Messages de sympathie

Pour adresser un message de sympathie public, veuillez l’adresser par courriel à : Sympathie.DThomas@USherbrooke.ca

Pour adresser un message de condoléances à sa famille, veuillez l’adresser par courriel à : Condoleances.DThomas@USherbrooke.ca


Don a fait son M.Sc. en écologie animale à l’Université Carleton en 1978 sous la supervision de Brock Fenton.  Il a obtenu un PhD en écologie tropicale à l'Université d'Aberdeen en Écosse en 1982.  Après des stages postdoctoraux aux universités Carleton et Washington, il a commencé sa carrière de professeur à l'Université de Sherbrooke.  Don est mort beaucoup trop jeune, mais ses contributions scientifiques sur l'écophysiologie énergétique et évolutive resteront pour témoigner de ses grandes qualités scientifiques.  Il est mort subitement en poursuivant sa passion pour sa science : sur le terrain en Corse en train de découvrir comment fonctionne la Nature. 

La Science est une pierre angulaire de notre civilisation moderne et notre civilisation est plus riche à cause des talents et des travaux de Don.  Ses idées continueront d'influencer plusieurs générations de scientifiques.  Je ne connais pas un meilleur témoignage à donner et je serai très satisfait si les gens peuvent dire autant quand ce sera mon tour.  Quand je suis arrivé à l'Université de Sherbrooke en 1992, jeune professeur fraîchement arrivé de l'Ontario, je me sentais un peu inquiet.  Est-ce que je pouvais bien m'intégrer et enseigner en français?  C'est l'exemple de Don (et son accent) qui m'a soutenu.  Nous avons passé beaucoup de vendredis, après 16 h, à partager des pichets de bière en bonne camaraderie et il me manquera.  J'offre toutes mes sympathies à sa conjointe, ses enfants, sa famille et ses amis.

Bill Shipley
North American Editor, Annals of Botany
Département de biologie
Université de Sherbrooke


Nous nous sommes rencontrés à quelques reprises il y a 10-15 ans alors que je faisais mon doctorat à Sherbrooke. Don était sur mon comité de maîtrise et de doctorat, et je l'ai côtoyé régulièrement par la suite lors de congrès et pour la direction d'Écoscience.

Comme tous ses collègues, j'ai été consterné par l'annonce de son départ soudain. Je tenais à vous offrir toutes mes sympathies durant cette période tragique. Nous nous souviendrons longtemps de Don, de son attitude, de sa franchise et de ses enseignements. Je me considère privilégié de l'avoir connu.

Steeve Côté
Professeur titulaire
Centre d'études nordiques Université Laval
Québec


J'ai été bouleversé d'apprendre le décès de Don il y a quelques semaines. J'ai connu Don lors de mes études de baccalauréat en biologie à Sherbrooke. Il venait d'accepter son poste de professeur-chercheur, et dans le cadre d'un projet d'initiation à la recherche, il m'avait confié la tâche de tester sa première chambre métabolique sur des campagnols, gracieusement fournis par Jean-Marie Bergeron. J'ai encore d'excellents souvenirs du temps passé, sous sa supervision, à mettre au point ce nouvel appareil. Et que dire des échanges que nous avons eu lorsque j'ai analysé les résultats et que j'ai rédigé mon rapport! L'encre du rapport n'était pas encore sèche que Don avait déjà rédigé un manuscrit que nous avons publié dans le Journal of Mammalogy par la suite.

Ce contact privilégié avec un chercheur du calibre de Don m'a incité à poursuivre mes études à la maîtrise, puis au doctorat. J'ai revu Don à plusieurs reprises par la suite, notamment durant les congrès de la SQÉBC, et il prenait toujours le temps de prendre de mes nouvelles et d'échanger quelques idées sur différentes questions. Don fut mon premier directeur de recherche et a fait partie des quelques personnes qui ont eu une influence réellement importante sur ma carrière scientifique. Mais par-dessus tout, ce sont ses qualités humaines qui m'ont marqué. Son dynamisme, sa joie de vivre et son regard pétillant nous manquera à tous.

Claude Samson, biol. PhD
Scientifique des écosystèmes

Québec

Bonjour Don,

Tu es encore là, je n'ai pas effacé tes courriels, tu es encore dans mon carnet d'adresses.  J'ai une petite carte sur mon bureau et je te voir sourire tenant un oiseau au bout de ta main.

Un mois après, il s'agit encore d'une terrible nouvelle et il y a une partie de moi qui n'arrive pas à le croire.  Je m'imagine encore te rencontrer dans le couloir, ou vers ton (nouveau) raccourci à travers la nouvelle aile de maths vers l'édifice de biologie (qui t'amenait devant mon bureau).

