Jacques Pépin, M.D. M.S.c. FRCPC.

Professeur titulaire 

Coordonnées

Courriel : Jacques.Pepin@USherbrooke.ca
Téléphone : (819) 821-8000, poste 74321
Télécopieur : 819 821-7101

Faculté de médecine et des sciences de la santé
Université de Sherbrooke
3001, 12e Avenue Nord
Sherbrooke (Québec) J1H 5N4

Formation

  1. M.D., Université de Sherbrooke, Sherbrooke (1979)
  2. Médecine interne (Université de Sherbrooke) et Maladies infectieuses (Université du Manitoba) (1988)
  3. M.Sc. in Communicable Disease Epidemiology, London School of Hygiene and Tropical Medicine (1998)

Intérêts particuliers

Dr Pepin fait de la recherche clinique et épidémiologique depuis 1984, et s’est d’abord intéressé à la trypanosomiase humaine africaine à T. b. gambiense (maladie du sommeil), en particulier le traitement  et l’épidémiologie de cette maladie. Il a écrit le chapitre sur la trypanosomiase dans plusieurs livres de références sur les maladies tropicales et a présidé pendant 3 ans un groupe de travail de l’Organisation Mondiale de la Santé sur le traitement de cette maladie en plus de participer à plusieurs autres consultations de l’OMS à titre de conseiller temporaire.

Dr Pepin travaille depuis 1988 sur les infections à VIH en Afrique et leur interaction avec les infections sexuellement transmissibles (IST), en étroite collaboration avec Dr Eric Frost, et il a ainsi pu explorer divers aspects de cette  problématique, notamment l’infection à VIH-2 et son interaction avec les IST, l’étiologie des syndromes  IST les plus courants en Afrique, les syndromes associés à l’infection à Mycoplasma genitalium, l’épidémiologie du VIH au Ghana et au Togo, et le traitement syndromique des IST. Pendant 15 ans, ces projets de recherche se sont greffés, avec un financement additionnel de l’ACDI et de l’USAID, à des interventions de santé publique visant à réduire la transmission du VIH en République Centrafricaine, au Ghana et au Togo.

Depuis 2002, Dr Pepin effectue de la recherche épidémiologique sur la colite à Clostridium difficile, en collaboration avec  Dr Louis Valiquette (U de Sherbrooke) et Dre Annie-Claude Labbé (U de Montréal). Une première étude a permis notamment de documenter l’augmentation dramatique de l’incidence de colite à C. difficile dans la région de Sherbrooke et de démontrer que la vancomycine était plus efficace que le métronidazole chez certains patients. Par la suite, une autre étude visait à identifier les facteurs de risque pour la colite à C. difficile parmi les patients hospitalisés au CHUS.  Cette étude a démontré que les fluoroquinolones sont devenus le facteur de risque prédominant pour la colite à C. difficile et s’est mérité le  prix Emmanuel Wolinsky de l’Infectious Diseases Society of America pour le meilleur article de l’année 2005. D’autres études ont démontré une augmentation de la fréquence des rechutes après un traitement au métronidazole, et surtout une mortalité attribuable de 16.7% sur un an pour les cas de colite à C. difficile d’acquisition nosocomiale. Par ailleurs, une collaboration avec les CDC d’Atlanta, le Health Protection Agency de Grande-Bretagne et une société privée de Boston (Acambis) a permis de démontrer que la souche épidémique de C. difficile (NAP1/027) produit de 16 à 23 fois plus de toxines que les souches historiques. Un article sur la réduction de la mortalité associée à la colectomie d’urgence a été publié, de même qu’un article décrivant l’impact de la réduction d’utilisation d’antibiotiques sur l’incidence de C .difficile. Dr Pepin fait partie d’un comité d’experts de l’Infectious Diseases Society of America qui a récemment publié des lignes directrices sur l’infection à C. difficile. Plus récemment, il a diversifié ses domaines d’intérêt en infectiologie: infections à Staphylococcus aureus,  Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli ainsi que l’épidémiologie de  l’Hépatite C

