Énoncé sur l’investissement responsable du Régime de retraite des employées et des employés de l’Université de Sherbrooke

Objet

Le Régime estime que les risques liés aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) peuvent avoir un impact matériel sur la performance des compagnies et, qu’en ce sens, ils doivent être considérés au même titre que les risques financiers traditionnels. Depuis 2006, le Régime a mis en place une approche d’investissement responsable (IR) basée sur un exercice de ses droits de vote conforme aux meilleures pratiques de gouvernance. Il est donc important de s’assurer que ces enjeux sont intégrés dans l’évaluation des risques effectuée par ses gestionnaires.

Approche

L’objectif premier du Régime est d’optimiser le rendement à long terme de son actif tout en prenant des risques appropriés dans le cadre d’une gestion prudente. Pour ce faire, le comité de placement élabore une politique, sélectionne des gestionnaires externes et évalue ces derniers. À titre de fiduciaires du Régime, les membres des comités de placement et de retraite considèrent qu’il fait partie de leur devoir de prudence de s’assurer de la prise en compte des enjeux ESG dans la gestion des risques associés aux placements.

Définition

Le Régime définit l’IR comme étant la prise en considération des préoccupations ESG dans la gestion et la sélection des placements et des investissements.

Étant donné la gestion externe du portefeuille, l’approche en IR du Régime repose sur les stratégies suivantes : l’exercice des droits de vote et l’intégration ESG.

Mise en œuvre :

1. Exercice des droits de vote

Lorsque ses fonds sont ségrégués, le Régime exerce ses droits de vote à l’aide d’une politique prônant les meilleures pratiques en gouvernance. Lorsque les actions des compagnies sont détenues dans des fonds, le Régime s’assure que les droits de vote sont exercés adéquatement par les gestionnaires.

2. Intégration ESG

Les gestionnaires sont sélectionnés selon leurs aptitudes à mettre en place la politique de placement et à générer le rendement recherché par le Régime, et ce, tout en l’exposant à un risque mesuré. Ils sont donc les mieux placés pour veiller à procéder à l’intégration des risques ESG. Lors des rencontres de sélection et de reddition de compte, le Régime questionnera les gestionnaires sur le processus mis en place pour assurer la saine gestion des enjeux ESG ainsi que leur intégration au sein du processus d’investissement. Ce processus devrait être utilisé dans tous les aspects de la gestion, c’est-à-dire de la sélection des titres à leur disposition. Le Régime s’assurera qu’une méthode d’évaluation est en place chez chacun de ses gestionnaires et qu’elle permet d’évaluer les risques et de s’assurer de la substance des décisions prises sur les considérations ESG.

Les gestionnaires seront aussi questionnés sur l’engagement actionnarial, soit l’exercice des droits de vote et les activités de dialogue qui ont été réalisées.

Le Régime ne préconise pas l’exclusion. En plus d’exposer le Régime à un risque lié au manque de diversification, cette pratique ne permet pas de garder le pouvoir d’influencer positivement la compagnie par l’exercice des votes. Le régime est d’avis que le gestionnaire est l’ultime responsable de la sélection des titres.

Reddition de compte

Le Régime reconnaît l’importance de la reddition de compte et de la communication transparente de son approche en IR. Annuellement, le Régime présentera à ses bénéficiaires un rapport détaillant les actions réalisées en matière d’IR.