Ambassadrices et Ambassadeurs nommés par la
Faculté des lettres et sciences humaines

André Bourbeau

Ambassadeur 2008
Lettres et sciences humaines 1955

Extrait de son hommage

Lorsqu’on demande à André Bourbeau quelles sont ses cinq réalisations les plus importantes, il ne parle pas du fait qu’il a été élu député du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Laporte en 1981, ni du fait qu’il a été réélu en 1985, en 1989, en 1994 et en 1998. Il ne mentionne pas non plus qu’il a été tour à tour ministre des Affaires municipales, ministre de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu, ministre du Travail et ministre des Finances. Pas un mot sur le fait qu’il a cofondé le Concours musical international de Montréal et qu’il est actuellement président de Sogebour inc. Non.

Lorsqu’on demande à l’homme d’affaires André Bourbeau quelles sont ses cinq réalisations les plus importantes, il répond : 1) mon mariage avec Mireille; 2) notre fille Sophie; 3) notre fils Éric; 4) notre fille Pascale; et 5) nos cinq petits-enfants.

Gala du rayonnement 2008

Louise Brunelle-Lavoie

Ambassadrice 2003
Éducation 1965
Lettres et sciences humaines 1972 et 1978

Extrait de son hommage

Rigoureuse, tenace et honnête, Louise Brunelle-Lavoie a toutes les qualités requises pour relever les défis que sous-tendent ses fonctions à la Commission des biens culturels du Québec, l'organisme gouvernemental qui voit à la préservation des sites archéologiques, des monuments, des édifices et des arrondissements québécois.

Vice-présidente de 1992 à 2000 et présidente depuis, elle a notamment permis la publication de plusieurs guides d'intervention et d'outils de gestion, dont les fiches de sensibilisation portant sur l'Île d'Orléans. Heureux mélange d'enseignement et d'histoire, ces ouvrages sont à l'image du parcours universitaire de Louise Brunelle-Lavoie : un baccalauréat en pédagogie 1965 et une maîtrise en histoire en 1978.

Née à Sherbrooke, elle a marqué plusieurs pages importantes de l'histoire de sa ville d'origine, tant par ses recherches que par ses initiatives à titre de directrice générale de la Société d'histoire de Sherbrooke, entre 1988 à 1992.

Gala du rayonnement 2003

Bernard-Y. Caza

Ambassadeur 2011
Lettres et sciences humaines 1976

Extrait de son hommage

Lors de ses études à l’Université de Sherbrooke, Bernard-Y. Caza a initié et dirigé une boîte à chansons située sur le campus, sous la grande salle de spectacles. Il a fait là ses premières armes en production.

En 1981, il s’est porté acquéreur du Vieux Clocher de Magog avec l’ambition de créer un lieu magique pour les arts de la scène. Trente ans plus tard, ce lieu est non seulement magique, il est mythique. Homme d’action et visionnaire, le PDG et directeur artistique peut se targuer d’avoir créé une véritable institution et d’avoir fait connaître le plus grand nombre d’artistes au public québécois. Avec son équipe des Productions BYC, il assure également la gérance d’artistes et produit des centaines de spectacles chaque année.

S’il a contribué à la naissance de plusieurs carrières au fil des ans, sa plus grande fierté prend toutefois les traits de ses cinq beaux garçons.

Gala du rayonnement 2011

Mario Clément

Ambassadeur 2002
Lettres et sciences humaines 1977

Extrait de son hommage

Le goût pour le divertissement et le monde du spectacle, Mario Clément l'a acquis à l'Université. Il a notamment assumé la programmation du cinéma FEUS et a produit des spectacles. Il a tâté de la création en tournant quelques bandes, comme caméraman, dans les studios de l'Université et a travaillé comme « disc-jockey » au Bahut. Si vous fréquentiez la discothèque à la fin des années 70, peut-être avez-vous été surpris par ses choix musicaux. Déjà, il militait pour la différence.

