Prix de la meilleure thèse de doctorat

Le Prix de la meilleure thèse de doctorat est un concours annuel qui vise à reconnaître l’excellence d’une thèse de doctorat dans chacun des trois grands secteurs de la recherche, à savoir les sciences naturelles et le génie, les sciences de la santé et les lettres, sciences humaines et sociales. Les critères d'évaluation sont : la contribution à l'avancement des connaissances (originalité et importance), la reconnaissance de la valeur de la recherche dans le ou les champs disciplinaires, les aptitudes à une carrière en recherche. Ces prix, d'une valeur de 1 500 $ chacun, sont offerts annuellement par le vice-rectorat aux études et par le vice-rectorat à la recherche, à l'innovation et à l'entrepreneuriat depuis 2001.

Récipiendaires actuels (Édition 2014)

Cyril-Joël Batkam - Sciences naturelles et génie

Caractérisation pratique des systèmes quantiques et mémoires quantiques auto-correctrices 2d

Plusieurs problèmes en science et en ingénierie se ramènent à la recherche des points critiques d’une certaine fonctionnelle symétrique  F définie sur un espace vectoriel approprié. La théorie des points critiques fournie des outils pour la résolution de ces problèmes. Dans cette thèse, nous nous intéressons à la recherche des points critiques de F lorsque sa partie principale est négative sur des espaces de dimension infinie (F est dite fortement indéfinie). Dans ce cas, les théorèmes des points critiques usuels ne sont pas applicables, et les méthodes existantes pour contourner ce problème sont basées sur des techniques d’approximation qui réduisent F à une situation où sa partie principale est maintenant négative uniquement sur des espaces de dimension finie, ce qui permet d’appliquer les arguments classiques. Malheureusement, le passage à la limite après est très coûteux en théorie et aussi dans les applications, puisqu'il nécessite l'utilisation des conditions de compacité très fortes, ce qui limite leur portée. Dans notre thèse, nous montrons que ces réductions ne sont pas nécessaires en proposant des méthodes directes. Nos résultats généralisent les célèbres théorèmes d’Ambrosetti et Rabinowitz (1973), de Bartsch (1993), de Bartsch et Willem (1995) et  de Zou (2001). Notre approche s’appuie sur le degré de Kryszewski et Szulkin et un subtil mélange de la topologie faible et forte que nous avons utilisé pour compenser la perte de compacité de certains ensembles en dimension infinie. Cette approche permet alors de travailler en dimension infinie comme si l’on était en dimension finie. Dans la deuxième partie de notre thèse, nous appliquons nos nouveaux théorèmes pour trouver les états excités de plusieurs systèmes de réaction-diffusion provenant de la biologie et de la chimie, ainsi que des solutions stationnaires et périodiques de certains systèmes hamiltoniens de dimension infinie, et ce sous des hypothèses plus naturelles qu'auparavant.

Simon-Pierre Guay - Sciences de la santé

Étude des déterminants épigénétiques de facteurs de risque de la maladie cardiovasculaire

