Cours Interprétation juridique
Un projet de loi pour contrer les effets négatifs de la surexposition des jeunes aux écrans
À la lumière des conclusions et recommandations du rapport publié en mai 2025 par la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes (CSESJ), les étudiantes et les étudiants du cours Interprétation juridique, offert par le chargé de cours Jonathan Mayer, ont été appelés à relever un défi concret : analyser la législation québécoise afin de déterminer si elle protège adéquatement les jeunes contre les effets négatifs d’une surexposition aux écrans.
Dans le cadre d’une approche expérientielle, les équipes ont procédé à une analyse approfondie de la législation québécoise, afin de déterminer si, dans sa forme actuelle, elle parvient à protéger adéquatement les jeunes contre les conséquences d’une surexposition précoce aux écrans.
Le constat est unanime : la législation en vigueur demeure incomplète et ne permet pas de protéger adéquatement des jeunes potentiellement vulnérables.
De l’analyse à l’action
Forts de cette conclusion, les étudiantes et les étudiants ont entrepris de concevoir et de rédiger les dispositions législatives manquantes, dans l’objectif de renforcer la protection de la santé mentale et physique des jeunes face aux risques associés aux écrans.
Afin d’enrichir leur réflexion, les équipes ont présenté leurs conclusions préliminaires, le 16 mars dernier, devant un panel composé d’élus et d’acteurs de la société civile :
- Dre Mélissa Généreux, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive;
- Christine Labrie, députée de Sherbrooke (Québec solidaire);
- Madwa-Nika Cadet, députée de Bourassa-Sauvé (Parti libéral);
- Suzanne Tremblay, députée de Hull (Coalition avenir Québec);
- Me Claudia Bérubé, chargée de cours à l'UdeS et spécialiste du droit de la protection du consommateur.
Une réflexion tournée vers l’avenir
Cet exercice pédagogique illustre concrètement le rôle que peuvent jouer les juristes dans l’adaptation du droit aux réalités contemporaines. En se confrontant à un enjeu de société aussi actuel que la surexposition des jeunes aux écrans, les étudiantes et étudiants ont non seulement approfondi leur compréhension du cadre législatif québécois, mais ont également contribué à imaginer des solutions innovantes pour mieux protéger les générations futures.