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Favoriser l'accessibilité aux meilleures pratiques en réadaptation au travail

Description du projet

Thématiques de recherche : Réadaptation au travail; Douleur chronique; Autogestion; Optimisation des soins; Mobilisation des connaissances; Santé numérique

Les troubles musculosquelettiques, comme les douleurs au dos, au cou ou à l’épaule, sont l’une des principales causes d’absence du travail au Québec. Ils représentent environ le quart des lésions professionnelles reconnues par la CNESST. Plus l’absence se prolonge, plus le retour est difficile : après six mois d’arrêt, seulement un travailleur sur deux parvient à reprendre son emploi. Revenir au travail ne règle pas tout pour autant. Entre 11 % et 48 % des travailleurs connaissent une rechute après leur retour, souvent dans les semaines qui suivent, au moment même où le suivi en réadaptation prend fin.

Des recommandations fondées sur la recherche existent pourtant pour aider ces travailleurs. Elles demeurent toutefois peu appliquées en clinique, et les travailleurs disposent de peu de ressources pour gérer eux-mêmes leur condition une fois de retour au travail. Mon programme de recherche vise à faciliter l’implantation des meilleures pratiques en réadaptation au travail, c’est-à-dire à traduire ces connaissances en actions concrètes dans les soins et dans le quotidien des travailleurs. Il poursuit deux objectifs :

  1. Soutenir les professionnels de la physiothérapie, principaux intervenants auprès du travailleur blessé, dans l’adoption des meilleures pratiques pour favoriser le retour au travail. Pour ce faire, nous développerons une intervention avec des cliniciens, des travailleurs et des partenaires du milieu.
  2. Soutenir l’autogestion du travailleur, soit sa capacité à gérer ses symptômes et leurs conséquences au quotidien, afin de favoriser son maintien en emploi. Nous explorerons comment les travailleurs comprennent et pratiquent l’autogestion, et nous adapterons un questionnaire pour la mesurer.


Ces travaux visent à offrir des soins de meilleure qualité, à favoriser des retours au travail plus durables et à réduire les conséquences humaines et économiques de l’incapacité au travail. Ils sont réalisés en étroite collaboration avec les milieux cliniques et les travailleurs, ce qui permet à la personne étudiante de contribuer à une recherche concrète, ancrée dans la réalité du terrain.

Rôle de l'étudiante ou de l'étudiant

La personne retenue, à la maîtrise ou au doctorat, assurera le leadership scientifique d’un projet du programme. Elle sera codirigée par deux personnes, ce qui lui donnera accès à une expertise complémentaire et à un encadrement soutenu.

Tâches principales et responsabilités :

  • Réaliser une recension des écrits pour situer son projet dans la littérature scientifique.
  • Contribuer à la conception de son projet, de la question de recherche jusqu’au choix de la méthode, et préparer la demande au comité d’éthique.
  • Recruter des participants (travailleurs, cliniciens) et collecter les données, par exemple au moyen d’entrevues ou de questionnaires.
  • Analyser les données et interpréter les résultats.
  • Rédiger un mémoire ou une thèse et des articles scientifiques.
  • Suivre les cours obligatoires et participer aux séminaires de son programme d’études.


Méthodes utilisées :

Selon le projet, la personne pourra travailler avec des méthodes qualitatives (entrevues), quantitatives (analyses statistiques) ou mixtes. Les projets touchent notamment l’adaptation et la validation d’un questionnaire, ainsi que le développement et l’évaluation d’une intervention en collaboration avec des cliniciens, des travailleurs et des partenaires du milieu.

Possibilités de développement professionnel :

  • Présenter ses résultats dans des congrès scientifiques et cliniques, au Québec et à l’international.
  • Publier des articles scientifiques à titre de premier auteur.
  • Obtenir l’accompagnement nécessaire pour déposer des demandes de bourses d’études.
  • Produire des outils de transfert des connaissances (fiches, capsules, infographies) destinés aux cliniciens et aux travailleurs.
  • S’intégrer à un milieu de recherche dynamique et interdisciplinaire, et créer des liens avec des partenaires cliniques et du monde du travail.

Candidatures recherchées

Niveaux d'études : Maîtrise et Doctorat

Sessions d'entrée : Automne 2027, Hiver 2027 ou été 2027

Compétences :

  • Baccalauréat (ou maîtrise, pour le doctorat) en réadaptation (physiothérapie, ergothérapie), en kinésiologie, en psychologie, en sciences de la santé ou dans un domaine connexe.
  • Intérêt marqué pour la recherche clinique et pour la santé des travailleurs.
  • Bonne maîtrise du français, à l’oral comme à l’écrit, et capacité à lire des articles scientifiques en anglais.
  • Autonomie, rigueur et sens de l’organisation.
  • Aisance à travailler en équipe et à communiquer avec des partenaires variés, comme des cliniciens et des travailleurs.

Atouts considérés :

  • Expérience clinique ou intérêt pour les troubles musculosquelettiques, la douleur ou la réadaptation au travail.
  • Connaissances ou expérience en méthodes de recherche qualitatives ou quantitatives.
  • Expérience en recherche, par exemple comme assistant de recherche, dans le cadre d’un stage ou d’un projet de fin d’études.
  • Dossier académique permettant de présenter des demandes de bourses d’études.

Direction de recherche

Christian Longtin

Marie-France Coutu

Yannick Tousignant-Laflamme

Junie Carrière

Domaines d'expertise :

  • Réadaptation
  • Neurosciences de la douleur
  • Psychologie
  • Incapacité au travail

Lieu principal de réalisation

Campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke

Unité d'attachement au projet : Faculté de Médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke

Financement disponible

Possibilité de bourses d'études et de contrat de recherche

Principaux avantages du projet

  • Une recherche utile et concrète : les projets visent à ce que les résultats changent réellement les soins. 
  • La personne se forme à la mobilisation des connaissances et aux sciences de l’implantation, des domaines en pleine croissance et recherchés en santé. 
  • Un partenariat étroit avec le terrain : les projets sont menés avec des cliniciens, des gestionnaires et des décideurs, et surtout avec des travailleurs qui vivent avec des troubles musculosquelettiques. 
  • Une équipe multidisciplinaire et un réseau étendu : la personne travaille avec des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des psychologues, des ergonomes et des médecins. 
  • Elle profite aussi de collaborations nationales et internationales en réadaptation et en incapacité au travail. 
  • Une formation méthodologique polyvalente : la personne pourra utiliser des méthodes qualitatives, quantitatives et mixtes, valider des questionnaires et développer des interventions. 
  • Ces compétences peuvent servir aussi bien en recherche qu’en milieu clinique ou dans des organisations de santé.

Pourquoi choisir ce projet?

Avec ce projet, vous contribuerez directement à améliorer la santé et la qualité des soins en réadaptation. Vous travaillerez avec des cliniciens, des travailleurs et des partenaires du milieu pour que vos résultats se traduisent en changements concrets dans la pratique clinique. Vous vivrez ainsi une expérience de recherche stimulante, utile et ancrée dans la réalité.