Fièrement engagé dans le milieu culturel québécois depuis plus de 20 ans, il a touché à plusieurs disciplines artistiques, particulièrement en tant que gestionnaire pour l'organisation de spectacles et d'expositions. Son passage remarqué à Télé-Québec, où il a réussi à repositionner l'entreprise par le renouvellement de 90 % de la programmation, lui a valu le Prix spécial 1999 au gala des Prix Gémeaux. Mario Clément occupe maintenant le poste très convoité de directeur des programmes de la télé de Radio-Canada.

Gala du rayonnement 2002

Nathalie Courville

Ambassadrice 2007
Lettres et sciences humaines 1987

Extrait de son hommage

Vivre maintenant et passionnément! Voilà qui serait un titre fort à-propos pour un long-métrage sur la vie de Nathalie Courville, directrice générale, marketing et communications, à l’Office national du film du Canada (ONF).

Présente et active depuis 20 ans dans le milieu culturel et événementiel, elle a mis ses talents et ses antennes au profit de l’équipe Spectra et de Publicis Canada. Entrepreneure, elle a aussi dirigé sa propre boîte de communication pendant dix ans, récoltant à quatre reprises les honneurs du Gala de l'ADISQ dans la catégorie Équipe de relations de presse de l’année.

Pour sa polyvalence et pour l’ensemble de son œuvre, l’ONF lui a confié le poste de haute direction qu’elle occupe avec maestria depuis décembre 2005. Habile formatrice, elle transmet aussi sa passion à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

Gala du rayonnement 2007

Dominique Demers

Ambassadrice 1997
Lettres et sciences humaines 1994

Extrait de son hommage

Communicatrice de métier, Dominique Demers a été journaliste pour L'Actualité, enseignante à l'Université du Québec à Montréal et critique littéraire au journal Le Devoir avant de devenir écrivaine, conférencière et scénariste.

Auteure d'albums et de romans pour les jeunes, Dominique Demers a également écrit pour les adultes. Après plusieurs grands prix en journalisme, elle a récolté de nombreuses reconnaissances littéraires. Deux de ses romans jeunesse font partie de la liste IBBY des meilleurs livres au monde. Elle a elle-même adapté quelques-uns de ses romans au grand écran, dont La mystérieuse Mlle C.

Dominique Demers est détentrice d'un doctorat en études françaises de l'Université de Sherbrooke et elle a complété des études postdoctorales au Groupe de recherche sur les jeunes et les médias de l'Université de Montréal. Passionnée par les livres et la lecture, elle donne des formations et des conférences sur le bonheur de lire, sur la sélection et l'animation du livre et sur la création littéraire.

Depuis l'automne 2003, Dominique Demers joue les Fanfreluche en racontant des livres aux tout-petits à la télé de Radio-Canada dans le cadre de l'émission Dominique raconte.

Gala du rayonnement 1997

Louise Dupré

Ambassadrice 2012
Lettres et sciences humaines 1969, 1973 et 1979

Extrait de son hommage

Élue à l’Académie des lettres du Québec en 1999 et à la Société royale du Canada en 2002, l’écrivaine Louise Dupré a remporté l’année dernière le Prix du Gouverneur général pourPlus haut que les flammes, un recueil de poésie où le quotidien côtoie le souvenir des camps d’Auschwitz et de Birkenau.

Vendu à 6000 exemplaires, son roman best-seller La memoria a notamment remporté le Prix de la Société des écrivains canadiens alors que ses mots plus théâtraux, ceux de Tout comme elle, ont été mis en scène par Brigitte Haentjens puis joués à Montréal, Québec et Ottawa en 2006.

En marge de ses écrits, la Sherbrookoise d’origine a réalisé son souhait d’enfant en enseignant durant 30 belles années, d’abord au Collège de la région de l’Amiante puis au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. À la retraite depuis trois ans, l’écrivaine consacre  son temps… à l’écriture, bien sûr!

Gala du rayonnement 2012

Jacques Foisy

Ambassadeur 2010
Lettres et sciences humaines 1971

Extrait de son hommage

À l’instar d’un cinéaste qui réalise son film d’auteur, Jacques Foisy mène ses actions par passion en se donnant la liberté de faire autrement, sans égard pour les standards et les idées reçues. Lorsqu’il a fondé La Maison du cinéma à Sherbrooke au milieu des années 80, la vidéocassette se pointait et l’étoile du septième art pâlissait.

