Prix et distinctions | Communication
Hélène Cajolet-Laganière reçoit le titre de professeure émérite
Photo : Michel Caron – UdeS
Lors de la plus récente édition des Miscellanées de la Faculté des lettres et sciences humaines, un événement célébrant les prix reçus et les plus récentes publications des membres du corps professoral de la faculté, Hélène Cajolet-Laganière, du Département de communication, a reçu le titre de professeure émérite.
Hélène Cajolet-Laganière incarne un modèle d’excellence universitaire, de rigueur intellectuelle et d’engagement indéfectible au service du bien commun. Après une contribution majeure à l’Office québécois de la langue française (OQLF), elle a poursuivi sa carrière à l’Université de Sherbrooke de 1990 à 2016, moment où elle a pris sa retraite et est devenue professeure associée. Tout au long de ce parcours, elle a su conjuguer expertise scientifique, mission pédagogique et diffusion des connaissances pour célébrer la langue française d'ici qui, à ses yeux, constitue le fondement de notre culture, de notre identité et de notre cohésion sociale.
C’est sans doute dans les projets les plus audacieux qu’Hélène la diplomate se révèle le plus. Véritable clé de voûte d’Usito, ce fameux dictionnaire en ligne du français québécois, elle a participé à le construire, brique par brique. Elle a identifié et motivé les bonnes personnes pour le bon rôle, elle les a aidées à relever les défis et elle a aplani les obstacles… Et elle a orchestré ces efforts dans un esprit de collaboration entier, tout en jouant elle-même un rôle à l’intérieur de nombreux autres projets. En 2024, Usito a franchi le seuil des 10 millions de visites. Incontournable dans les milieux scolaires et professionnels, il est le seul dictionnaire autorisé lors des examens de français du ministère de l’Éducation du Québec.
Pr François Yelle, directeur du Département de communication
Figure centrale de la description du français québécois, elle est l’autrice ou la coautrice de nombreux ouvrages fondamentaux, dont Le français au bureau (1re édition en 1977), Rédaction technique, scientifique et administrative (1997) et Maîtrise du français écrit (1997). Ces ouvrages, largement diffusés au Québec et ailleurs, ont formé des générations d'étudiantes et d'étudiants, de professionnelles et de professionnels, contribuant à renforcer la qualité du français écrit dans tous les secteurs de la société.
Photo : Michel Caron – UdeS
Toujours active, Hélène Cajolet-Laganière poursuit ses recherches, ses collaborations et ses engagements, faisant briller l'UdeS au Québec et à l’international. Elle a entre autres participé à la création récente du Fonds de données linguistiques du Québec. Sa contribution est unique par sa portée, sa constance et sa pertinence, elle mérite pleinement d’être honorée au plus haut niveau.
À propos d'Hélène Cajolet-Laganière
Hélène Cajolet-Laganière est titulaire d’une maîtrise en études françaises de l’Université McGill (1972) et d’un doctorat en linguistique des universités de Sherbrooke et de Strasbourg (1975). Elle débute sa carrière à l’Office québécois de la langue française en 1972, où elle publie entre autres Le français au bureau, diffusé jusqu’à maintenant à plus de 500 000 exemplaires.
En 1990, elle amorce sa carrière d'enseignante à l’Université de Sherbrooke, alors qu’elle devient professeure au Département des lettres et communications. En plus de cosigner les ouvrages La qualité de la langue au Québec (1995) et Le français québécois : usages, standard et aménagement (1996), elle contribue aux travaux du Centre d'analyse et de traitement informatique du français québécois (devenu le CRIFUQ). Au tournant des années 2000, elle codirige le groupe de recherche FRANQUS, qui se consacre à tracer un portrait juste de la langue française québécoise, jetant alors les bases d’Usito, un dictionnaire numérique qu’elle a activement contribué à créer, aujourd’hui consulté dans toute la francophonie. En 2000, elle participe en tant que commissaire aux États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec.
En 2014, l'OQLF lui décerne le prix Camille-Laurin, reconnaissant son engagement extraordinaire dans la promotion du français. En 2018, elle reçoit l’Ordre des francophones d’Amérique et, en 2019, le gouvernement du Québec lui remet le prix Georges-Émile-Lapalme, la plus haute distinction attribuée pour une contribution remarquable à la promotion et à la qualité de la langue française au Québec.