À propos

Classe inversée ou pédagogie inverse?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter une excellente «rentrée» universitaire. Déjà vous avez remis vos plans de cours, déjà vous avez commencé vos enseignements, déjà les étudiantes et les étudiants remplissent les classes.

C’est, entre autres, de cette présence en classe que traite ce nouveau numéro de Perspectives SSF. À quoi doivent servir ces rencontres «présentielles»? À diffuser des connaissances, à les mettre en application comme des ressources que les compétences doivent mobiliser, à débattre en commun des apprentissages réalisés ou à faire?

Traditionnellement l’enseignement est vécu comme un processus dans lequel l’étudiante ou l’étudiant assiste en classe à des exposés destinés à lui faire acquérir des savoirs qu’il met en application chez lui par des exercices. L’enseignante ou l’enseignant est actif et l’étudiante ou l’étudiant passif.

Avec la classe inversée, c’est l’inverse (pléonasme volontaire), l’optique est bien définie. Les connaissances sont acquises à l’extérieur de la classe et cette dernière est un lieu d’application, d’expérimentation. Le professeur sert de guide, les étudiantes et les étudiants sont en mouvement.

Alors, est-ce la classe qui est inversée ou la pédagogie qui se modifie, se transforme, dans certains cas s’inverse?

C’est le sujet central de ce numéro, mais d’autres rubriques devraient aussi susciter votre intérêt comme l’utilisation des blogues, un nouveau numéro de Face et Pile sur la formation à distance, la gestion de fichiers dans Moodle, les postes centrés sur l'enseignement au Canada anglais, et en première dans la rubrique «Ça se passe chez nous», les dossiers présentés au Conseil des études de l'Université de Sherbrooke.

Bonne lecture!

Serge Allary
Directeur général
Service de soutien à la formation

Perspectives SSF, octobre 2013