claude Gélinas (Philosophie et éthique, UdeS) et Stéphane Bernatchez (Droit, UdeS).

Résumé du projet

La subvention obtenue permet de consolider toujours plus les collaborations entre la chaire et le SoDRUS, mais également avec plusieurs partenaires européens, en organisant un atelier interdisciplinaire dont l’objectif général est d'interroger les fondements normatifs de la pénalisation et de lacriminalisation de religiosités minoritaires, c'est-à-dire de questionner les justifications éthiques etjuridiques qui sous-tendent l'interdiction de comportements considérés comme non conformes auxstandards normatifs des sociétés libérales occidentales. L’atelier se tiendra les 1er et 2 octobre 2014 à l’Université de Sherbrooke et réunira une quinzaine de chercheurs du Canada, des États-Unis, de France et de Belgique.


Évaluer la perméabilité du droit aux arguments d’une conception nationaliste de la laïcité. Une comparaison Québec - France - Belgique

FQRSC, Établissement de nouveaux professeurs-chercheurs, 2012-15

Résumé du projet

Cette recherche interroge la perméabilité du droit aux arguments d’une laïcité narrative de type nationaliste désormais présente dans les débats publics sur la laïcité dans trois sociétés : la France, le Québec et la Belgique. Elles'ancre dans la période 2003-2011. Cette étude comparative est fondée sur l'analyse de sources premières de nature politique et juridique. À partir d'une modélisation idéal-typique d'une conception nationaliste de la laïcité, la recherche :1) analyse l’émergence des nouveaux discours sur la laïcité dans les débats politiques en France, au Québec et en Belgique; 2) évalue dans ces sociétés l’influence de ce discours sur la régulation juridique de la diversité religieuse. Ce faisant, la recherche permet d’articuler les impensés et les représentations véhiculées dans les débats politiques sur la laïcité avec les dispositifs juridiques nationaux de régulation de la diversité religieuse.


Analyse des représentations sociales de la polygamie au Canada et de leur poids normatif sur les récents débats juridiques

Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, 2012-15

Équipe

David Koussens est chercheur principal et Marie-Andrée Pelland (Département de sociologie, Université de Moncton) collabore au projet.

Résumé du projet

La recherche explore les représentations sociales des pratiques polygames au Canada, puis évalue leur poids normatif sur les débats juridiques récents. Elle étudie comment les couvertures médiatiques construisent la pratique de la polygamie comme problème social. L’analyse porte également sur les acteurs sociaux (polygames, anciens polygames, partis politiques, syndicats, mouvements féministes) et les logiques argumentatives des magistrats dans les débats juridiques les plus récents. 


Pluralisme et radicalisation en contexte minoritaire

FQRSC, Équipe en émergence, 2012-2013

Équipe

Valérie Amiraux, chercheure principale (Département de sociologie, Université de Montréal), Patrice Brodeur (Faculté de théologie, Université de Montréal), Annick Germain (INRS-UCS), David Koussens (Faculté de théologie et d’études religieuses, Université de Sherbrooke) et Anne Saris (Département des sciences juridiques, UQAM)

Résumé du projet

Cette recherche vise à documenter le lien entre le pluralisme, comme condition de vie des espaces démocratiques, et la radicalisation, que l’on conçoit généralement comme une mise à risque des espaces démocratiques en raison des positions extrémistes de certains acteurs. Dans quelle mesure la contrainte du pluralisme, c’est-à-dire l’idée qu’on ne peut échapper à ce cadre de vie dans les sociétés occidentales, peut-elle nous aider à comprendre la montée des intolérances ou les postures de repli de certains groupes ? Pour un chercheur en sciences sociales, ces deux questions en appellent une troisième, plus épistémologique cette fois : où poser le regard ? Quels sites observer, quels acteurs suivre pour comprendre la façon dont se tisse le lien entre pluralisme du contexte de vie et radicalisation des opinions et des représentations, que l’on parle des minoritaires ou que l’on écoute les majoritaires ? Qui sont finalement les porteurs de la radicalisation dans les sociétés où la visibilité des marqueurs religieux de certaines minorités déchaîne les passions ?


Quand le religieux devient hors-la-loi. Analyse des récents processus de criminalisation de l’expression du religieux dans les démocraties libérales

Fonds général de recherche CRSH-Université de Sherbrooke, 2012-14

Résumé du projet

Si la circulation des pratiques, des acteurs et des institutions sur le marché mondial des biens symboliques a favorisé l’émergence d’inquiétudes similaires dans de nombreuses sociétés occidentales, les réponses juridiques qui y sont apportées s’inscrivent traditionnellement dans des contextes socio-historiques spécifiques à ces sociétés et s’ancrent dans des univers normatifs différents. Toutefois, la convergence des inquiétudes semble aujourd’hui susciter des réponses partageant elles aussi certains traits communs, tant dans les justifications apportées à ces réponses (protection de la nation; défense des valeurs communes) que dans les formes qu’elle adopte. À cet égard, on observe que, depuis une dizaine d’années, le droit pénal est de plus en plus souvent convoqué pour lutter contre des religiosités dont l’expression choque la majorité : délit de «manipulation mentale» pour lutter contre les sectes en France (2002); interdiction du voile intégral en France (2010) et en Belgique (2011); débat sur la criminalisation de la polygamie en Colombie-Britannique (2011); jugement allemand associant la circoncision à une blessure corporelle (2012). S’inscrivant dans ce contexte, cette recherche propose : 1) d’analyser les formes de criminalisation du religieux qui ont pu être retracées au Canada ces dernières années; 2) d’interroger la tolérance de l’État canadien à l’endroit de minorités religieuses socialement mal acceptées auxquelles s’imposerait désormais une exigence d’adhésion visible à des valeurs communément partagées, sous peine d’être juridiquement condamnées à la mort civile.


Quand la burqa passe à l’Ouest : enjeux éthiques, politiques et juridiques

Subvention de démarrage, FaTER, et Université de Sherbrooke, 2012-13

Résumé du projet

La recherche a visé à répondre aux questions suivantes : Quelle place accorder aux droits fondamentaux face à la radicalisation de certaines pratiques religieuses? Le port du voile intégral nécessite-il des législations d’exception? Comment concilier la spécificité d’une identité culturelle partagée par tous avec la diversité des authenticités qui se rencontrent dans la sphère publique?


Quelles balises au port du voile intégral dans les institutions publiques québéc

Fondation du barreau du Québec, 2012

Équipe

David Koussens chercheur principal, Stéphane Bernatchez (Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et SoDRUS) et Marie-Pierre Robert (Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et SoDRUS)

Résumé du projet

Cette recherche analyse, au regard des expériences étrangères, les modalités par lesquelles la jurisprudence la plus récente a traité du port du voile intégral dans la sphère publique au Canada.