Convaincu qu’il y avait dans la région d’irréductibles cinéphiles ouverts à de nouvelles propositions, il a foncé avec cœur et raison. Vingt-cinq ans plus tard, ce visionnaire est à la tête du plus grand cinéma indépendant au Québec et de l’institution québécoise où l’on présente le plus grand nombre de films d’auteur chaque année. Aussi, même si le président-directeur général détient les clés de sa Maison et qu’il prend jalousement soin de ses moindres recoins, c’est encore et toujours le client qui demeure chez lui le maître des lieux.

Gala du rayonnement 2010

Paul-André Fortier

Ambassadeur 2014
Lettres et sciences humaines 1969, 1970

Extrait de son hommage

Toute sa vie, Paul-André Fortier sera passionné par la culture sous toutes ses formes. Mais c’est par la danse que sa passion s’incarnera à partir des années 70. Dès ses premiers pas sur les planches, Paul-André Fortier saura se démarquer grâce à une présence à la fois forte, fluide et distinguée.

À l’orée des années 80, il crée sa propre compagnie, Fortier Danse-Création. Dès ce moment, on verra son art se déployer et prendre son plein essor. Comme chorégraphe, Paul-André Fortier est le précurseur d’une théâtralité qui met en mouvement les tensions du monde dans une forme franche, exigeante et rigoureuse. Cette signature a su inspirer toute une génération de chorégraphes ouverts au risque créateur.

Il aura l’audace de quitter à deux reprises des postes d’enseignants permanents pour retrouver la vie d’artiste en majuscules, avec la liberté et la précarité qu’elle implique. À chaque fois, il relèvera le pari avec maestria. Cette audace et ce goût de la liberté qui l’habitent l’amèneront à signer plus de 40 chorégraphies en 30 ans, et d’en présenter bon nombre aux quatre coins du monde.

Parmi elles, une œuvre marquante entre toutes : Solo trente-trente, un concept chorégraphique qui donne bien la mesure de Paul-André Fortier et qui consiste à offrir, simplement, gratuitement, une chorégraphie silencieuse de 30 minutes durant 30 jours consécutifs, beau temps mauvais temps, dans des lieux extérieurs où l’on ne s'attend pas à voir un danseur s’exécuter. 

Gala du rayonnement 2014

Gilles Godbout

Ambassadeur 1999
Lettres et sciences humaines 1969, 1971, 1973 et 1976

Extrait de son hommage

Étant donné sa fonction de sous-ministre des finances, qui amène notre  Ambassadeur à étudier, à réviser, à adopter et, en bout de ligne, à appliquer les politiques fiscales et budgétaires, il ne serait pas surprenant de le retrouver plus souvent qu’autrement dans l’eau chaude. Doit-on en déduire que c’est la raison pour laquelle Gilles Godbout affectionne particulièrement les lacs?

Bac ès arts 1969, licence en histoire 1971, bac en économique 1973. Titulaire d’une maîtrise en science économique de l’Université de Sherbrooke depuis 1976, monsieur Godbout suit fidèlement son cours, toujours prêt à défendre les politiques de son employeur, qui s’appuient sur deux grands principes : l’équité et la progressivité.

Même si son ministère est appelé à rencontrer un torrent de difficultés — récession, déficit, chômage, coupures, etc. —, notre Ambassadeur sait y réagir : il n’hésite pas à plonger, pour remonter, par la suite, allègrement le courant.

Toutefois, monsieur Godbout n’est pas seul dans sa barque. Une équipe de précieux collaborateurs et conseillers, dont le dynamisme coule de soi, l’assistent fidèlement. Sur un ton assuré et pas du tout vague, notre ambassadeur dit apprécier spécialement ce flux d’échanges et de réflexions qu’il partage avec ses pairs, et qui vient stabiliser ses choix et ses décisions dans cet ondoyant univers économique.

