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Entrevue avec Jean-François Leduc, ambassadeur de la Faculté des sciences

Le parcours inspirant d'un véritable amoureux des sciences et de l'UdeS

Jean-François Leduc, ambassadeur de la Faculté des sciences
Jean-François Leduc, ambassadeur de la Faculté des sciences
Photo : Fournie

Diplômé (1984), chargé de cours, ambassadeur, donateur et retraité, Jean-François Leduc coche toutes les cases du véritable « tatoué » de l'UdeS. Et s'il parle toujours avec conviction de son alma mater, c'est quand il rappelle son profond attachement pour la Faculté des sciences qu'il devient le plus volubile. Portrait d'un homme aux idées foisonnantes qui n'a jamais vraiment quitté l'Université de Sherbrooke depuis la première fois où il y a mis les pieds.

Quelle fut votre première véritable attache à l'UdeS?

Je me rappelle mon premier contact avec l'équipe du Département de mathématiques et d'informatique, un groupe savamment équilibré composé de chercheurs et de chargés de cours possédant une riche expérience terrain. J'ai tout de suite été conquis. On m'avait également accepté en génie à l'École polytechnique, où ils admettaient des milliers de personnes dans le programme. La proximité que je trouvais ici me ressemblait davantage et l'informatique m'intéressait au plus haut point. Je n'ai jamais regretté ce choix qui a carrément changé ma vie, car en plus de m'offrir une formation de très haute qualité, cette proximité a créé un très fort sentiment d'appartenance dans toute ma cohorte.

En quoi vos études à l'UdeS ont-elles été déterminantes dans votre carrière?

Je ne donnerai que trois exemples, même s'ils sont innombrables. J'ai commencé par développer des liens très étroits avec certains professeurs, qui sont d'ailleurs restés des amis. C'est déjà quelque chose d'exceptionnel dans le monde universitaire. Mais je dois absolument parler des stages, et surtout du Service des stages de l'époque, qui commençait à peine à défricher le terrain et qui accomplissait un travail exceptionnel. Nous étions accompagnés à toutes les étapes et les employeurs s'arrachaient les stagiaires en informatique de Sherbrooke, car notre formation pratique nous donnait une longueur d'avance indéniable sur les autres. D'ailleurs, j'ai continué de faire ce constat quand j'ai moi-même intégré le marché professionnel et que j'ai accueilli des stagiaires en entreprise.

Ensuite, je me suis lié d'amitié avec le regretté Richard Fontaine, qui nous a quittés récemment. Le sujet de la cybersécurité et de la protection informatique s'est imposé comme le principal intérêt professionnel et scientifique de ma carrière, ce qui m'a permis de connaître de grandes réussites personnelles, notamment à titre de vice-président et chef de la direction des technologies de l'information chez Garda World. Richard et moi avons cocréé le Centre de formation en technologies de l'information (CeFTI) pour soutenir le développement de ces technologies au Québec. Richard l'a dirigé pendant de nombreuses années et j'y ai moi-même longuement enseigné à titre de chargé de cours.

Quand je regarde ma carrière, tant en entreprise qu'à titre d'enseignant, il ne fait aucun doute pour moi que toutes mes réussites, mes réalisations et mes succès sont directement attribuables à la qualité de la formation que j'ai reçue ici.

Vous avez décidé de redonner en vous engageant pour la Faculté dans la Grande Campagne Choisir de changer l'avenir. Quelles sont vos ambitions à cet égard?

J'ai eu de la chance dans la vie : j'ai rencontré l'UdeS. Il m'importe beaucoup de créer les conditions nécessaires pour que d'autres profitent de la même chance. C'est une mission que je prends très au sérieux, car nous sommes tous gagnants quand une jeune personne scientifique trace sa voie pour changer le monde.

La communauté facultaire donne déjà généreusement, alors c'est vers les entreprises que je me tourne pour continuer le travail. Dans mon domaine de la cybersécurité, les stagiaires de l'UdeS ont eu un effet important sur le monde privé au fil des ans, et les retombées des travaux qui se font ici sont nombreuses et avantageuses pour les entreprises du Québec. Je veux inviter celles-ci à s'engager pour continuer d'enrichir ce cercle vertueux de la formation/collaboration, qui est le véritable esprit du régime coopératif.

Donner en sciences, c'est faire concrètement avancer le monde. Alors j'ai une suggestion tout aussi concrète à faire aux personnes qui songent à faire un don : avez-vous pensé à vous engager sur quelques années? En annonçant tout de suite un don sur 3, 5 ou 10 ans, vous contribuez davantage au succès de notre grande campagne sans ajouter de pression sur votre budget annuel et vous permettez à la recherche de regarder plus loin devant. C'est le genre d'appui précieux qui nous donne confiance en notre capacité de changer l'avenir

Une reconnaissance prestigieuse et unique en son genre
Impressionné par le niveau d'engagement et de professionnalisme dont a fait preuve Jean-François Leduc au fil de sa carrière, son employeur, la firme GardaWorld, lui réservait une surprise de taille le jour de sa retraite : la création d'un tout nouveau fonds de bourses portant son nom, la Bourse d'excellence GardaWorld - Jean-François Leduc. Créée grâce à un don substantiel de 250 000 $, cette bourse sera remise annuellement à des personnes étudiantes des cycles supérieurs en informatique, à compter de 2026. Elle permet également à GardaWorld de reconnaître l'importance des travaux de recherche en cybersécurité réalisés à l'Université de Sherbrooke, au bénéfice de toutes les entreprises québécoises et canadiennes.


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