Moi directeur, toi comme Doyen, nous nous sommes rencontrés en 2005 et nous avons travaillé 3,5 années ensemble.  Tu étais positif, enthousiaste, chaleureux.  Avec générosité, enthousiasme, tu me parlais de science, tu répondais à mes questions sur les chauves-souris, tu m'écoutais parler de mathématiques et de statistique.

J’offre mes sympathies sincères à ta famille et tes proches.

Éric Marchand
Professeur de statistique
Département de mathématiques
Université de Sherbrooke

J'ai connu Don lors de rencontres d'instances de l'Université. Je l'appréciais beaucoup. Je suis partie en Europe et rentrée le 4 juin. Juste avant mon départ, nous avions plaisanté ensemble qu'il serait à son tour au soleil à mon retour. En apprenant la nouvelle, j'ai été particulièrement sonnée, comme incapable d'assimiler l'information et de comprendre la réalité.

Je ne suis qu'une étudiante, pas de sa faculté, mais j'ai été impressionnée par Don. Il avait en lui une force tranquille...

Courage.

Christelle Lison
Étudiante au Doctorat en Éducation
Membre du CÉRES

C’est avec une grande tristesse que j’écris ces quelques lignes pour rendre hommage, et dire adieu, au grand homme de cœur et au grand homme des Sciences qu’était Don. Depuis mes débuts d’étudiante en 1999 dans le programme « mésanges », nos chemins se sont croisés plus d’une fois dans les forêts corses et nous avons partagé de bons moments de discussion et de convivialité dans la maison forestière de Pirio. Don était par ailleurs une clé de voute dans le groupement de recherche que nous développons entre Montpellier et Sherbrooke.

Je transmets mes plus sincères condoléances à sa famille, ainsi qu’à ses collègues.

Anne Charmantier
Chargée de recherche au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive de Montpellier
France

Témoignage d’un collègue et ami.

La nouvelle inattendue du décès de Don Thomas m’est arrivée grâce aux bons soins des mes contacts avec la SQÉBC, un juste retour des choses vu l’implication active de Don avec notre Société.  J’ai connu Don depuis les débuts de son travail à l’Université de Sherbrooke,  mon alma mater.  Je voulais donc témoigner de la qualité de l’homme et de la perte d’un précieux collègue.  Je suis sûr que plusieurs lecteurs partagent mes sentiments.

Don a été un leader.  Dans mes premiers contacts professionnels avec lui,  son dynamisme et sa passion pour l’écologie ont été contagieux, et sa collaboration, utile (un sine qua non dans l’univers de Don).  Depuis 1992, j’ai côtoyé Don au fil des congrès de la SQÉBC, et peux attester de son influence dans l’univers de notre discipline scientifique.  On a tous à un moment ou l’autre attendu les questions pertinentes et souvent humoristiques de Don lors des communications orales.  Il ne faudrait pas oublier l’effet rassembleur de l’attitude enjouée de Don lors de mémorables banquets.  Il nous laisse, bien prématurément,  un héritage culturel indélébile qui saura contribuer dans les années à venir à la cohésion et donc la viabilité de notre Société.

Merci Don.

Jean-François Robitaille
Départment de Biologie
Université Laurentienne
Ontario

C’est avec énormément de tristesse que nous avons appris la disparition soudaine du Prof. Don Thomas, Doyen de la Faculté des sciences. Don était pour nous un collaborateur et un partenaire de premier plan. Il fut un acteur majeur de la création du Baccalauréat en géomatique appliquée à l’environnement, qui est offert conjointement depuis 2003 par notre Département et celui de Biologie. Depuis, il a toujours œuvré pour renforcer nos liens avec la Faculté des sciences. Nous perdons en lui un grand ami, un homme de science généreux et extrêmement dynamique. Faisons en sorte que ce qu’il faisait si bien, avec autant d’amour, de conviction et d’enthousiasme puisse continuer.

À sa famille, ses amis et collègues durement éprouvés, nous présentons nos plus sincères condoléances.

Département de géomatique appliquée
Centre d’applications et de recherches en télédétection
Faculté des lettres et sciences humaines
Université de Sherbrooke

Toute l’équipe du Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences (CREAS) de l’Université de Sherbrooke transmet ses plus sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues du doyen Donald W. Thomas. Nous garderons de bons souvenirs de lui et du plaisir que nous avons eu à collaborer avec lui. Recevez l'expression de notre profonde sympathie.

