Le fin mot

Triche (ou tricherie)

Dans le monde académique, dès que l’on cherche à définir la triche (ou tricherie), on est rapidement confronté au flou qui règne autour de ce mot. Pourtant, tout le monde a une idée à peu près juste de ce que signifie tricher.

En réunissant plusieurs définitions trouvées dans de multiples dictionnaires, on obtient pour tricher «enfreindre les règles d’un jeu ou certaines conventions explicites tout en affectant de les respecter pour gagner, réussir, parvenir à un résultat».

Une recherche dans des règlements disciplinaires d’établissements universitaires permet de relever d’autres vocables comme fraude, délit ou encore infraction, auxquels on accole le qualificatif d’académique. En général, ces établissements possèdent une règlementation spécifique à la question de triche dans les évaluations.

L’École polytechnique fédérale de Lausanne définit fraude comme «toute forme de tricherie en vue d’obtenir pour soi-même ou pour autrui une évaluation non méritée».

Pour HEC Montréal, «[c]onstitue une infraction [de nature académique] le fait de commettre tout acte visant à tromper quant au rendement pédagogique lors d’une évaluation ou quant à la réussite d’une exigence relative à une activité pédagogique, ou toute tentative de commettre cet acte ou toute participation à un tel acte».

Le plagiat, qui consiste à faire passer pour sien le travail d’un autre, est une forme de triche s’il est fait dans l’intention de tromper. Le fait de soumettre un même travail pour des cours différents correspond à de l’autoplagiat, c’est-à-dire faire passer pour original un travail qui ne l’est pas et qui a déjà servi à obtenir des crédits.

Le graphique suivant, utilisé dans les ateliers sur le plagiat, permet de visualiser les différentes formes de triche.