Chez Gilles Godbout, la joie de vivre déferle et se répand en abondance. Mais le sérieux de sa tâche ne s’élève aucunement en barrage à sa nature enjouée, et même franchement rieuse. Être sérieux sans trop se prendre au sérieux, voilà le courant de l’équilibre que notre Ambassadeur s’applique à suivre et sur lequel il veut se laisser flotter, sans dériver.

Gala du rayonnement 1999

David Goudreault

Ambassadeur 2017
Lettres et sciences humaines 2004

Extrait de son hommage

Premier Québécois à remporter la Coupe du Monde de poésie, à Paris en 2011, le slameur David Goudreault prend la parole avec un style frontal et généreux. 

C’est aussi un homme d’écoute. Travailleur social de formation, il a travaillé, entre autres, pour les organismes JEVI, centre de prévention du suicide Estrie et au Centre d’aide aux victimes d’actes criminels. Il a été porte-parole de l’évènement ZoneArt contre le décrochage scolaire et il est associé de près au Tremplin 16-30, qui a une double mission (sociale et culturelle), comme lui, quoi!

Il fut d’ailleurs récipiendaire de la médaille de l’assemblée nationale du Québec pour ses réalisations artistiques et son implication sociale. Sa prise de parole passe par de multiples canaux. Il a coproduit, avec Frank Poule, ses albums Moins que liens en 2009 et  ÀpprofonDire deux ans plus tard.  En 2014, il lance son album La Faute Au Silence, réalisé par Jipé Dalpé, où l'on retrouve des collaborations avec Grand Corps Malade et Kim Thuy.

Parallèlement, il publie un premier récit poétique intitulé Premiers soins aux Écrits des Forges en 2012 et un recueil de poésie, S'édenter la chienne, à l'automne 2014. Ce dernier fut recommandé par Pierre Foglia dans le journal La Presse et fut finaliste au Prix COPO, remis par le Comité Poétique de France. Son dernier recueil, Testament de naissance, une introspection sur le thème de la paternité, est paru à l'automne 2016.

Au printemps 2015, il publie, aux Éditions Stanké, son premier roman intitulé La bête à sa mère. Best-seller en quelques mois à peine, ce roman a obtenu un vif succès, tant populaire que critique.  En plus d'être finaliste au Prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec, il a remporté le Prix des Nouvelles Voix de la Littérature et le Grand Prix Littéraire Archambault. 

Son second roman, La bête et sa cage, encensé par la critique, lauréat du second Prix de la ville de Sherbrooke, paraît au printemps 2016. À l'automne de la même année, il est invité d'honneur au Salon du Livre de Montréal. Abattre la bête, le dernier tome de sa trilogie vient de paraître en avril dernier. Si j’ai bien fait le compte, on parle ici de trois romans en trois ans… en plus d’un recueil de poésie,  d’édito-slam hebdomadaires à la radio de Radio-Canada et dans les pages de La Tribune…  

Gala du rayonnement 2017

André J. Hamel

Ambassadeur 1995
Lettres et sciences humaines 1971 et 1976

Extrait de son hommage

Diplômé de la Faculté des arts de l’Université de Sherbrooke, monsieur Hamel s'est grandement engagé dans la communauté universitaire jusqu’en 1985. Il n’a jamais oublié son alma mater et sa région.

Grand mélomane, il a travaillé avec acharnement pendant plusieurs années avec d’autres intervenants à la création de l’École de musique de l’Université de Sherbrooke.

