Revue prédatrice

En collaboration avec le Service des bibliothèques et archives de l’Université de Sherbrooke

En recherche, le phénomène des revues prédatrices fait de plus en plus la manchette. Nous profitons de ce numéro spécial pour reproduire des extraits d’une page synthèse sur les revues prédatrices du Service des bibliothèques et archives portant sur le sujet.

Qu'est-ce qu'une revue prédatrice?

Les revues prédatrices sont des revues frauduleuses qui envoient des courriels de masse offrant de publier vos articles en libre accès moyennant un certain montant d'argent, et dont les services d'édition ou de révision par les pairs sont minimaux, voir inexistants. 

Caractéristiques des revues prédatrices

Voici quelques caractéristiques des éditeurs de revues prédatrices:

  • Ils envoient des courriels de sollicitation pour la soumission d'articles;
  • Proviennent souvent de pays émergents;
  • Les membres du comité éditorial ne sont pas toujours clairement mentionnés ou, s'ils le sont, leur expertise ne l'est pas;
  • Le titre de la revue n'est pas en adéquation avec les sujets traités dans les articles;
  • Des frais sont réclamés pour la soumission de l'article.

Pour une liste plus complète, consulter cette page web.

 Comment les reconnaître?
  • Font-elles partie d’une liste de revues jugées prédatrices ou d’éditeurs jugés prédateurs (ex. Cabell’s blacklist (sur abonnement))?.
  • Vos professeurs et professeures ou collègues les connaissent-elles? Parlez-en avec des gens qui travaillent depuis longtemps dans le domaine. Ils ou elles connaissent généralement bien les revues crédibles.

Références 

Beall, J. (2012). Criteria for Determining Predatory Open-Access Publishers (2nd edition).

CARL-ABRC. (2015). Comment repérer et éviter les éditeurs prédateurs : notions élémentaires pour les chercheurs.

Ediqo. (s.d.). 8 Indicators of a Reputable Open Access Journal.

Fovet-Rabot, C. (2017). Éviter les éditeurs prédateurs (predatory publishers), en 5 points. Montpellier: CIRAD.

En savoir plus

En complément, quelques courts billets récents tirés du blogue d’Hervé Maisonneuve, médecin français s’intéressant à la publication des revues biomédicales et donc au phénomèmne des revues prédatrices :

Maisonneuve, H. (2019). « Conférences prédatrices, congrès prédateurs : méfiez-vous! Surtout quand l’invitation précise que ce n’est pas un spam ».  Rédaction médicale et scientifique, 12 avril 2019.

Maisonneuve, H. (2019). « Conférences prédatrices à Montréal et Toronto : les universités canadiennes sont abusées ».  Rédaction médicale et scientifique, 18 avril 2019.

Maisonneuve, H. (2019). « Les revues prédatrices se professionnalisent, des chercheurs sont complices, les institutions sont amorphes ».  Rédaction médicale et scientifique, 19 avril 2019.