Civisme et respect envers les autres

Les notions de civisme, de respect et, plus encore, de politesse peuvent sembler désuètes et même archaïques à notre époque où l'individualisme nous fait parfois oublier l'existence des autres. Pourtant, selon un proverbe tunisien, « la politesse est une clé d'or qui ouvre toutes les portes ». Dont celles de la collaboration, de l'entraide et des relations harmonieuses, pourrions-nous rajouter!

De même qu'un citoyen respecte les conventions établies par la société dans laquelle il vit, le civisme en milieu de travail ou d'études réfère à l'adoption de comportements normés visant le bien-être de la communauté universitaire. Le civisme, c'est l'affaire de tous!

Il y a cinq grandes catégories de comportements ou habiletés référant au civisme :

  • la politesse,
  • le respect d'autrui,
  • la courtoisie,
  • le savoir-vivre,
  • la collaboration.

Concrètement, il suffit de poser quelques gestes tout simples et de faire un peu attention à la façon avec laquelle on s'adresse aux gens :

  • saluer les collègues,
  • utiliser les formules de politesse de base (par exemple, pardon, s'il te plaît, merci),
  • utiliser des mots et un ton respectueux dans ses communications, qu'elles soient orales ou écrites,
  • choisir le moment et le lieu opportuns lors de la communication de certains messages,
  • respecter certains principes simples pour faciliter le travail d'équipe, remplir ses obligations et respecter ses engagements envers les autres,
  • éviter le commérage et la propagation de rumeurs,
  • dans les discussions, débattre des idées, ne pas tenter de dénigrer les personnes qui les expriment.

Ces quelques remarques peuvent sembler banales. Pourtant, un sourire, un « félicitations! » ou un « je suis vraiment désolé » peuvent faire une grande différence. La devise est : « Empêchons les micro-agressions d'engendrer des macroproblèmes ». 

Dans un contexte stressant (retard, délais serrés, etc.) ou lors d'une discussion animée, il est facile d'abandonner temporairement ses bonnes habitudes et de se laisser emporter. Dans de telles circonstances, observer les réactions des gens et mesurer l'impact que nos paroles ou nos gestes peuvent avoir sur autrui n'est pas toujours évident. On sera étonné, quelques heures ou quelques jours plus tard, de constater ou d'entendre dire qu'on a froissé quelqu'un ou qu'on lui a fait de la peine... Il n'aurait pourtant fallu qu'un peu d'attention pour éviter un tel malaise.