L'histoire en bref  (*)

Le SPPUS, à l’origine SPUS, a été fondé en 1973 alors que se manifeste un fort mouvement de syndicalisation au sein des universités québécoises. Il est, au moment de son accréditation le 5 février 1974, l'un des premiers syndicats à s’implanter dans une université traditionnelle.

L’unité d’accréditation comprend toute professeure ou tout professeur exerçant ses fonctions à l’Université de Sherbrooke, sauf les professeures et professeurs de la Faculté de médecine et les professeures et professeurs membres de l’AIPSA (Association des ingénieurs-professeurs de la Faculté des sciences appliquées).  Les personnes occupant temporairement des fonctions administratives au Rectorat et au sein des facultés sont également exclues de l’unité d’accréditation.

La réflexion qui a conduit à l’accréditation a d’abord été menée au sein de l’Association des professeurs de carrière de l’Université de Sherbrooke (APCUS) fondée au cours de l’année universitaire 1958-1959, cinq ans seulement après la naissance de l’Université de Sherbrooke.  En 1967, l’APCUS prend le nom d’Association des professeurs de l’Université de Sherbrooke (APUS).  En 1995, faisant suite à un processus de féminisation, le SPUS devient le SPPUS. 

Dès avril 1974, les membres ont manifesté la volonté que le SPUS soit affilié à la Fédération des associations des professeurs des universités du Québec (FAPUQ).  Cette alliance semblait importante au moment de préparer une première convention collective dans le contexte où l’Université connaissait un réel problème financier.  Ce n’est d’ailleurs que le 23 mars 1976 qu’est signée la première convention collective, après trois ans d’existence.  Le SPUS a réussi lors de cet exercice à renforcer la cohésion entre ses diverses sections, à mettre en fonction des structures efficaces, à établir un rapprochement avec les autres universités.

Néanmoins, les années qui vont suivre seront marquées par des états de crise et de remises en question.  L’austérité est présente tant à l’égard du Fonds d’entraide professionnelle (FEP) qu’à l’égard des plans d’équilibre budgétaire que l’Université arrive difficilement à réaliser depuis plus de trente ans.  Sans cesse, le SPPUS aura à réaffirmer sa foi en un processus collectif de planification des ressources, refusant de se prêter aux exercices comptables établis à la pièce.  À cet effet, des mesures ont été prises afin d’accroître les actifs du FEP et l’efficacité de l’action syndicale.  Ce fonds est alimenté par une portion de la cotisation syndicale déterminée par l’Assemblée générale, par des dons, par des versements spéciaux et par les intérêts que rapporte le FEP.

Ainsi, même dans les moments de tourmente qui ont marqué son histoire, le SPPUS a toujours cherché à s’en tenir à sa mission première.  Il a pour buts l’étude, la protection et le progrès des intérêts économiques, professionnels et sociaux de ses membres.  Il vise aussi la promotion d’une politique universitaire d’intérêt public, dans le contexte de la défense des intérêts de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs.

Pour une représentativité adéquate, le SPPUS est régi par quatre organismes syndicaux.  Ce sont : l’Assemblée générale, le conseil syndical, le comité exécutif, les sections. De plus, une secrétaire générale ou un secrétaire général est affecté au bureau du SPPUS à titre de permanent.  Ses fonctions sont essentiellement d’assumer la responsabilité du secrétariat, de diffuser de l’information aux membres et d’assurer l’exécution des décisions du conseil syndical et du comité exécutif qui lui sont confiées.

Le SPPUS est affilié à l’échelle provinciale à la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU).  Cette fédération le représente auprès de l’Association canadienne des professeurs d’université (ACPU).

En ce début de XXIe siècle, le SPPUS amorce sa quatrième décennie.  Les occasions sont encore nombreuses pour réfléchir et pour agir dans la perspective d’un mieux être collectif.  Vous y êtes toutes et tous conviés.


* Références :  Les données historiques sont tirées de :

  • Bulletin d'information, SPPU
  • Communiqués de presse du SPPU
  • Désilets, A. et Brunelle-Lavoie, L., Histoire d'un syndicat universitaire : Le SPPUS, 1973-1983, Sherbrooke, 1984, 93 p.
  • Liaison, Université de Sherbrooke.