Microprogramme de 2e cycle en soins spirituels

Stage à venir:  automne 2019 (suite à l'hiver 2020)
Lieu :
Stage de l'automne 2019:  Sherbrooke
Stage de l'hiver 2020 (suite de l'automne 2019) : Selon le milieu de stage de l'étudiante ou de l'étudiant

Qu'est-ce qu'un intervenant en soins spirituels ?

L’intervenant en soins spirituels exerce une profession relativement nouvelle au Québec. Son travail se déroule généralement dans un établissement de santé ou de services sociaux. Le stage clinique mène à l’acquisition des compétences nécessaires pour intervenir auprès des patients et de leurs proches à l’intérieur d’une équipe de soignants.

Quel est la spécificité de son rôle parmi les autres professionnels ?

Dans un établissement de santé, généralement, le personnel médical et infirmier s’attarde en priorité aux besoins physiques de la personne alors que le travailleur social et le psychologue portent leur attention sur les aspects relationnel, psychique et comportemental. L’intervenant en soins spirituels, pour sa part, s’intéresse à l’aspect spirituel et religieux qui sous-tend la vie du patient dans son expérience de la maladie-rétablissement ou de fin de vie.

Quel est son apport dans les milieux de santé et de services sociaux ?

En milieu hospitalier, l’attention de l’intervenant en soins spirituels porte sur ce que la personne vit durant son séjour, sur les impacts qu’a la maladie sur son parcours de vie. Cette expérience peut transformer la vision qu’a le patient de l’existence, mener à une redéfinition des valeurs, des croyances et des pratiques, voire même, du projet de vie. Auprès de la personne en centre d’hébergement et de soins de longue durée, l’attention est portée sur le maintien de la qualité de vie spirituelle et la consolidation des acquis expérientiels au regard de sa foi-confiance. En centre de réadaptation, l’intervenant veille à stimuler la résilience chez la personne vivant une incapacité dans le travail de redéfinition de sa vie, et ce, en sollicitant le dynamisme de sa spiritualité. En centre local de services communautaires, son accompagnement aide la personne en fin de vie dans sa quête de pacification ou encore contribue à boucler et célébrer sa vie en présence des êtres chers.

Pour toute personne qui vit une perte importante (physique, psychique ou relationnelle), qui se retrouve avec un diagnostic grave ou qui s’approche de la mort, les besoins de s’ancrer au fondement même de son être, de trouver sens à la souffrance vécue, de redéfinir de nouvelles conditions de vie à la lumière de ses valeurs, ou encore de boucler et de célébrer sa vie… réfèrent tous au domaine de « la spiritualité, facteur central de l’intégrité personnelle » (Nolan M.T. et Mock V., 2004).

Conditions particulières d'admission

Outre les conditions particulières déjà indiquées dans la fiche signalétique du programme [détenir un baccalauréat en théologie ou en sciences humaines des religions ou un grade de 1er cycle et 30 crédits en théologie ou en sciences humaines des religions et réussir une entrevue de sélection], une autre option en lien avec l’admission peut être considérée :

Avoir réussi 30 crédits à la Maîtrise en études du religieux contemporain (ou 30 crédits de 2e cycle en théologie ou en sciences religieuses), c'est-à-dire :

  • 9 crédits d'activités pédagogiques obligatoires du tronc commun ;
  • 21 crédits d'activités pédagogiques choisies dans la banque d'activités pédagogiques à option.