Le monde en perspective 

par Jean-Sébastien Dubé

Responsables - Perspectives SSF a discuté avec la professeure Isabelle Lacroix, directrice de l’École de politique appliquée, qui admet volontiers que l’idée de cette baladodiffusion provenait de sa collègue la professeure Karine Prémont, avec qui elle a réalisé les quatre épisodes.

Objectif - Cette baladodiffusion avait comme point d’orgine l’intérêt qu’ont ses deux instigatrices à transmettre oralement des notions politiques pour contribuer à la réflexion sociale. Il s’agissait d’interventions similaires à celles qu’elles font dans les médias, mais avec la possibilité de prendre davantage de temps sur chaque sujet. Elles y voyaient aussi un complément au site pédagogique Perspective Monde et l’occasion de développer des sources sonores d’intérêt.

Public-cible - Outre les membres du public intéressé par les questions politiques, elles envisageaient que les étudiantes et étudiants des ordres universitaire, mais aussi collégial, seraient les auditrices et auditeurs de cette baladodiffusion.

Pre Isabelle Lacroix

Intérêt pour l’enseignement - De l’avis de la professeure Lacroix, les balados du Monde en perspective constituent assurément du matériel pédagogique, mais il s’agit de productions de l’École de politique appliquée, plutôt que de productions liées à un cours en particulier. À l’instar de Perpective Monde, il s’agit de sources intéressantes pour les travaux des étudiantes et étudiants en formation initiale, mais également d’un espace intéressant pour la vulgarisation de travaux de recherche aux cycles supérieurs : « C’est un peu l’idée de raconter son doctorat en 20 minutes… ». Elle évoque par ailleurs l’intérêt de certains de ses collègues pour ce genre de contenus audio en situation de pandémie, « Sûrement pas pour tous les cours, mais pour certains d’entre eux ».

Rétroaction obtenue - Les premiers balados de cette série avaient suscité des retours intéressants. Des gens se demandaient quand serait diffusé le prochain épisode. Des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs se montraient prêts à s’impliquer. Toutefois, d’autres commentaires mentionnaient que la piètre qualité sonore des balados rendait difficile de se concentrer pour suivre le propos. L’essentiel des commentaires négatifs provenaient de cette mauvaise qualité sonore qui entrainait une expérience d’écoute désagréable.

Objectifs atteints? Les professeures Prémont et Lacroix avaient opté pour une solution technique assurant une grande simplicité de manipulation (un bouton pour enregistrer, un bouton pour diffuser), mais qui n’offrait pas une qualité sonore adéquate. Quatre épisodes furent produits de février à mai 2019. D’après Isabelle Lacroix, ils constituaient un investissement fort rentable du point de vue du rayonnement, mais devant l’impossibilité d’atteindre des objectifs minimaux de qualité sonore, Karine Prémont et elle ont choisi de mettre fin à l’expérience.

Principal défi - Dans ce contexte, c’est évidemment le défi d’offrir des balados de bonne qualité sonore que retient la professeure Lacroix. Elle affirme même qu’elle serait prête à se relancer si une solution technique intéressante lui était présentée.

Principale fierté - L’intérêt de gens les ayant contactées confirmait l’instinct des instigatrices de cette baladodiffusion quant au potentiel d’écoute dans une population élargie.