Les membres du Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences (CREAS)
Université de Sherbrooke

Je me souviens de Don comme si c'était hier. Avant de débuter mon doctorat avec Jean-Marie Bergeron, j'étais venu un été aider Dominique Berteaux. J'avais alors discuté avec Don et lui avais mentionné que je souhaitais entreprendre un doctorat au Québec. Je m'étais rendu à la SQEBC - 1993, à Rimouski-, encore timide. Je n'osais pas aborder les chercheurs. Don m'avait pris par l'épaule et m'avait introduit auprès d'une foule de chercheurs. Avec son formidable accent, il leur disait : « Tiens je te présente un super français qui cherche un doctorat... Je te laisse discuter avec lui ». Pendant toute la soirée, il s'est occupé de moi pour me présenter plein de monde. Voilà comment j'ai réellement connu Don la première fois. Généreux. Prêt à aider de jeunes étudiants comme moi. Et après, pendant mon doctorat, Don était  toujours prêt à discuter et à débattre. C'était incroyable comme il voyait souvent juste. J'appréciais sa justesse, finesse et rigueur scientifique. Il arrivait, bien souvent, à souligner les points faibles de ta recherche. Ça permettait vraiment d'avancer. Je me souviens encore de cette phrase "Jean-Marc explique moi pourquoi tu vas faire ça. Tu dois pouvoir le justifier". Il avait vraiment raison. Ça m'a tellement marqué, que  je répète souvent cette phrase à mes étudiants en citant Don et en prenant son accent. Et j'explique à mes étudiants, qu'au Québec, il y a un super chercheur qui me posait cette question et qu'il avait totalement raison. Rien que d'écrire ces mots, j'en suis bouleversé. Cette nouvelle me révolte.

Pendant le repas de ma thèse, j'étais assis à côté de Don. Chaque fois que mon verre était vide, il le remplissait. Et moi, je ne le voyais pas. Et machinalement, je vidais mon verre... Et Don le remplissait, etc. Je ne raconte pas: le lendemain matin, j'ai été malade. J'en rigole encore. Quand Don te racontait l'Afrique, les chauves souris, tu rêvais...

Voilà, une page se tourne. C'est ainsi... Douloureux. Mais c'est tellement difficile à accepter.

Normalement, cet automne je dois venir à Montréal pour participer à un Jury de thèse. Je me faisais une joie de passer tous vous voir au labo., à Sherbrooke. Je passerai, bien entendu, mais il manque déjà quelqu'un de formidable.

Jean-Marc BONZOM
Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)
Laboratoire de Radioécologie et d'Ecotoxicologie/SECRE/DEI
France

Les personnels du Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive de Montpellier s’associent avec émotion à l’hommage rendu à Don Thomas.

Beaucoup se sont exprimés par un message personnel, mais, collectivement, au-delà du programme « mésanges » dont il était devenu un des principaux acteurs, au-delà de l’association et des rencontres scientifiques Montpellier-Sherbrooke où nous sommes nombreux à avoir travaillé à ses côtés, nous sommes tous touchés par la perte d’un grand scientifique, d’un « grand bonhomme » dynamique et chaleureux, d’un ami.

Nous avons savouré maintes fois la qualité des échanges scientifiques avec lui, son coup d’œil acéré, et son élan pour la pluridisciplinarité, si bien illustré par l’insertion de ses travaux d’écophysiologie dans une problématique évolutive, et nous peinons à réaliser que tout cela doit désormais être de l’ordre du souvenir.

Nous nous associons à la peine de sa famille, de tous ses proches, et de ses collègues et amis de Sherbrooke et d’ailleurs.

Jean-Dominique Lebreton
Directeur, CEFE UMR 5175
Montpellier, France

À tous les membres de la famille de M. Donald Thomas!

Veuillez accepter l'expression de ma profonde sympathie, après la nouvelle du décès de Don!

Bon courage dans ces moments très intenses!

Bon voyage M. Don!

Bien sincèrement,

Luc Ruest, chimiste
Professeur à la retraite

C’est avec tristesse et consternation que j’ai appris le décès de Don.  Il y a peu d’hommes dans nos vies qu’on rencontre et qui changent nos vies.  La mienne a changé à l’hiver 1988 lorsqu’il m’a embauché comme assistant de recherche d’été.  En me faisant confiance, il m’a permis de découvrir une parcelle du monde merveilleux de la recherche.  J’y ai bâti le fondement de ce que je suis devenu professionnellement en apprenant les bases de la réflexion, l’analyse et la rigueur scientifique.  Rigueur certes, travail acharné, acuité intellectuelle et plaisir.

Aujourd’hui, j’ai planté un magnolia.  Le printemps prochain et les autres, quand il fleurira, je me remémorerai le printemps et l’été 1988 au cours desquels j’ai appris la passion du travail à simplement côtoyer et écouter Don.  Pour lui, l’été 1988 c’était la naissance d’Alexis.  Pour nous, on faisait nos premiers pas dans le merveilleux monde de la recherche à courir les chauves-souris dans les voisinages de Sherbrooke.  Merci Don.

