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Campement propalestinien sur le Campus principal

L’UdeS veut préserver l’équité, la sécurité et les conditions d’un dialogue respectueux

Photo : Michel Caron - UdeS

Par souci d’équité pour le reste de la communauté universitaire, l’Université de Sherbrooke a avisé mardi les membres du campement que le cadre réglementaire avait été ajusté et que le groupe devait, entre autres, retirer les bâches et les structures de bois qui ont été érigées, et rendre tout l’équipement appartenant à l’Université. L’UdeS a aussi réitéré le fait qu’il n’y aurait aucune tolérance pour tout message qui inciterait à la haine. Or, les membres du campement n’ont pas respecté les directives.

Ce matin, une équipe a donc procédé au retrait du matériel appartenant à l’UdeS, et a défait les installations, les structures et l’affichage contrevenant aux directives.

L’UdeS fait preuve de tolérance et d’ouverture à l’endroit des membres du campement depuis plusieurs semaines : « Nous respectons la volonté des membres de notre communauté de défendre des causes auxquelles elles et ils croient », a tenu à mentionner le recteur, le professeur Pierre Cossette, « mais nous devons maintenir, sur notre campus, un espace d’équité et de sécurité et les conditions d’un dialogue respectueux. »

Occuper une proportion raisonnable du campus

Au bénéfice de l’ensemble de la communauté, l’UdeS a réduit le périmètre du site du campement et a retiré les bâches et tout équipement ou mobilier appartenant à l’UdeS, notamment les blocs de béton.

« Cette mobilisation d’un petit groupe de personnes, souligne le recteur, prive par ailleurs de nombreuses personnes étudiantes et des membres du personnel d’un des plus beaux sites du Campus principal. Cette situation pose un enjeu important, comme l’a d’ailleurs mis en lumière le récent jugement rendu dans le cas du campement de l’Université de Toronto »

Il est important de rappeler que le campement est illégal et que, depuis son installation en mai, l’UdeS a fait preuve d’ouverture en établissant un cadre réglementaire temporaire afin de permettre aux personnes manifestantes de formuler leurs demandes. Nous avons aussi maintenu un dialogue avec les membres du campement.

Charles Vincent, directeur général, Service de la mobilité, de la sécurité et de la prévention de l’UdeS

Mission de l’Université

La direction de l’UdeS réitère sa volonté de résoudre la situation, mais les plus récentes revendications reçues le 1er juillet n’ont toutefois pas fait progresser les discussions.

« Ce sont les mêmes demandes, il n’y a rien de nouveau, explique le recteur. Et celles-ci vont à l’encontre de notre mission, qui exige de nous une rigoureuse impartialité et le maintien de la liberté universitaire. »

Rappelons que les manifestantes et manifestants revendiquent notamment une prise de position de la part de l’UdeS quant à la présence ou non d’un génocide en Palestine. Elles souhaitent également que l’UdeS dénonce les gouvernements fédéral et provincial et leurs investissements.

L’UdeS maintient ses 14 engagements

L’Université persiste dans son ouverture en maintenant ses 14 engagements. Les engagements prévoient notamment un traitement accéléré des demandes d’admission et des possibilités d’accommodement si des documents ne peuvent fournis ainsi qu’un généreux programme de bourse pour les étudiantes et étudiants palestiniens.

La direction de l’UdeS demeure sensible aux souffrances des membres de sa communauté touchés par la guerre à Gaza et réaffirme son souhait d’un cessez-le-feu immédiat et d’une résolution rapide du conflit.


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