Prix de la meilleure thèse de doctorat

Le Prix de la meilleure thèse de doctorat reconnait l'excellence d'une thèse de doctorat dans chacun des trois grands secteurs de la recherche : les sciences naturelles et le génie, les sciences de la santé et les lettres, et les sciences humaines et sociales.

Les critères d'évaluation sont la contribution à l'avancement des connaissances (originalité et importance), la reconnaissance de la valeur de la recherche dans le ou les champs disciplinaires, les aptitudes à une carrière en recherche.

Voir les règles et modalités

Soumission des candidatures

Seules les facultés peuvent soumettre une candidature (par l’entremise de la doyenne ou du doyen).

  • Chaque faculté peut présenter au maximum deux candidatures.
  • Les candidatures doivent être exceptionnelles pour pouvoir participer aux concours québécois et canadien. 
  • Les candidates et candidats doivent avoir fait le dépôt final de leur thèse l'année précédant le concours (entre le 1er janvier et le 31 décembre).
  • Les dossiers de candidature doivent être envoyés par courriel à vrres@usherbrooke.ca.

Dossier de candidature

Chaque dossier de candidature est préparé par la faculté et doit comprendre les éléments suivants, dans l'ordre indiqué :

  1. Une lettre de présentation du dossier de candidature rédigée par la doyenne ou du doyen de la faculté et adressée au Vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, le Pr Jean-Pierre Perreault. Cette lettre doit comprendre :

    • le nom de la personne candidate et son département d’appartenance;
    • une description du processus de sélection de la personne candidate;
    • le titre de la thèse;
    • le nom de la ou de ses directrices ou directeurs de thèse;
    • le nom et l’affiliation de l’évaluateur externe;
    • la date de la soutenance;
    • la date de l’acceptation finale de la thèse.

  2.  Une lettre d’appui de la directrice ou du directeur du programme ou du département d’au plus trois pages, traitant des principales caractéristiques de la thèse au regard de son originalité, sa qualité, ses retombées sur le champ des connaissances et sa contribution potentielle au développement de la société.
  3.  Une lettre de la directrice ou du directeur de recherche indiquant les raisons qui ont motivé le choix de cette candidature, ainsi que l’importance et l’originalité des contributions de la thèse (2 pages max.).
  4.  Une attestation de l’acceptation définitive de la thèse indiquant la date de la soutenance et le résultat de l’évaluation de la thèse.
  5.  Les noms, titres et établissements d’appartenance des évaluatrices et évaluateurs de la thèse.
  6.  Une copie du rapport de chaque évaluatrice ou évaluateur de la thèse.
  7.  Une présentation d’au plus 20 lignes de l’évaluatrice ou de l’évaluateur externe et des compétences qui ont justifié son choix pour évaluer cette thèse.
  8.  Le formulaire de mise en candidature rempli dans un langage clair et accessible à tous.
  9.  Le curriculum vitae de la doctorante ou du doctorant indiquant la situation actuelle (emploi, stage…), les études universitaires (dates de début et fin pour chaque diplôme), les publications et les communications, les participations à des activités de recherche collectives, les bourses de recherche et les prix et autres reconnaissances durant les études de recherche.

Date limite de mise en nomination

  • 2 mars 2020 à 23h59 : date limite pour l’envoi des candidatures par la faculté au Vice-rectorat à la recherche et aux études supérieures. Informez-vous auprès de votre faculté de la date à laquelle vous devez lui remettre votre dossier de candidature.

Les dossiers de candidature complets doivent être transmis avant la date limite de mise en nomination. Les dossiers incomplets ou reçus après cette date ne seront pas retenus.

Annonce des résultats

Les lauréates et lauréats seront contactés par courriel au début du mois d'avril. Elles et il recevront leurs prix lors de la Célébration de la recherche et des études supérieures.

Récipiendaires 2020

Ousmane Ahmat Hisseine, doctorant en génie civil
Photo : Fournie

Ousmane Ahmat Hisseine

Sciences naturelles et génie

À quand, ce jour où l’on pourra construire des ponts à partir de végétaux et de matière recyclée? Le projet est moins futuriste qu’on pourrait le croire, d’après la thèse d’Ousmane Ahmat Hisseine.

Sous la direction du professeur Arezki Tagnit-Hamou, ce doctorant en génie civil s’est donné pour mission de créer des bétons plus résistants, plus durables et plus écologiques, à base de poudre de verre récupérée et de cellulose issue de ressources forestières québécoises.