Par ailleurs depuis 6 ans, Dr Pepin a développé un intérêt marqué pour l’utilisation de données historiques permettant de mieux comprendre l’émergence de diverses maladies infectieuses, en particulier le VIH et le virus de l'Hépatite C (HCV). Dans une première étude, qui visait à déterminer si les populations varient dans leur susceptibilité génétique à l’infection à VIH, il a utilisé comme approche originale la plus grande expérience naturelle de brassage de populations: le peuplement des Amériques. Ceci a nécessité l’obtention de données sur les origines asiatiques, africaines et européennes des populations de chacun des pays des Amériques, de même que sur les croisements entre ces diverses sous-populations. Ensuite, en utilisant les données ONUSIDA sur la prévalence du VIH dans les populations d’origine (en Asie, Afrique et Europe), on peut voir qu’il est possible de prédire de façon assez précise la prévalence du VIH dans les populations des pays des Amériques, compte tenu des origines de ces mêmes populations. Ceci supporte l’hypothèse selon laquelle des facteurs déterminés génétiquement modulent la susceptibilité biologique à l’infection à VIH (ou, en d’autres mots, la probabilité d’acquérir le VIH lors de chaque relation sexuelle). Plus récemment, en collaboration avec Dre Annie-Claude Labbé, nous avons démontré que des interventions médicales réalisées entre 1945 et 1990, en particulier le traitement de la trypanosomiase humaine africaine et le traitement de la tuberculose, ont contribué de façon importante à l’émergence du VIH-2 en Guinée-Bissau. Des analyses phylogénétiques du HCV ont permis de mieux définir l’évolution historique de cette infection, en collaboration avec le Dr Oliver Pybus de l’université d’Oxford. Par ailleurs, trois subventions (FRSQ et IRSC) ont été obtenues pour des projets visant à préciser le rôle des programmes de contrôle des maladies tropicales dans l’émergence, entre 1930 et 1960, du VIH-1 en Afrique Équatoriale. Au Cameroun, dans une région où plus de la moitié des personnes âgées sont infectées par le virus de l'hépatite C, nous avons démontré que cette infection était associée principalement au traitement intraveineux de la malaria avec de la quinine. Dans le sud-ouest de la République Centrafricaine, nous avons démontré que le traitement de la maladie du sommeil avant 1950 était associé à l'infection par le virus de l'hépatite C, tandis que les injections préventives de pentamidine, à la fin des années 40, étaient associées à l'infection par le rétrovirus HTLV-1.

Tous ces travaux culmineront bientôt dans la publication d'un livre, "The origins of AIDS", qui sera édité par Cambridge University Press. Ce livre fera une synthèse de ce qui est déjà connu sur les origines du VIH tout en ajoutant un grand nombre d'informations originales de nature historique et/ou épidémiologique.

En plus de superviser depuis 20 ans des étudiants en médecine, des résidents junior et des résidents senior faisant leur stage de maladies infectieuses au CHUS lors de ses rotations cliniques, Dr Pepin a également eu le plaisir de superviser des projets de recherche épidémiologique en Afrique  pour 8 médecins résidents: Dr Anne-Marie Demers (pédiatrie) et Dr Patrick Morency (santé communautaire), infections respiratoires en RCA;  Dr Marc-Jacques Dubois (médecine interne), urétrites en RCA ; Dr Annie-Claude Labbé (microbiologie-infectiologie), syphilis en Guinée-Bissau ; Dr  Nadine Sauvé (médecine interne), VIH au Ghana ; Dr Anne-Marie Côté (néphrologie), épidémiologie du VIH et des IST chez les clients de prostituées au Ghana ; Dr Mireille Plamondon (microbiologie-infectiologie), épidémiologie du VIH-2 en Guinée-Bissau; Dre Myriam Lavoie (microbiologie-infectiologie), épidémiologie du virus de l'hépatite C au Cameroun.

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