Gala du rayonnement 1995

Josette D. Normandeau

Ambassadrice 2015
Lettres et sciences humaines 1985

Extrait de son hommage

Josette D. Normandeau vit très bien avec une dichotomie particulière opposant le vide et le plein. Elle puise dans le vide le calme et la sérénité nécessaire au ralentissement de sa perception du temps. C’est dans le vide et les grands espaces qu’elle retrouve la beauté, l’honneur, le respect, l’intégrité ainsi que la force de l’Imaginaire. Complémentairement, elle est pleine d’énergie et valorise l’entrainement sous toutes ses formes, autant physiques que mentales. Celle qui a une vie remplie d’aventures est ceinture noire en Shotokan karaté et Aikido et fait du vélo pour se ressourcer, car, dit-elle, « ça lui vide la tête. »

Et parlons d’aventures. La sienne débute par l’obtention d’un poste de journaliste à CKCV Québec à 19 ans. Elle poursuit comme conseillère à la Délégation du Québec en Nouvelle-Angleterre puis, dans les années 1980, elle devient Directrice de la division multimédia de la New England Audio à Boston. À cette époque, le terme « multimédia » en était à ses balbutiements. C’est à ce moment qu’elle s’inscrit au baccalauréat en études anglaises à l’Université de Sherbrooke, qu’elle a choisi pour son ouverture aux étudiants qui ont un parcours atypique. Elle se souvient de ses années d’études avec la même dichotomie qui caractérise son parcours : une vie simple, mais remplie! En effet, rien de plus simple, à 30 ans que de vivre à la fois à Boston et sur la fermette de son oncle à Ascot Corner où calcul différentiel, philosophie, mythologie, astronomie et littérature étaient de tous les repas. Bien qu’elle ait étudié brièvement à Harvard, notre lauréate se plait à dire qu’à Sherbrooke, c’est là où elle a réellement appris. (pause orale)

Au début des années 1990, elle occupe les fonctions de Directrice générale de la Chambre de commerce de l’Union Européenne au Canada. Attirée par ce qui l’oblige à se réinventer elle se joint à Idéacom International Inc. en 1994 à titre de vice-présidente - développement international et co-production. Elle y intègre le développement des nouvelles technologies de l’information; un secteur encore à ses balbutiements à l’aube d’internet. C’est par la production de documentaires scientifiques, historiques et à propos d’enjeux de société qu’elle peut constamment apprendre et s’enrichir de connaissances sur l’être humain qui la fascine.

Aujourd’hui présidente d’Idéacom International depuis 15 ans, Josette D. Normandeau assure l’ensemble du développement des productions télé et numériques. Le catalogue de l’entreprise compte plus de 300 documentaires sur les grandes questions contemporaines. Il a d’ailleurs reçu une cinquantaine de prix nationaux et internationaux. Ses documentaires Apocalypse la 1ère Guerre mondiale et Bushido la voie d’une guerrière lui ont pris chacun près de sept années de travail, ce qui confirme à nouveau son amour du travail bien fait. On peut dire que Josette D. Normandeau vit de toutes les intensités. Elle sait profiter de l’énergie que lui procurent ses nombreux engagements autant de ceux qui sont chargés d’efforts, que de ceux qui demandent patience et observation.

Jules Paquette

Ambassadeur 2013
Lettres et sciences humaines 1996

Extrait de son hommage

Jules Paquette mène une vie digne d’un roman d’aventures. Imaginez le héros : un jeune homme en pleine ascension professionnelle qui décide de tout plaquer pour changer le monde. Alors qu’il occupait le poste de directeur des systèmes d’information chez Bombardier, Jules Paquette fonde sa propre entreprise avec son ami Patrick Grégoire, avec qui il a étudié au baccalauréat en télédétection. Ensemble, ils veulent aider les entreprises du secteur minier à travailler de manière plus durable et plus responsable.

Moins de dix ans plus tard, leur entreprise Boréalis est mondialement reconnue. Présente dans une vingtaine de pays, de l’Afrique à l’Océanie, Boréalis fournit des données et des services de consultation à des sociétés minières et pétrolières pour réduire l'impact de leurs projets d'exploitation sur les populations locales et sur l'environnement.L’entreprise, qui emploie déjà plus de 150 personnes, dont une centaine à Magog, figure au prestigieux palmarès des 200 championnes canadiennes de la croissance de la revue Profit.

Écologiste jusqu’à l’âme, on s’est demandé s’il n’avait pas choisi l’Université de Sherbrooke pour sa couleur fétiche, le vert… Ou parce qu’elle se distingue en matière de développement durable.

