Laboratoire international d’apprentissage des nanomatériaux technologiques (LIANT)

L’enseignement distanciel pour faire tomber les frontières entre les pays

Les professeurs Armand Soldera et Nadi Braidy
Les professeurs Armand Soldera et Nadi Braidy
Photo : Michel Caron - UdeS

C’est autour des nanomatériaux que la Faculté de génie et la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke, d’une part, et l’École d’ingénieurs Polytech Montpellier et l’IUT Montpellier-Sète de l’Université de Montpellier (UM), d’autre part, s’associent pour créer le Laboratoire international d’apprentissage des nanomatériaux technologiques (LIANT), qui formera les talents futurs dans un domaine pluridisciplinaire hautement prisé.

Mis sur pied par Nadi Braidy, professeur titulaire au Département de génie chimique et de génie biotechnologique de la Faculté de génie, et par Armand Soldera, vice-doyen aux développements et partenariats et professeur titulaire à la Faculté des sciences, le LIANT se veut un laboratoire d’apprentissage (Learning Lab) commun entre l’UdeS et l’UM, où seront mises à l’épreuve différentes stratégies d’apprentissage et de pédagogie innovantes et collaboratives de la formation en matériaux de pointe, à différents niveaux et pour différents publics universitaires dans le secteur, en présentiel et en distanciel.

Cette collaboration permettra notamment de développer des activités qui s’appuient sur l’apprentissage actif, tels l’apprentissage par problèmes et les jeux de rôle, afin de stimuler la motivation et de développer chez les personnes apprenantes des stratégies de résolution de problèmes, de travail d’équipe et de savoir-être en situation authentique.

Seront également déployés du matériel numérique interactif et des stratégies de formation adaptées pour les cours à projets, en s’appuyant sur les pratiques existantes des deux institutions. Enfin, les spécialistes en pédagogie universitaire des deux institutions, le Service de soutien à la formation pour l’UdeS et la cellule Innovation pédagogique pour l’UM, seront sollicités pour participer aux travaux.

Innover en contexte de crise sanitaire

« La crise sanitaire mondiale liée à la pandémie COVID-19 a conduit l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur à repenser leurs méthodes d’enseignement. C’est un véritable changement de paradigme pédagogique, qui a fortement bouleversé les pratiques. Les universités ont dû y faire face, parfois dans l’urgence, en se dotant d’outils d’enseignements à distance. Non seulement ce nouveau cadre pédagogique a permis de réaliser que l’enseignement distanciel peut être un médium efficace d’apprentissage, mais également qu’il fait tomber les frontières entre les pays », mentionne Nadi Braidy.

L’originalité du projet consiste à concilier les complémentarités des deux équipes en méthodes pédagogiques, mais aussi en types et niveaux de formation ainsi qu’en domaines de compétences en technologies et en sciences. Outre le distanciel, la mobilité internationale des étudiantes et étudiants dans le cadre de parcours bidiplômants (double diplôme) permettra de développer de nouveaux protocoles pédagogiques menant à terme à un cursus conjoint international avec diplômes conjoints entre les deux institutions.

Les étudiantes et étudiants en mobilité contribueront au développement des approches pédagogiques innovantes, tout en bénéficiant d’une double formation et en élargissant leur réseau. La mobilité des enseignants-chercheurs jouera également un rôle de premier plan pour le transfert des pratiques d’enseignement, mais aussi pour renforcer les collaborations scientifiques, pédagogiques et administratives afin d’assurer la pérennité à long terme du projet.

Cela dit, l’expérience, l’équipement et la motivation des partenaires permettront de démarrer le projet en distanciel, en attendant que les conditions sanitaires permettent à nouveau les déplacements.

La finalité de ce projet sera de développer des formations innovantes en nanomatériaux, thème unificateur des institutions participantes, et de former des étudiantes et étudiants qualifiés pour un marché demandeur en haute technologie. Elle s’intègre parfaitement dans la planification des deux établissements, qui sont des partenaires prioritaires de longue date (un total de 7 rencontres scientifiques pluridisciplinaires depuis 2006), tant par les thématiques que par la volonté d’établir plus de ponts avec d’autres institutions d’enseignement, telles que les cégeps au Québec et les IUT en France.

La mise sur pied du LIANT a été rendue possible grâce à une subvention du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies obtenue par les professeurs Braidy et Soldera. Le financement de projet provient dans son intégralité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, et a été approuvé par le Conseil Franco-Québécois de Coopération Universitaire (CFQCU).