Marie-Hélène, Patrick, Alexis, Claude et votre famille, je vous offre mes plus sincères sympathies.

Marc Lapointe
Directeur – prévention et sécurité
Université de Montréal

Cela a été un choc d'apprendre le décès de Don, notre doyen, collègue et ami.

La vie est si fragile... Pourtant, il semblait en grande forme, alerte, le pas pressé mais toujours avec son beau sourire et d'une grande gentillesse.
Il ne manquait jamais de me saluer lorsqu'il passait devant mon bureau.

Je n'oublierai pas notre dernière conversation avant son départ pour la Corse, où je me suis permise de le taquiner. Nous avons bien ri!

Cher Don, tu n'es pas bien loin, seulement de l'autre côté du Chemin. Je t'envoie beaucoup de lumière et d'amour. Sois en paix.

À Marie-Hélène, aux enfants, parents et amis, ma profonde sympathie et mes pensées d'amour vous accompagnent.

Angèle Laliberté
Faculté des sciences (Direction)
Université de Sherbrooke

C’est avec grand regret que les membres de la Corporation de conservation du boisé de Johnville ont appris le décès subit de M. Thomas. M. Thomas a été un allié hors pair pour le développement du Parc écoforestier de Johnville notamment en obtenant du financement à l’Université de Sherbrooke et travaillant de ses propres mains à construire les abris destinés aux utilisateurs du Parc. 

M. Thomas chérissait aussi d’autres projets d’envergure pour le Parc, dont la construction d’un pavillon d’accueil. Il venait d’ailleurs tout juste d’accepter un poste d’administrateur de la Corporation. Tous les membres de la Corporation s’unissent pour vous exprimer leurs plus sincères sympathies.

Les membres de la Corporation de conservation du boisé de Johnville

En consultant le site internet de l'Université, j'apprenais avec stupeur le décès du collègue Don Thomas. Sa famille et l'Université perdent un grand humaniste, doué d'un sens de l'humour hors de l'ordinaire et d'un profond souci de la rigueur intellectuelle.

Mes plus sincères condoléances à sa famille ainsi qu'à tous ses collègues de la Faculté des sciences et de l'Université.

Joanne Sarrasin, PhD
Doyenne honoraire
Faculté d'éducation physique et sportive

Université de Sherbrooke

J’ai appris la triste nouvelle lundi dernier par l’info hebdomadaire de Claude Déry pendant que je me trouve en Arizona pour un cours d’été. Le dimanche j’étais en visite au Desert Museum de Tucson et en voyant des chauves-souris je disais à une collègue: mon ancien doyen à Sherbrooke, il connait bien ça!

J’ai commencé mon aventure canadienne à l’UdeS à l’été 2005, en même temps que Don embarqué dans la sienne comme Doyen.  Je garde dans la mémoire les midis du Journal Club. Il était toujours là à briser la glace quand ont se trouvait à commenter des articles particulièrement durs à décortiquer.

Prof. Thomas,  je veux que vous sachiez que j’ai été fier d’avoir reçu mon diplôme par vos mains lors de la collation des grades 2008.

Giancarlo Marino
M.Sc., Université de Sherbrooke
Étudiant au doctorat, Université du Québec à Montréal

J’apprends le décès de Don à mon retour de l’Arctique Canadien où j’étais sur le terrain pour mes recherches. Quel terrible choc.

Don avait co-supervisé mon doctorat de 1991 à 1995 alors que j’arrivais fraichement de France et ne connaissais rien, absolument rien du Québec. Il m’avait appris à mélanger dans un projet scientifique la rigueur, l’émotion, le sens critique, le travail acharné, le voyage, la nécessité de bien communiquer.

Don était un fonceur anxieux, une anxiété très créatrice. Toujours des nouvelles idées. Son labo plein de tubes et de pompes me revient en tête. Ses grosses mains manipulant de petits animaux. Ses grands bras entourant sa petite femme à la fin des 5 à 7. Je me souviens d’un séjour au Venezuela où nous parlions chacun un espagnol très… personnalisé! Il avait fait sa conférence en espagnol et avait soulevé un grand intérêt, beaucoup de rires et un fort respect.

Je me rappelle de son soutien continu dans les années de post-doctorat, pendant lesquelles la carrière de chercheur ressemble parfois à une terre inaccessible. « Tiens-bon, il ne faut jamais lâcher » me disait-il. Nous plaisantions souvent du fait qu’il aimait les terres chaudes alors que j’aimais les terres froides. Il me parlait de la Corse et je lui parlais du Nunavut. Nous savions depuis longtemps que nos différences de goûts n’étaient que la même expression de rêves d’enfance différents.

Il y a deux mois j’avais soupé à son domicile et y avais passé la nuit. Le lendemain matin, pendant que Marie-Hélène dormait, il m’avait fait des rôties à la poêle (juste assez grillées Don…) en discutant du financement de la recherche. La science n’était jamais bien loin.

