Le taï-chi

Le taï-chi, ou taï-ji-quan, est un art martial très ancien qui trouve ses racines dans la philosophie taoïste. Étymologiquement, taï-ji-quan peut se traduire par « boxe de l’éternelle jeunesse ». Son origine est incertaine et beaucoup de légendes donnent des versions différentes de sa création.

L’une d’elles raconte que le moine Zhang Sanfeng se serait inspiré, au XIIe siècle, du combat entre un oiseau et un serpent. Le serpent ayant gagné grâce à sa souplesse, sa lenteur et ses mouvements arrondis, il décida d’en faire les bases de son art. Depuis ce temps, il a été transmis oralement par les paysans en tant qu’art martial de défense et plusieurs styles se sont développés.

De nos jours, le style Yang est le plus répandu. Il tient son origine de Yang Luchan qui, dans les années 1800, modifia le taï-chi pour le rendre plus accessible. De nos jours, le côté martial traditionnel est généralement mis de côté. Le taï-chi ressemble davantage à une gymnastique qu’à un art martial. Beaucoup plus d’importance est accordé à ses  bienfaits thérapeutiques et au développement intérieur qu’il permet.

Les principes de base du taï-chi sont :

  1. La détente corporelle générale
  2. La conscience du geste
  3. L’ancrage dans le moment présent
  4. La lenteur des mouvements
  5. La continuité et la fluidité
  6. La respiration nasale et abdominale
  7. Une posture droite

La pratique régulière du taï-chi peut avoir plusieurs effets bénéfiques sur la santé.

Premièrement, sur le plan physique, le résultat du développement neuromoteur par l’apprentissage de la technique permet une meilleure coordination, d’améliorer l’équilibre ainsi que la proprioception, soit la perception de nos membres dans l’espace.

Puis, en matière de physiologie, il a été démontré que la pratique du taï-chi aidait à réguler l’hypertension et à réduire les risques de maladie cardiovasculaire.

Le taï-chi favoriserait aussi l’amélioration d’autres conditions de santé, notamment la qualité du sommeil chez les personnes âgées, l’amélioration de la capacité pulmonaire chez les jeunes asthmatiques, la réduction de certains symptômes de l’arthrite rhumatoïde, etc. Mais ces vertus n’ont pas été démontrées scientifiquement. Quelques preuves restent à faire.