À propos

Mic-mac, MOOC

Chères lectrices, chers lecteurs,

Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter une excellente année 2013. Parmi mes vœux figure en bonne place une parfaite réussite pour le sommet sur l’éducation supérieure : que la mission et le rôle de l’Université soient enfin clarifiés et déclarés et, qu’en toute logique, les moyens de les remplir soient définitivement octroyés.

Dans ce premier numéro de l’année, vous trouverez un dossier substantiel sur les MOOC (Massively Open Online Course), littéralement «cours en ligne ouverts et de masse» dont l’inscription est gratuite et sans condition. Gageons qu’un humoriste y inscrira son animal de compagnie!

Pourquoi une telle initiative de la part d’universités connues et reconnues (aux États-Unis : Stanford, MIT, Harvard, etc. Au Canada : Toronto, UBC, HEC, etc.)? Qu’ont-elles à y gagner? De la visibilité, de la notoriété, une vitrine pour leurs expertises, une stratégie de recrutement?

Que feront les mêmes universités lorsque les demandes de reconnaissance des cours suivis en mode MOOC arriveront? Que feront les milieux et les ordres professionnels? Reconnaîtront-ils les MOOC comme formation continue pour leurs employés ou leurs membres?

Naïvement, est-ce simplement la possibilité de donner accès au savoir à tous? Ou y a-t-il des intérêts cachés (création de bases de données, gratuites d’abord, payantes ensuite...)?

Un vrai mic-mac, ces MOOC?

Bonne lecture!

Serge Allary
Directeur général
Service de soutien à la formation