L'activité physique, un antidépresseur naturel?

Un phénomène chimique...

Sachez d'abord que l'activité physique favorise la sécrétion de neurotransmetteurs (sérotonine).

Cette sérotonine est:

une substance biologique en circulation dans le sang et est sécrétée par certaines cellules du cerveau et du tube digestif. C'est un neurotransmetteur intervenant dans de nombreux mécanismes physiologiques de l'organisme comme la régulation du sommeil, de l'humeur, de la libido, de l'appétit et de la température corporelle.

Une fois les muscles activés, le cerveau sécrète la sérotonine qui, par la suite, induit une détente physique, mentale et émotionnelle.

Les bienfaits de l'activité physique:

  • Détente musculaire
  • Estime de soi renforcée
  • Sensation de contrôle sur son bien-être physique et psychologique
  • Interactions sociales plaisantes
  • Énergie, vitalité, dynamisme
  • Sommeil revigoré
  • Temps d'arrêt bénéfiques par rapport aux obligations (oubli)
  • Régularisation des catécholamines (hormones de stress)
  • Sens proprioceptif rehaussé
  • Image corporelle positive

L'activité physique par rapport aux antidépresseurs

En temps normal, la sérotonine (neurotransmetteur) transporte le flux électrique d'un neurone à un autre.

Lorsqu'il y a dépression, il a été observé que le taux de sérotonine est plus bas que la normale. Pourquoi? Les neurones émetteurs étant affectés, ils recaptent1 la sérotonine, ce qui nuit au transport du flux électrique.

Les antidépresseurs sont des inhibiteurs spécifiques de recapture de la sérotonine (INRS). Ils permettent de diminuer le processus de recapture de la sérotonine pour améliorer l'humeur.

L'activité physique favorise le bon fonctionnement des neurotransmetteurs. Des études ont démontré que l'activité physique serait un traitement plus efficace que les antidépresseurs, particulièrement pour les dépressions légères à modérées, ces dernières représentant les 2/3 des dépressions diagnostiquées au Québec. De plus, elle n'entraîne pas d'effets secondaires. Par ailleurs, des études ont montré qu'après un an, il y avait eu plus de rechutes avec les antidépresseurs qu'avec l'activité physique.

L'important est de débuter graduellement, à son rythme. Par exemple, une petite marche de 30 minutes, 3-4 fois par semaine.

1 Lorsque les neurones recaptent la sérotonine, « ils se réapproprient en quelque sorte l'information qui devait être transmise au neurone récepteur », ce qui fait en sorte que l'information n'est plus disponible.

Référence : Marc Bélisle, professeur titulaire en psychologie sportive à la Faculté d'es sciences de l'activité physique de l'Université de Sherbrooke.

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