Pour en finir avec la tricherie : des environnements éducatifs centrés sur l’apprentissage

Depuis leur création en 2013, les Face et Pile ont eu pour objectif de faire le tour d’une question de formation sur une feuille recto verso. De manière la plus synthétique possible, on souhaite vous présenter les « deux côtés de la médaille » d’un sujet. À cet égard, le présent numéro est un peu particulier.

La tricherie n’est évidemment pas une activité dont on souhaite vanter les mérites ou que l’on veut faciliter. Elle est une tare dont la communauté universitaire cherche à se débarrasser. Les enseignantes et enseignants peuvent même ressentir de l’impuissance vis-à-vis sa récurrence. Elle constitue toutefois également un symptôme qui permet de réagir et d’adapter son enseignement. Divers auteurs et auteures démontrent bien que des solutions existent et qu’il est possible en bonne partie d’enrayer la tricherie en la rendant inintéressante. De quoi redonner un certain pouvoir aux enseignantes et enseignants par rapport à ce problème.

Outre la tricherie, ce Face et Pile présente donc les concepts d’environnements d’apprentissage et d’apprentissage en profondeur.  Côté face, on explique de quoi il s’agit, comment ça fonctionne, en quoi c’est intéressant et qui pourrait en bénéficier. Côté pile, on se demande quelles sont réellement les incidences de la tricherie, qu’est-ce qui pose problème dans cette lutte, à quoi faut-il faire attention lorsqu’on s’y attaque et qui risque d’y perdre si rien n’est fait ou si ces solutions sont envisagées.

Mentionnons enfin que ce document nous semble à propos alors qu’un mouvement tente de sensibiliser les enseignantes et enseignants au fait qu’il y aurait lieu d’adapter certaines tâches d’évaluation, en particulier les examens, notamment en contexte de formation à distance imposée par la pandémie.