Ce qu’il propose, c’est de modifier le béton à l’échelle nanométrique afin de prévenir les fissures avant même qu’elles soient visibles. Partant d’un matériau novateur existant, le béton fibré à haute performance, il a utilisé des nanofibres de cellulose pour en améliorer les propriétés, puis il l’a combiné à de la poudre de verre de postconsommation, un agent cimentaire plus écoresponsable que le ciment conventionnel.

Le résultat, un béton nanomodifié plus fort, plus vert et plus avantageux économiquement, représente une avancée importante qui prolongera la vie des infrastructures, réduira notre empreinte écologique et diminuera les coûts de réfection. La technologie est d’ailleurs déjà convoitée par le secteur industriel.

Vulgarisée avec grande adresse, la thèse de cet étudiant émérite et engagé dépasse les critères d’excellence sur plusieurs plans. L’institution est fière de lui remettre le Prix de la meilleure thèse de doctorat 2020 dans la catégorie Sciences naturelles et génie.

Marjan Gharagozloo, doctorante en immunologie
Photo : Fournie

Marjan Gharagozloo

Sciences de la santé

Imaginez une armée complète qui retourne ses armes contre sa propre nation. C’est ce qui se produit dans le corps d’une personne atteinte de sclérose en plaques. Cette maladie dite « auto-immune » prend pour cible le système nerveux central. À ce jour, aucun traitement efficace n’a été découvert. Les personnes qui développent cette maladie dégénérative doivent faire le deuil d’une vie de qualité et sans douleur. Or cela pourrait changer.

Pour sa thèse réalisée sous la direction du professeur Denis Gris, Marjan Gharagozloo, doctorante en immunologie, s’est penchée sur ce qu’on appelle les « récepteurs immunitaires de type NOD ». Elle en a étudié deux, le NLRX1 et le NLRP12, lesquels sont reconnus pour leur capacité à réguler l’inflammation dans les cellules.

Sa découverte? La clé pour prévenir l’apparition de la maladie se dissimulerait dans ces deux récepteurs. Il s’agit d’une percée majeure qui oriente la recherche vers de nouvelles pistes thérapeutiques. Cette thèse est porteuse d’espoir, tant pour les personnes atteintes de sclérose en plaques que pour le monde médical.  

Marjan a livré un travail d’une qualité scientifique exceptionnelle. La carrière de cette chercheuse ambitieuse, douée et prolifique est déjà très prometteuse. L’Université de Sherbrooke est heureuse de lui décerner le Prix de la meilleure thèse de doctorat 2020 dans la catégorie Sciences de la santé.

Philippe Rioux, doctorant en études françaises
Photo : Fournie

Philippe Rioux

Sciences humaines et sociales

Si Spiderman n’a jamais mangé de poutine, les phylactères du superhéros américain auraient vraisemblablement déjà abrité des expressions bien d’ici.

Ce transfert culturel forme la pierre angulaire de la thèse de Philippe Rioux, dont le travail, qualifié d’original, jette une lumière nouvelle sur l’arrivée du comic book sur le marché québécois, dans les années 1960.

Jusqu’à maintenant, les conditions ayant permis à la bande dessinée américaine de s’immiscer dans la province restaient méconnues. C’est sous la direction de Marie-Pier Luneau que le doctorant en études françaises a choisi d’éclairer ce pan de l’histoire du livre québécois.

En analysant 148 bandes dessinées traduites ou créées au Québec entre 1969 et 1995, Philippe a révélé comment nos maisons d’édition ont entremêlé les signes identitaires américains et québécois afin d’adapter les personnages et les histoires au lectorat d’ici.

Cette découverte est d’autant plus cruciale qu’elle démontre, pour la première fois, l’intérêt de travailler sur des objets traduits, reconnus pour fournir une information précieuse sur la réalité culturelle propre à la langue de destination. Cette thèse révèle aussi comment les créateurs d’ici se sont serré les coudes pour éviter d’être avalés par la mégastructure éditoriale américaine qui dominait à l’époque dans l'univers de la bande dessinée.

Philippe Rioux a livré un travail exceptionnel qui se démarque par son sujet, son approche et son corpus. L’Université de Sherbrooke est fière de lui octroyer le Prix de la meilleure thèse de doctorat 2020 pour la catégorie Lettres, sciences humaines et sociales.