Tu es parti bien vite. Bon voyage Don.

Dominique Berteaux
Professeur d’écologie
Université du Québec à Rimouski

J'ai fait ma maîtrise avec Don de 1995 à 1998. J'ai aussi eu la chance de l'accompagner pour sa première saison de terrain en Corse (et de l'envier depuis!). Don m'a par la suite appuyé et conseillé à toutes les étapes de ma carrière et je lui en serai toujours reconnaissant.  

En plus de la curiosité scientifique, de l'intérêt pour l'énergétique et l'écophysiologie et général, s'il y a une chose que Don m'a bien enseignée c'est que la recherche est « FUN »! Je garde un souvenir mémorable de mon expérience en Corse, de nos discussions et de son enthousiasme contagieux. Je fais de mon mieux depuis pour garder cet enthousiasme et le transmettre de mon côté.

Merci Don.

François Vézina
Département de biologie, chimie et géographie
Université du Québec à Rimouski

À la famille, amis et collègues de Don Thomas,

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Don. Ancien membre du conseil d’administration de notre établissement, c’est toujours avec un grand dévouement qu’il s’est impliqué dans le développement du Musée de la nature et des sciences. Il était apprécié de nous tous, dont plusieurs l’ont aussi côtoyé comme collègue de travail et professeur. Sa gentillesse, sa bonne humeur, ses idées novatrices et son accent bien à lui... nous manqueront beaucoup.

Nous tenons plus particulièrement à transmettre nos condoléances à sa famille et ses proches. Nous leur souhaitons toute la force nécessaire pour passer à travers cette épreuve aussi tragique qu’imprévue.

Serge Gauthier et Julie Shaffer au nom de tout le personnel du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

Serge Gauthier, conservateur
Musée de la nature et des sciences
Sherbrooke

Don Thomas était un professeur vraiment différent, brillant et fort sympathique. Quelqu’un d’unique.

J'ai pu côtoyer et connaitre Don plus personnellement lors de mon cours d'initiation à la recherche et de mon emploi comme étudiant dans son labo en 1992 et 1993. Sans son support et ses bons mots, je n'aurais jamais fait de doctorat. Mon présent professionnel serait aussi fort différent, ce serait autre chose. Don m'a motivé, poussé et a su partager son amour de la biologie.

Don est de ces personnes qui apparaissent sur votre chemin et lui font prendre une tangente différente, inattendue. Après mon passage à Sherbrooke, nos rencontres ont été fortuites, mais toujours aussi amicales et franches. Quels beaux moments privilégiés je garde en souvenirs.

Je termine en offrant mes sympathies les plus sincères à Marie-Hélène et aux autres membres de sa famille.

Merci Don!

Louis Lesage Biol. Ph.D.
Section conservation des populations
Service canadien de la faune
Environnement Canada

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès soudain de Don. J’ai rencontré Don pour la première fois en 1987, au tout début de mon Bac en écologie, lors une « soirée rencontre » organisée pour que les étudiants écologie en apprennent à connaître leur professeur, et vice-versa. Cela fait déjà 22 ans, mais je m’en rappelle encore comme si c’était hier. Don nous avait alors raconté ses travaux de recherche en Afrique et au Costa Rica. Il m’avait immédiatement impressionné par son enthousiasme contagieux, son humour, sa joie de vivre, et par sa passion. Après mon départ de l’Université de Sherbrooke, Don a continué à m’encourager et à me donner conseil, pendant mes études graduées, postdoctorales, et pendant ma carrière académique. J’ai grandement apprécié son honnêteté quand je lui demandais conseil; ses recommandations étaient toujours pertinentes et judicieuses. Don a en un impact majeur sur le développement de ma carrière.   Il y a peu de choses qui sont plus précieuses que le temps que l’on donne aux autres, et Don a toujours été très généreux de son temps envers moi.
 
Merci Don!
 
Patrice Boily
Associate Professor
Western Connecticut State University

Ce samedi à 16 h, je rendrai hommage à ma façon au doyen Don Thomas dans le cadre de l'émission BLEU JAZZ de la Radio communautaire de l'Estrie.

Au programme, trois pièces de Karen Young, Pat Metheny et les Rolling Stones.

Un salut au libre penseur, mélomane et amoureux des chauves-souris.

Émission BLEU JAZZ
Samedi de 16 h à 19 h sur CFLX 95,5 FM
En ligne http://www.cflx.qc.ca/

Pierre Chailler Ph.D.
Coordonnateur académique
Baccalauréat en Biochimie

Étudiante au baccalauréat en biologie–concentration écologie à l’Université de Sherbrooke de 1991 à 1994, je fais partie des privilégiés qui ont été formés par Don (cours et travaux pratiques de Vertébrés, de Génétique des populations, d’Écologie animale, et Séminaire d’écologie).

