Traduction et langues autochtones

Sommaire

DIRECTRICE/DIRECTEUR DE RECHERCHE
René Lemieux, Professeur - Département des arts, langues et littératures
UNITÉ(S) ADMINISTRATIVE(S)
Faculté des lettres et sciences humaines
Département des arts, langues et littératures
CYCLE(S)
2e cycle

Description du projet

Offre d’une bourse (une année) pour un ou une étudiante de 2e cycle admise et inscrite au cheminement en traduction littéraire et traductologie de la maîtrise en littérature canadienne comparée. La personne récipiendaire de la bourse fera de la recherche sur le rôle de la traduction dans la valorisation des langues autochtones. 

Description du projet de recherche 
Suivant les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (13e, 14e et 15e appels à l’action, 2012, p. 2-3), le gouvernement du Canada déposait le 5 février 2019 le projet de loi sur les langues autochtones (C-91), adopté en juin 2019. Cette loi faisait suite à une série de consultations avec plusieurs groupes autochtones. Le document gouvernemental Séances de mobilisation précoce 2017-2018 : législation sur les langues autochtones. Résumé des constatations indiquait la nécessité « d’accroître l’utilisation des langues autochtones dans la prestation des services gouvernementaux et d’autres services » (2018, p. 7). La loi dans sa forme actuelle répond à ce constat en statuant notamment, à l’article 11, que toute institution fédérale peut veiller à faire traduire ses documents dans une langue autochtone, sans toutefois y être contrainte. La traduction pragmatique en langues autochtones, c’est-à-dire la traduction dont la principale visée est le transfert d’information, était déjà présente dans l’administration gouvernementale, par exemple dans la traduction des instructions aux électeurs lors d’une élection fédérale. On peut tout de même envisager que la nouvelle loi fédérale aura un effet sur le statut socioprofessionnel des traducteurs et traductrices en langues autochtones, tout comme la Loi sur les langues officielles a eu un impact sur la professionnalisation de la traduction en anglais et en français. Quels impacts la nouvelle loi sur les langues autochtones aura-t-elle sur les pratiques en traduction dans les communautés autochtones? 
Le projet de recherche « L’impact de la Loi sur les langues autochtones chez les praticiens de la traduction en langues autochtones à Odanak et à Kahnawà:ke » vise à documenter dès aujourd’hui l’incidence de la législation fédérale sur les pratiques relatives à la traduction des langues autochtones dans deux communautés à proximité de l’Université de Sherbrooke : Odanak (abénakise) et Kahnawà:ke (mohawk). Il est nécessaire de conserver une mémoire de la prise en charge communautaire de cette question, en ce qui a trait notamment aux demandes pour une reconnaissance accrue des droits linguistiques autochtones. Le premier objectif est ainsi de rendre compte, à partir d’une étude empirique, des changements idéologiques de la langue à l’œuvre chez les praticiens de la traduction. Le deuxième objectif est de faire connaître au milieu de la recherche et à un public allochtone plus large comment les praticiens de la traduction réagissent aux modifications législatives relatives à la reconnaissance des langues autochtones, y compris dans la portée politique et identitaire de leur pratique. Le dernier objectif vise à vulgariser et à démocratiser des connaissances dans ce domaine, en prenant en compte les rétroactions par les communautés concernées des analyses faites par la recherche dans le domaine des langues autochtones. L’étude pourra ainsi avoir un impact tant sur la pratique de la traduction en langues autochtones (y compris son enseignement) que sur sa reconnaissance dans les domaines législatifs et politiques. 

Qualifications (conditions pour l’admission à la maîtrise)
•	Détenir un grade de 1er cycle en traduction ou en études anglaises ou en études françaises (études littéraires) ou l’équivalent.
•	Avoir obtenu une moyenne cumulative d'au moins 3,0 dans un système où la note maximale est de 4,3 ou avoir obtenu des résultats scolaires jugés équivalents.
•	Posséder les compétences linguistiques nécessaires à la traduction (maîtrise de la langue d'arrivée, compréhension fine de la langue de départ).
•	Posséder la capacité de lire des œuvres littéraires et des textes universitaires en anglais et en français et de comprendre ces deux langues à l’oral; d’écrire ses travaux en anglais ou en français et de communiquer oralement dans une de ces deux langues.

Exigences
•	Expérience et familiarité avec les enjeux autochtones.
•	Intérêt de recherche en langues autochtones.
•	La connaissance d’une langue autochtone présente au Québec est un atout.

Le dossier de candidature doit comprendre un CV à jour et une lettre de motivation (2 pages max.). À compétences égales, la priorité sera accordée à une personne autochtone. Les personnes qui souhaitent postuler doivent faire parvenir leur dossier de candidature au professeur avant le 1er juin 2021.
Le paiement de la bourse et du contrat de recherche est conditionnel à l’admission à la maîtrise en littérature canadienne comparée (cheminement en traduction littéraire et traductologie) et à la poursuite du programme la première année.

Arts et lettres

Études littéraires

Sciences sociales et humaines

Études des langues, Sémiologie

Financement offert

Oui

Une bourse de 8000 $ sur un an (4000$ par trimestre) et un contrat de 4000$ assuré

La dernière mise à jour a été faite le 20 avril 2021. L’Université se réserve le droit de modifier ses projets sans préavis.

Renseignements

Numéro de la fiche : OPR-569

Fiche téléchargeable

Version PDF

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