Chaire de recherche du Canada en complexité biologique et informatique

Élaborer des modèles informatiques permettant de déchiffrer et de comparer des architectures de séquences génomiques.

Importance de la recherche

Mettre en lumière les processus biologiques impliqués dans l’évolution et le contrôle de l’expression des gènes et contribuer à améliorer le traitement de certaines maladies.

Titulaire de la chaire

Professeure Aïda Ouangraoua

Chaire de recherche du Canada de niveau 2

Date de début de la chaire : 1er avril 2015

Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie

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L'architecture des séquences génomiques, d'un point de vue informatique

La biologie computationnelle, une discipline située au carrefour de l’informatique, des mathématiques et de la biologie, étudie l’utilisation de l’informatique pour répondre à des questions issues des sciences de la vie. En ce moment, de nouvelles méthodes pour produire et analyser les données permettent de découvrir des processus biologiques hautement perfectionnés qui jouent un rôle dans le contrôle de l’expression des gènes. Comprendre ces processus complexes et leur enchevêtrement suppose un travail multidisciplinaire.

Les modèles d’analyse de séquences génomiques basés sur la structure des séquences offrent une perspective complémentaire aux approches plus traditionnelles, centrées sur les séquences elles-mêmes. Aïda Ouangraoua, titulaire de la Chaire de recherche en complexité biologique et informatique, met au point des modèles et des algorithmes permettant de comparer et de classifier des séquences biologiques, en tenant compte de la complexité de leurs architectures.

Ces modèles et outils informatiques prendront en compte différents processus faisant l’objet de recherche intensive en biologie pour leur implication majeure dans l’architecture des séquences, tels que les structures de repliement des ARN non codants, la transcription et l’épissage alternatif des gènes, la structure des gènes au sein des génomes. Les algorithmes sous-jacents seront basés sur des techniques de comparaison et classification de séquences et de graphes.

Les travaux de Mme Ouangraoua et de son équipe permettront de mieux comprendre les mécanismes régissant l’évolution et la variabilité des espèces et des individus au niveau des gènes et des génomes. En aidant à mieux visualiser le rôle de facteurs impliqués dans la modification de l’architecture et des dysfonctionnements dans les gènes, ils contribueront également à identifier des cibles thérapeutiques et à mieux traiter certaines maladies génétiques.