Assister à un cours donné par Don était à la fois un plaisir intellectuel et une source d’inspiration. Quelle inspiration en effet de voir Don si passionné par les animaux, et si humble au moment d’essayer de comprendre comment ils s’adaptent à leur environnement. À un âge où je recherchais des modèles pour me conforter dans mon choix de carrière, combien vivifiant ce fut pour moi de voir aller Don, avec sa démarche d’adolescent, son sourire éclatant et son respect pour les étudiants. « Oui, que je me disais alors, il est possible d’être un bon scientifique et de s’amuser follement au travail! ».

Suite à mon baccalauréat, j’ai croisé Don à quelques reprises lors de ses visites au Département de biologie de l’Université Laval, où je poursuivais des études supérieures en écologie forestière, ou de congrès de l’ACFAS. C’est là qu’il m’a dit « Hey, Gamache, tu twwaînes encore les pattes à Laval? ». Ah, cet accent inoubliable qui plaisait tant aux étudiants et qui faisait de Don un personnage. Il y a quelques mois, j’ai visionné l’entrevue de Don à l’émission La Barbière et fut ravie de constater qu’en quinze ans, il n’avait pas perdu une miette de son accent!

Je trouve difficile de voir partir Don. Un directeur de thèse, ou un professeur-clé comme l’a été Don pour moi, c’est l’équivalent intellectuel d’un parent. Les « vieux » diplômés comme moi avons eu le temps de nous habituer à ne plus côtoyer Don. Ses collègues de longue date du Département de biologie (Denis, Claude, Bill, Marco, Colette), par contre, de même que ses étudiants actuels, vont ressentir un grand vide. Mes pensées les accompagnent donc de façon particulière.

Isabelle Gamache, Ph.D.
Madrid, Espagne

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Don cette semaine. J’ai eu la chance et le privilège de côtoyer Don à quelques reprises dans les quinze dernières années, entre autres en travaillant pour deux de ses étudiants à la maîtrise et au hasard de rencontres, la dernière fois il y a quelques années à une représentation du film Papillon bleu à Sherbrooke. À ceux qui ne le connaissaient pas, je leur décrirais comme le monsieur chauve-souris du Québec, puisqu’il a contribué grandement à développer les connaissances et à améliorer la protection de ce mammifère fascinant. Je leur mentionnerais également qu’il était un mentor scientifique, un excellent vulgarisateur et un homme d’une grande générosité et ouverture d’esprit.

Merci Don!

Geneviève Pomerleau
Biologiste

Comme si c’était hier, il y a déjà près de 25 ans, j’approchais Don pour qu’il dirige mon projet de doctorat. Je n’ai jamais regretté les années passées dans son entourage. Ce fut un grand privilège pour moi d’être son premier étudiant diplômé au doctorat et de travailler pour lui comme assistant de recherche.

En 1988, sa compagne Marie-Hélène et mon épouse Lucie se sont retrouvées au même moment au CHUS, pour donner naissance à notre fille Amélie et à leur fils Alexis.

Don a été pour moi un être remarquable, tant pour ses qualités de scientifique que pour son côté humain.  C’est donc avec une peine profonde que j’offre mes sympathies à Marie-Hélène et à sa famille.

Marc Gauthier, Ph.D.
Université de Sherbrooke

En mémoire, de Donald W. THOMAS

… patron intègre, dévoué et exigeant,

… collègue engagé, bon vivant et chaleureux.

Nous, les directeurs des Départements de Biologie, Chimie, Informatique, Mathématiques et Physique, rendons aujourd’hui hommage à celui qui, durant ces dernières quatre années, s’est consacré à notre succès collectif. La tâche était immense, sa volonté l’était tout autant!

À vous Marie-Hélène et à votre famille, nous offrons notre plus profonde sympathie et tenons à vous témoigner notre reconnaissance pour l’énergie que Don a consacrée à « notre cause » pendant toute sa carrière, comme professeur et comme doyen.

Richard Blouin, Département de biologie
Carmel Jolicoeur, Département de chimie
Gabriel Girard, Département d'informatique
François Dubeau, Département de mathématiques
Denis Morris, Département de physique
Université de Sherbrooke

Don a toujours dégagé l’image d’un homme et d’un professeur dynamique. C’est comme doyen de la Faculté des Sciences que je l’ai le plus connu. Il avait clairement sa Faculté à cœur. Les difficultés ne lui ont pas enlevé son sourire et sa franchise. Durant son mandat de quatre ans, il a démontré du leadership et son mode de gestion a évolué vers celui d’un gestionnaire éclairé. Je crois qu’il nous aurait emmenés très loin comme Faculté.

