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Projets de loi affaiblissant les droits des travailleuses et travailleurs

L'APAPUS et les organisations syndicales de la région interpellent le ministre du Travail

Une quinzaine de personnes professionnelles représentées par l'APAPUS étaient présente lors de la manifestation organisée par une coalition syndicale de l'Estrie, ce jeudi au Club de golf de Sherbrooke.
Une quinzaine de personnes professionnelles représentées par l'APAPUS étaient présente lors de la manifestation organisée par une coalition syndicale de l'Estrie, ce jeudi au Club de golf de Sherbrooke.

Une coalition formée des organisations syndicales de l’Estrie, dont l'Association du personnel administratif et professionnel de l'Université de Sherbrooke, attendait de pied ferme le ministre du Travail Jean Boulet ce jeudi matin au Club de golf de Sherbrooke alors qu’il était l’invité de la Chambre de commerce et de l’industrie de Sherbrooke. L’objectif de cette action : dénoncer le bilan lamentable du gouvernement de la Coalition avenir Québec à l’égard des travailleuses et des travailleurs.

Ensemble, les organisations syndicales de la région ont tenu à rappeler au ministre Boulet que son gouvernement n’a pas obtenu de mandat clair de la population pour procéder à des réformes majeures. On pense notamment au projet de loi 3 qui vient s’ingérer dans la gouvernance des syndicats ou au projet de loi 101 qui risque de nuire aux syndicats ayant moins de ressources quand vient le temps de défendre les droits d’une travailleuse ou d’un travailleur. Loin de protéger les droits des travailleuses et travailleurs, ces projets de loi visent plutôt à affaiblir les organisations en mesure de les défendre.

Même le Barreau du Québec est sorti de son habituelle réserve, disant craindre l’affaiblissement des mécanismes de contre-pouvoir qui sont essentiels dans une saine démocratie.

Surpris par la mobilisation engendrée par sa venue à Sherbrooke, le ministre Boulet a accepté de rencontrer brièvement les cheffes et chefs syndicaux avant le début du déjeuner organisé par le Chambre de commerce et de l'industrie de Sherbrooke, déjeuner qui a d'ailleurs débuté avec plus de 30 minutes de retard en raison de la présence d'environ 150 personnes manifestantes. Le président de l'APAPUS Pascal Morin était du nombre.

Nous avons investi 57$ pour être présents ici, soit pour la confection d'affiches ainsi que pour du café et des muffins. Avec son projet de loi, le ministre Boulet voudrait que nous allions en assemblée générale pour demander à nos membres une cotisation facultative pour ce genre d'action qui vise à contester une loi visant à museler les organisations syndicales. Ça n'a aucun sens! a dénoncé Pascal Morin. Cette énergie devrait plutôt servir à la défense des droits de nos personnes professionnelles.

Les militantes et militants réunis ce jeudi sont venu rappeler au ministre Boulet qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils continueront de se mobiliser, non seulement contre les attaques du gouvernement à l’endroit des syndicats, mais aussi pour la préservation de nos services publics et des droits des travailleurs.