Or ce n’est pas le seul facteur qui unit l’ambassadeur et son alma mater. En effet, son entreprise est aujourd’hui un lieu d’accueil pour des dizaines de stagiaires du département de géographie, et elle soutient de nombreux projets d’aide internationale réalisés par des étudiants. Bref, si Jules Paquette peut se vanter de ne pas laisser d’empreinte écologique, il laisse sa marque par son succès, ses valeurs, son engagement envers son université... tout ça alors qu’il n’a même pas encore atteint ses 40 printemps!

Gala du rayonnement 2013

Hélène Pichette

Ambassadrice 1998
Lettres et sciences humaines 1970

Extrait de son hommage

Si le monde de l'information est une galaxie, Hélène Pichette est une comète dans cette galaxie. Ses reportages ne laissent personne indifférent. Pour cette journaliste chevronnée, qui a travaillé pour tous les grands réseaux (TVA, Radio-Canada et Télé-Québec), information rime avec action. Son reportage remarquable, intitulé Troc made in Quebec, sur les luttes syndicales à la Kenworth, diffusé à la télévision de Radio-Canada, lui a valu le prix Judith-Jasmin.

Pendant ses années universitaires, elle s'est engagée à fond et garde de très beaux souvenirs du militantisme étudiant. Aujourd'hui, sa façon de combattre et de s'engager, c'est de faire de la bonne information, d'aider les gens à ouvrir leurs yeux et surtout leur cœur sur la complexité de ce monde si exaltant, si fragile et parfois si triste.

Cet engagement va au-delà du journalisme. Boursière Southam en 1988 et 1989, elle s'est penchée sur les questions d'économie internationale et de relation entre le Canada et le tiers-monde. Elle a aussi siégé de 1990 à 1992 au conseil d'administration de l'Institut canadien pour la paix et la sécurité internationale.

Gala du rayonnement 2008

André Préfontaine

Ambassadeur 2004
Lettres et sciences humaines 1981

Extrait de son hommage

Pendant plusieurs années, on a pu lire André Préfontaine à la une de prestigieux quotidiens. Depuis 1996, il défraie lui-même les manchettes comme président de Médias Transcontinental, une entreprise florissante qui regroupe des centaines de magazines et de journaux.

Passer sa vie professionnelle en revue, c'est découvrir une liste de titres fort éloquents : journaliste à La Tribune, correspondant parlementaire pour La Presse canadienne, rédacteur en chef du quotidien Le Droit d'Ottawa, directeur de l'exploitation au Whig-Standard de Kingston, président et éditeur du Windsor Star, vice-président des quotidiens chez Québécor, président du conseil de La Presse canadienne et, depuis juillet 2006, éditeur du magazine Canadian Geographic.

Brillant homme de lettres, André Préfontaine sait aussi y faire avec les chiffres! À preuve, il a su bâtir un véritable empire de presse en seulement sept ans, faisant de Médias Transcontinental le plus important éditeur de magazines au pays et le seul présent dans les dix provinces.

Gala du rayonnement 2004

Henri-Paul Rousseau

Grand ambassadeur 1999, Ambassadeur 1995
Lettres et sciences humaines 1969 et 1970

Extrait de son hommage

Originaire de Coaticook, Henri-Paul Rousseau termine ses études à l'Université de Sherbrooke en 1970 avec un baccalauréat en économique et un baccalauréat ès arts. Également titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en économique de l'Université Western Ontario, il a reçu le prix T-M-Brown décerné à l'auteur de la meilleure thèse de doctorat en économique publiée à cette université.

Henri-Paul Rousseau a œuvré pendant six ans à la Banque nationale du Canada. En 1992, il a accédé à la direction de Boréal Assurances.

Gala du rayonnement 1999

Angèle Séguin

Ambassadrice 2005
Lettres et sciences humaines 1980 et 1987

Extrait de son hommage

Dramaturge, metteure en scène, meneuse de jeu, animatrice de théâtre, directrice artistique et générale du Théâtre des petites lanternes… Angèle Séguin joue tous ces rôles à la fois, et avec brio de surcroît.