Mésanges, chauves-souris, bilan énergétique… Je salue aussi en lui l’amant de la nature et le scientifique.  Il va me manquer.

André-Marie Tremblay
Professeur au Département de physique
Université de Sherbrooke

J’ai rencontré Don pour la première fois en janvier 2000 alors qu’il  était un conseiller sur mon comité de thèse de doctorat. À plusieurs reprises lors de mes études graduées, j’ai dû lui expliquer de façon intelligente qu’en fait je n’avais aucune idée de ce qu’un doctorat pouvait être. Au cours de toutes ces années suivantes, les enseignements et conseils de Don ont été multiples et variés (passant par la pose du bardeau sur le toit de la station écologique de Johnville jusqu’au choix d’un post-doc). Je n’aurais probablement jamais imaginé cela comme étudiante, mais les « redoutables » questions scientifiques de Don me manqueront lors de tous les séminaires, journal club et défenses de thèses à venir. Ces interventions ont, au cours des années, forcé les étudiants en biologie à réfléchir profondément sur leur sujet et à tenter d’y comprendre les aspects plus fondamentaux. C’est en tant que doyen qu’il a démontré une énorme confiance en moi et m’a donné ma première chance comme professeure à Sherbrooke. J’aurais aimé avoir le temps de lui montrer que je serai à la hauteur de ses attentes. C’est sans aucun doute que cet homme aura eu une grande influence sur ma carrière en tant que mentor, patron et ami.

J’offre mes sympathies sincères à sa famille et ses proches.

Bon voyage Don,

Fanie Pelletier, Ph. D.
Professeure Adjointe
Département de biologie
Université de Sherbrooke

J'ai eu la chance de le rencontrer un certain nombre de fois, d'écouter ses présentations, de suivre ses travaux. Sur le plan scientifique, j'ai toujours été frappé par son originalité, son aptitude à poser des questions auxquelles personne d'autre n'avait pensé. Sur le plan humain, c'était un homme dynamique et chaleureux que l'on avait plaisir à rencontrer.

André MALAN
Directeur de recherche émérite
Institut de Neurosciences Cellulaires et Intégratives du CNRS
STRASBOURG, France

J’ai eu le privilège de le côtoyer pendant quelques années au sein du conseil d’administration du Musée du Séminaire de Sherbrooke et je garderai de lui le souvenir d’un homme intègre, généreux de ses idées et en même temps très humble malgré toutes ses connaissances (je fus sans doute une des nombreuses personnes à utiliser le sobriquet de Batman en pensant à lui).  Je ne l’avais pas revu depuis plusieurs années et avait pensé à lui récemment en voyant un reportage sur les chauves-souris à l’émission Découverte, j’étais à ce moment persuadé que j’aurais l’opportunité de le voir.

Alain Campagna, Pl.Fin
Sherbrooke

Hommage à mon doyen,

J’ai toujours apprécié la présence de Don.  Ce dernier m’a toujours fait sentir être quelqu’un.  Par nos discussions autant sur le plan biologique (sa passion) que sur le plan académique, j’ai vécu beaucoup de satisfaction.  Du point de vue du biologiste, il m’a fait très plaisir lorsque je lui ai raconté, un jour, pendant une pause, avoir vu une souris grimper dans ma porte-moustiquaire. Mon chum disait que c’était un mulot, et Don m’a expliqué que j’avais raison. Évidemment, je ne le savais pas, mais la différence entre une souris et un mulot : la souris peut grimper dans une moustiquaire mais pas un mulot. J’étais fière d’avoir raison.  Depuis ce fait, je raconte, à qui veut l’entendre, cette explication, et je passe pour quelqu’un de très connaissante.  Merci Don (je pense qu’il devait être un bon prof).

Depuis 4 ans, Don a toujours été très à l’écoute du personnel de la Faculté.  Même s’il ne pouvait pas changer tout, il était capable de nous réconforter lors de situations de malaise dans nos relations de travail.

C’était le choc à la Faculté aujourd’hui (lundi 1er juin) et c’était sur toutes les lèvres du personnel.  Chacun y allait avec leurs anecdotes.  Je suis contente qu’il soit décédé avec ses « bibittes ».  Même si les « bibittes » me dérangent, il m’a fait comprendre qu’elles sont utiles dans la vie de tous les jours.

Nous avons perdu un très grand homme (pas seulement physiquement) et, j’en suis certaine, Don aura contribué à l’avancement de la Faculté des sciences en tant que chercheur et en tant que Doyen.

Don, je t’aime.

P.-S. Ton sourire et ta bonne humeur me manquent déjà.

