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Près de 1 M$ du Programme des Nations Unies pour le développement

L’Université de Sherbrooke innove pour transformer la santé communautaire au Mali

Sherbrooke, le 19 octobre 2021 – Lunettes intelligentes pour consulter des spécialistes à distance, tablettes connectées pour récolter des données sociosanitaires et énergies renouvelables en soutien, l’innovation est au cœur d’un projet d’amélioration des soins de santé au Mali. À travers le projet SanDi (santé digitale), le Centre interdisciplinaire de développement international en santé (CIDIS) de l’Université de Sherbrooke veut favoriser l’accès universel aux soins de santé de ce pays.

Grâce à un financement de 974 996 $ du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ce projet interdisciplinaire d’une durée d’un an a pour objectif de déployer des outils de santé numériques soutenus par l’utilisation d’énergie solaire dans une vingtaine de structures de santé de première ligne du Mali. Pour renforcer et pérenniser le système et les infrastructures de santé, le projet prévoit en plus un soutien aux établissements de santé ainsi qu’aux institutions gouvernementales du Mali, notamment l’Agence Nationale de Télésanté et d’Informatique Médicale (ANTIM) du Ministère de la Santé et du Développement social.

À cela s’ajouteront plusieurs projets de recherche-évaluation visant notamment à étudier l’implantation de ces nouvelles technologies et leur appropriation. En plus d’améliorer la santé d’une population vulnérable avec une offre de soins primaires de qualité, SanDi s’inscrit dans une approche favorisant l’établissement de capacités énergétiques respectueuses de l’environnement à travers l’implantation de panneaux solaires.

« Il est de plus en plus difficile de séparer la santé de la question environnementale. On ne peut plus évaluer la santé à travers des lunettes strictement sectorielles; c’est pourquoi SanDi est véritablement un projet innovant, audacieux et inclusif. Il permettra d’arrimer des solutions environnementales à des problèmes d’ordre sanitaires, tout en s’attaquant à des problématiques sociales », affirme Gabriel Blouin-Genest, professeur à la l’École de politique appliquée de la Faculté des lettres et sciences humaines et codirecteur scientifique du CIDIS et directeur du projet.

Pour des améliorations concrètes

Le projet vise spécifiquement les Maliens et Maliennes vivant en zones éloignées et difficiles d’accès. « On parle ici de l’utilisation de lunettes intelligentes qui permettront de faire des consultations à distance avec des spécialistes dans les hôpitaux universitaires, d’outils d’aide à la décision pour les professionnels de santé et de tablettes connectées permettant la production de données sociosanitaires essentielles à l’amélioration des soins de santé primaire », souligne Ousmane Ly, professionnel de recherche et expert en santé numérique au CIDIS ainsi que médecin au Mali.

La mise en œuvre du projet SanDi sera assurée par le Centre interdisciplinaire de développement international en santé en collaboration avec plusieurs partenaires de l’Université de Sherbrooke. Ces collaborateurs incluent la Faculté des lettres et sciences humaines, la Faculté de droit, le Laboratoire LN2 de l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3IT) et la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Les experts de pointe de l’UdeS qui seront impliqués sont notamment : Mélanie Bourassa Forcier, Arthur Oulai et Charles-Etienne Daniel de la Faculté de droit, Céline Verchère et Maxime Darnon du Laboratoire LN2 ainsi que le directeur du projet Gabriel Blouin-Genest de l’École de politique appliquée (ÉPA).

Du projet DÉCLIC à aujourd’hui

Prenant ses racines d’initiatives antérieures, le projet SanDi s’insère dans la lignée de projets d’appui d’aide au développement international dont l’objectif est d’améliorer l’accès à des soins de santé. En effet, le CIDIS participe actuellement au projet CLEFS (Communautés locales d’enseignement pour des femmes et des filles en santé) au Mali, qui vise à améliorer l’accès à des soins de santé aux femmes et aux adolescentes. Ce projet s’appuie sur le projet précédent, DÉCLIC (Développement de l’enseignement clinique et communautaire), qui s’est concentré sur la dimension du savoir en transformant cinq centres de santé communautaires en centres de santé universitaires pour qu’ils deviennent des lieux de recherche et de formation clinique en communauté. Le projet actuel vient s’arrimer aux activités du projet CLEFS, soulignant la volonté du CIDIS de bâtir sur les partenariats déjà existants.

Au cœur des thèmes fédérateurs de l’Université de Sherbrooke

Si l’initiative se veut un projet innovant pour la population du Mali, elle représente aussi une opportunité pour l’Université de Sherbrooke de renforcer plusieurs des thèmes fédérateurs de son plan stratégique 2018-2022. Ainsi, respectant l’approche intersectorielle de la recherche, le projet SanDi se rattache aux thèmes du vivre ensemble, du développement durable, de la promotion de la santé, de l’ère numérique, en passant même par l’utilisation de matériaux innovants avec les panneaux solaires. Il s’agit donc d’un projet porteur et à haute valeur ajoutée pour l’Université de Sherbrooke.

« De la reconnaissance des aspects reliés au numérique à l’intérêt porté au développement durable, et évidemment de la santé, il s’agit d’un projet réellement interdisciplinaire auquel la FLSH est fière de participer. Ce projet s’inscrit au cœur de la mission de l’UdeS et de notre faculté en permettant de soutenir 3 volets : l’enseignement, la recherche et le service à la collectivité », indique la professeure Anick Lessard, doyenne de la Faculté des lettres et sciences humaines.

Ce nouveau projet s’insère dans plusieurs des grands principes qui guident l’Université de Sherbrooke incluant sa mission de responsabilité sociale. « Avec ce genre de projet, on participe activement à l’élaboration de communautés plus équitables en orientant nos recherches, nos formations et nos services à l’amélioration de l’offre de soins de santé au Mali. Finalement, c’est tout le monde qui en bénéficie, de nos étudiants à la population malienne », conclut le professeur Dominique Dorion, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

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Renseignements :

Isabelle Huard, conseillère en relations médias
Service des communications | Université de Sherbrooke
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