Échelonné sur deux décennies, son parcours très singulier se démarque par la pluralité des thèmes abordés, notamment le racisme et les relations interculturelles, l'itinérance et l'errance humaine, l'exclusion sociale et la pauvreté, la condition féminine, la délinquance et la lutte contre le sida.

On lui doit plus d'une trentaine de créations théâtrales maintes fois primées au Québec et à l'étranger, dont Les lanternes oubliéesou Allégorie d'une planète en quête de lumière. Sans frontières et sans fin, son inspiration l'a conduite jusqu'en Afrique de l'Ouest où elle a contribué à former des artistes congolais. Femme engagée, Angèle Séguin préside aujourd'hui le comité du Prix de Vigilance et d'action pour l'harmonisation des relations interculturelles en Estrie.

Gala du rayonnement 2005

Louise Simard

Ambassadrice 2001
Lettres et sciences humaines 1991 et 1997

Extrait de son hommage

Détentrice d’un brevet A d’enseignement et d’un baccalauréat en études allemandes, Louise Simard a publié son premier roman en 1980, alors qu’elle travaille comme journaliste à Thetford-Mines. Au début des années 1990, elle s’installe à Sherbrooke et entreprend des études universitaires qui la mèneront d’abord à la maîtrise puis au doctorat en littérature, obtenu en 1996. Orientées vers le roman historique, ses recherches en feront l’une des spécialistes du genre au Québec.

De 1991 à 1997, Louise Simard assume des charges de cours à l’Université tout en poursuivant son travail d’écrivaine et ses études doctorales. Elle réussit au cours de cette période à publier trois romans, qui permettront au grand public de redécouvrir Louise de Ramezay, notre première femme d’affaires, Laure Conan, notre première écrivaine, et Gaétane de Montreuil, notre première journaliste. L'année 1997 marque un tournant important de sa carrière : forte des succès obtenus, elle aura désormais les moyens de se consacrer à temps plein à sa passion de l’écriture.

En 1998, elle nous faisait revivre sur La route de Paramatta le périple des 58 Patriotes déportés vers l’Australie par les autorités britanniques en 1840. Cette année, elle nous plongeait corps et âme dans l’univers d’une jeune Amérindienne du 18e siècle, Thana, qui a ému aussi bien le public québécois que français.

Portée par une curiosité insatiable et une envie viscérale de raconter, Louise Simard a brodé sur la trame historique des aventures prenantes et magnifiques. Depuis une dizaine d’années, chacune de ses publications est saluée par l’obtention d’un prix.

Elle affirme qu’on ne peut rien créer sans trouver au fond de soi le courage d’oser : oser se mettre en état de doute, renoncer au confort des certitudes, soumettre au jugement d’autrui le plus secret de l’âme. En amont de chaque livre publié, il y a ce travail de l’ombre, pour que naisse au grand jour une œuvre nouvelle. Inlassablement, notre Ambassadrice relève le défi, page après page. Et c’est ainsi que demain, à notre grand plaisir, nous pourrons lire une autre des belles histoires rêvées par Louise Simard.

Gala du rayonnement 2001

France Théoret

Ambassadrice 2006
Lettres et sciences humaines 1982

Extrait de son hommage

Poète, romancière, essayiste et anthologiste, France Théoret a plus d'un titre à son actif, dont Une belle éducation, son roman paru en octobre 2006 aux éditions du Boréal. Sous sa plume agile, féministe et politisée sont nées des œuvres tout en finesse et en justesse qui témoignent de sa voix unique et qui invitent à la réflexion pour qui veut lire entre ses lignes.

Son inspiration sans limites lui vaut une reconnaissance sans frontières : la majorité de ses livres sont traduits en anglais alors que ses poèmes ont trouvé écho en italien et en espagnol. En plus de partager son art et sa vision par le biais de ses écrits, elle a cofondé le magazine culturel Spirale et l'a dirigé durant quatre ans, elle a enseigné au niveau collégial durant 19 ans, elle a donné de nombreux ateliers littéraires et présenté des conférences au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Nouvelle-Zélande.

Gala du rayonnement 2006