À propos

L’ABC d’enseigner aux Y et aux Z

On ne s’était pas encore habitué aux jeunes de la génération du millénaire, ces Y qui étaient passés par la réforme au primaire et au secondaire… Et voilà que l’on vient nous casser les oreilles avec une nouvelle génération, les Z, enfants du délire sécuritaire post-onze-septembre qui n’ont pas connu le monde sans Internet. Toutes les publications populaires majeures (New York Times, Le Monde, Les Affaires, Les Échos, Macleans, Fast Company, TIME, The Globe and Mail, etc.) en ont traité ces derniers mois. Difficile de ne pas au moins remettre en question cette tendance… D’autant qu’il y a lieu de se demander à quel point cette catégorisation marketing repose sur de véritables distinctions générationnelles…

On peut entendre certains collègues maugréer : « Devra-t-on encore adapter notre enseignement à une nouvelle espèce d’étudiants? » Leur manière d’apprendre a-t-elle changé à ce point? Une bonne partie des connaissances fondamentales restent pourtant les mêmes, non? Surtout au premier cycle. N’y a-t-il pas des limites à jouer le jeu du clientélisme? Est-ce que la manière d’enseigner influence vraiment leur réussite? Ce ne serait pas plutôt à eux de s’adapter au niveau universitaire? Il faudrait d’abord au moins qu’ils y mettent un peu plus d’effort…

Et si l’important c’était surtout de se demander qui sont les jeunes que nous avons devant nous? Quel monde les attend? Pour quoi les préparons-nous? Qu’ils soient d’une génération ou de l’autre, technophiles ou technophobes, comment les rejoint-on?

Jean-Sébastien Dubé
Coordonnateur
Veille et gestion des connaissances
Service de soutien à la formation

Perspectives SSF, décembre 2015