La maladie cardiovasculaire (MCV) est l'une des principales causes de décès au Canada. En parallèle avec l'épidémie d'obésité et de diabète qui fait présentement rage, on observe de plus en plus de jeunes patients avec une MCV. Afin d'améliorer les plans de prévention et d'identifier de nouvelles avenues thérapeutiques pour la MCV, il est primordiale de mieux comprendre les facteurs qui influencent son développement. Ses principaux facteurs de risque sont : l'obésité, le diabète, les lipides sanguins (cholestérol) et les habitudes de vies. Nous savons également que le bagage héréditaire joue un rôle clé dans le développement de la MCV. Toutefois, les mécanismes héréditaires impliqués n'ont pas encore été totalement élucidés. Certaines évidences scientifiques suggèrent que les facteurs épigénétiques seraient une pièce importante du casse-tête. L'épigénétique réfère à la méthylation de l'ADN qui peut agir en tant qu'agent permissif (un peu comme la pédale à gaz d’une auto) ou contraignant (pédale de frein) pour la lecture (ou l'expression) des gènes. Puisque la vitesse à laquelle les gènes sont lus est l'un des principaux facteurs impliqués dans le développement de maladies (dont la MCV), l'étude des modifications épigénétiques permettrait d'aider à mieux comprendre l'implication des gènes dans le développement de la MCV et de ses principaux facteurs de risque. Les travaux présentés dans ma thèse ont permis de déterminer que le contrôle de la vitesse de lecture des gènes par la méthylation de l'ADN était associé au développement de la MCV, mais surtout, à la susceptibilité d'exprimer l'un de ces nombreux facteurs de risque (dont la dyslipidémie : soit une concentration élevée en cholestérol-LDL ("mauvais" cholestérol) et/ou faible en cholestérol-HDL ("bon" cholestérol». Il est important de considérer que contrairement aux mutations génétiques, la méthylation de l'ADN est potentiellement réversible. Il serait donc possible que la méthylation de l'ADN jugée défavorable au niveau d'un gène puisse s'atténuer avec le temps soit suite à une exposition environnementale favorable (p.ex. l'exercice physique et de saines habitudes de vie) ou avec l'utilisation d'un médicament (p.ex. l'aspirine). En sommes, les résultats de nos recherches suggèrent que l'étude des modifications épigénétiques permettraient la mise sur pied de nouvelles avenues thérapeutiques pour prévenir le développement de complications cardiovasculaires liées à la dyslipidémie.

Caroline Raymond - Sciences humaines et sociales

Les pratiques effectives de transposition didactique dans la planification et l’enseignement de la danse à l’école québécoise; un mouvement dialogique intérieur et interactif

Dans le Programme de formation au primaire (Gouvernement du Québec, 2001), la danse est définie comme une forme d'art fondée sur la création, l'interprétation et l'appréciation chorégraphique; trois compétences contribuant à l'atteinte des visées d'éducation artistique, esthétique et culturelle que l'école québécoise s'est données lors de la réforme de l'éducation en 2000. Cette thèse vise à comprendre comment se développent les pratiques effectives de transposition didactique au regard des savoirs prescrits dans le programme de danse au primaire. La notion de transposition didactique (Chevallard, 1985/1991), développée d'abord en mathématique, sert de concept-clé pour éclairer les modes de transmission des savoirs de danse dans la planification et l'enseignement de situations d'apprentissage et d'évaluation (SAÉ).

Une enquête de quatre mois a été menée auprès de cinq enseignantes de danse au primaire en recourant à différentes méthodes de production de données qualitatives: 1- collecte de documents didactiques; 2- entretien biographique (Demazière, 2003); 3- entretien d'explicitation (Vermersch, 2006); et 4- observation des enseignements. L'analyse des données, à l'aide de la méthode par catégories conceptualisantes (Paillé et Mucchielli, 2012), a permis de cerner des phénomènes transpositifs de diverses natures (processus, procédures et phases didactiques), de décrire des dispositifs (moyens) didactiques favorisant les apprentissages artistiques, esthétiques et culturels, en plus de développer un modèle théorique complémentaire à celui de Chevallard. Ce modèle illustre un mouvement d'alternance entre deux types de dialogue didactique: l'un intérieur, l'autre interactif. À la croisée de ce mouvement dialogique s'opère un processus d'actualisation de la SAÉ se déroulant en trois phases (conceptualisation de la proposition dansée, mise en forme de la SAÉ et élaboration du scénario d'évaluation). La théorisation des pratiques de transposition didactique propose des retombées dans la formation à l'enseignement de la danse qui pourraient profiter à d'autres disciplines scolaires d'action, comme l'éducation physique et à la santé.

Anciens récipiendaires

2013 | 2012 | 2011 | 2010 | 2009 | 2008 | 2007 | 2006 | 2005 | 2004 | 2003 | 2002 | 2001 |

2000

Dernières modifications : Mars 2016