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Traitement biologique d’effluents d’une industrie de pâte à papier via la production de biomasse algale

Sommaire

DIRECTRICE/DIRECTEUR DE RECHERCHE
Jean-Michel Lavoie, Professeur - Département de génie chimique et de génie biotechnologique
UNITÉ(S) ADMINISTRATIVE(S)
Faculté de génie
Département de génie chimique et de génie biotechnologique
CYCLE(S)
2e cycle
3e cycle
Stage postdoctoral
LIEU(X)
Université de Sherbrooke
P3

Description du projet

L’industrie de la pâte à papier est un secteur qui produit un nombre considérable d’eaux usées, allant jusqu’à 100 m3 d’effluent par tonne de papier produit, chiffre qui varie selon le type de procédé et le produit final. Une partie des eaux usées est souvent recyclée dans le procédé mais l’utilisation de produits chimiques tels que des agents de blanchiment augmente considérablement la toxicité des effluents. Cette problématique oblige les industries de la pâte à papier à traiter localement leur effluent afin de diminuer leur éventuel impact sur l’environnement et le milieu aquatique. 
Les eaux usées sont généralement composées d’une large quantité de composés organiques et inorganiques issus de la décomposition du bois (tannins, résines, lignine, etc.) et des produits chimiques utilisés dans le procédé (soude, substances chlorées, etc.). La nature et la concentration des polluants varient en fonction du type de papier à produire et de la technologie de l’usine. 
Les microalgues sont des organismes vivants capables de retirer de leurs environnements une grande variété de composés organiques et inorganiques. Ce processus, connu sous le nom de phytoremédiation, a été largement utilisé pour traiter des eaux usées municipales et industrielles avec des efficacités de retrait du carbone total de plus de 85%. Ce type de procédé peut être aussi utile pour fixer et utiliser le dioxyde de carbone (à l’aide du mécanisme de photosynthèse des microalgues), contribuant ainsi à la séquestration du gaz à effet de serre. Contrairement aux boues de procédé actuellement produites dans l’industrie de la pâte à papier, la biomasse algale possède un réel potentiel de valorisation, pouvant même générer d’éventuels revenus. Par conséquent, les composés d’intérêts des microalgues (lipides, protéines, glucides, pigment, etc.) pourraient être extraits et utilisés comme matière première pour la production de biodiesel (environ 0.5$/kg), de produits chimiques de bases ou spécialisés (entre 0.5-10 $/Kg) ou encore des produits de soins personnels, arômes, pigments et autres nutraceutiques (chacun vendu au-dessus de 50 $/kg).

Sciences naturelles et génie

Génie chimique

Financement offert

Oui

Partenaire(s)

Kruger Brompton Inc.

La dernière mise à jour a été faite le 26 novembre 2020. L’Université se réserve le droit de modifier ses projets sans préavis.

Renseignements

Numéro de la fiche : OPR-385

Fiche téléchargeable

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