Fanie Pelletier

Chaire de recherche du Canada en démographie évolutive et conservation

L’évolution en temps réel

Il y a de plus en plus de preuves que les modifications environnementales causées par l’activité humaine (telles que l’exploitation et la pollution industrielle)  engendrent des changements évolutifs dans les populations sauvages. Par exemple, plusieurs chercheurs ont démontré que les pêcheries et la chasse aux trophées ont tendance à récolter les animaux d’un certain « type », ce qui peut déclencher des effets évolutifs indésirables sur les animaux sauvages. Comprendre les causes de ces changements évolutifs et découvrir comment ils peuvent affecter la persistance des populations sauvages, voilà ce qui intéresse la professeure Pelletier.

Pour y parvenir, l’équipe de la professeure Pelletier mène des recherches dans des laboratoires à ciel ouvert tels que le parc du Mont Orford et les montagnes Rocheuses : elle utilise des techniques de pointe pour suivre individuellement l’ensemble des animaux d’une même espèce (incluant les ratons laveurs et les mouflons d’Amérique) vivants sur une région. Ces suivis détaillés permettent, entre autres, d’établir les causes de mortalité (maladies, prédation, chasse) les plus susceptibles d’affecter la croissance des populations.

Les recherches menées dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada en démographie évolutive et conservation fourniront des informations clés afin de comprendre comment les animaux pourront s’adapter aux changements à grande échelle causés par l’activité humaine. Pour éviter les extinctions des espèces et pour assurer une exploitation soutenable autant du point de vue de l’écologie que de l’économie, il est fondamental de comprendre les phénomènes qui influencent l’abondance des différentes espèces dans le temps et dans l'espace.