Marie France
Secrétaire au Département de mathématiques
Université de Sherbrooke

Je tiens en mon nom et au nom de la Faculté des sciences de l'UQAM, transmettre mes sympathies à la famille et aux collègues de Don. J'ai eu la chance et le plaisir de rencontrer Don à quelques reprises, sa gentillesse et sa bonne humeur sont toujours les qualités qui rayonnaient lors de ces rencontres.

Au revoir.

Yves Mauffette
Doyen
Faculté des sciences de l'UQAM

J’ai rencontré Don pour la première fois en 1998, à son retour d’année sabbatique en France. J’étais alors post-doc à l’Université de Sherbrooke. Par la suite et à de maintes reprises, nous avons échangé des discussions animées et amicales sur l’écologie. En 2005, avec d’autres collègues de Sherbrooke et de McGill, nous avons monté une équipe travaillant sur un projet à long terme sur l’écologie, la physiologie et les comportements des tamias rayés. Dans cette collaboration, Don était capable de donner sans compter et de montrer à la fois une grande confiance, une grande franchise et un grand respect pour ses collaborateurs. Don avait également le goût de l’Aventure scientifique; prêt à prendre des risques et à défricher des contrées inconnues de la science. Et avec son regard pétillant de nous dire, « Je suis un Jack of all trades, master of none; parce que ce qui m’intéresse c’est d’avoir du FUN avec la science ».

Don, nous regretterons beaucoup ton absence au sein de notre équipe tamias. Nous nous efforcerons de mener ce projet là où tu aurais aimé le voir aller; avec toute la curiosité et la rigueur qui te caractérisait.

Denis Réale
Professeur à l’Université du Québec à Montréal

C'est avec grande tristesse que j'ai appris la nouvelle du décès de Don Thomas.

Il a su m'inspirer le goût pour la recherche et la découverte dès le premier jour où je l'ai rencontré, alors qu'il accueillait les nouveaux étudiants au baccalauréat dont je faisais parti. C'était en 2005. J'ai toujours apprécié son dynamisme, sa joie de vivre et sa passion pour les sciences.

Salut Don!

Philippe Doyon-Poulin
Étudiant au baccalauréat en physique
Université de Sherbrooke

Don, tu m’as souvent étonnée durant ton mandat de doyen.  Que ce soit par les projets que tu initiais, la persévérance de tes actions, tes réparties directes, et pour certaines situations, la candeur avec laquelle tu les abordais sans préjugé.  Tu étais fier de ta faculté et du succès des professeures et professeurs.  Tu as su concilier la direction de la Faculté, l’encadrement de tes étudiants de maitrise et de doctorat et tes passions premières, la recherche en écologie et la science en général.

Je garderai le souvenir d’un homme chaleureux et simple, aux yeux brillants et aux paroles coulants à flot dès que la conversation nous portait vers le comportement des animaux de tes études.

À Marie-Hélène, aux enfants, aux parents et amis - mes pensées vous accompagnent dans votre grand chagrin.

Francine Côté
Directrice administrative - Faculté des sciences
Université de Sherbrooke

Chers amis et amies,
Chères et chers collègues,

À l’instant où j’arrive d’Argentine, de mon dernier voyage d’Écologie internationale, la première nouvelle que j’apprends c’est le décès de Don!

Collègue inoubliable et doyen hors du commun, Don m’a confrontée professionnellement autant qu’il a su me soutenir dans mes projets hors des sentiers battus.

À quelques semaines de ma retraite, j’aurais voulu pouvoir le remercier en personne pour toutes ces discussions animées, ces rêves que nous avons partagés, pour ces projets que nous avons réalisés ensemble au cours des 23 dernières années.

Merci Don pour tout ce que j’ai appris avec toi; merci pour tout ce que tu laisses au groupe d’écologie, au Département et à la Faculté.

Marie-Hélène, Patrick, Alexis et Claude, André se joint à moi pour vous assurer que nous sommes de tout coeur avec vous,

Colette Ansseau
Professeure titulaire d'écologie
Département de biologie

Université de Sherbrooke

Chères et chers collègues et amis,

C’est dans la consternation que je viens d’apprendre le décès du doyen Don Thomas.  Homme de science courageux, d’une droiture exemplaire, il s’est dévoué à la direction de sa Faculté au cours des quatre dernières années.  D’ailleurs, alors qu’il s’envolait vers son lieu de recherches en Corse, le comité de nomination prenait la décision unanime de recommander Don au conseil d’administration pour un second mandat.

Notre profonde sympathie rejoint les membres de sa famille et tous ses collègues d’ici et d’ailleurs.

En notre nom à tous, merci pour tout, Don.

Le recteur,
Professeur Bruno-Marie Béchard, ing.
Université de Sherbrooke

[NDLR : Bruno-Marie Béchard était le recteur en poste jusqu’au 31 mai 2009]

(See also « English messages »)