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Professionnaliser, oui, mais!

Dans ce numéro de Perspectives SSF, nous traitons de la professionnalisation.

Bourdoncle (2000), repris par Wittorski (2008), distingue cinq objets par rapport à ce terme :

  • la professionnalisation de l’activité;
  • la professionnalisation des personnes qui exercent l’activité;
  • la professionnalisation des groupes de ces personnes;
  • la professionnalisation des savoirs;
  • la professionnalisation des formations.

Si nous nous attardons à certains de ces objets, on pourrait voir l’université jouer un rôle de pourvoyeur de ressources prêtes à exercer une activité économique déterminée, prêtes à rejoindre une profession, prêtes à relever les défis de la complexité de leurs savoirs. Une université qui développe ses formations en fonction des situations de travail qu’auront à affronter ses diplômées et diplômés. Une université qui conjugue pertinence sociale avec pertinence économique.

Nous aurions devant nous une mission qui prend en compte la «construction» d’une main-d’œuvre pour un marché du travail de plus en plus exigeant. C’est certainement le cas pour des métiers, des professions, directement en lien avec ce marché, avec ces économies. Citons par exemple, les comptables, les ingénieurs ou les médecins.

Mais qu’en est-il des philosophes, des mathématiciens, des sociologues, des littéraires? À quel métier devons-nous les préparer? Est-ce que professionnaliser a du sens pour ces étudiantes et étudiants? Qu’en pensez-vous?

Bonne lecture!

Serge Allary
Directeur général
Service de soutien à la formation

Perspectives SSF, mai 2015