Chaire de recherche

Comprendre le rôle de la stigmatisation pendant le développement de l'adolescent

Professeure titulaire: Alexa Martin-Storey

À l’adolescence, l’impact du contexte social des jeunes sur leur réussite scolaire s’intensifie de manière substantielle. Si cette intensification est vécue par tous les jeunes, elle est un défi important pour ceux dont l’identité est stigmatisée. 

L’identité stigmatisée est une identité dévalorisée, ce qui peut être lié à l’appartenance à une minorité sexuelle ou ethnique, au fait de vivre dans la pauvreté, de souffrir d’obésité, etc. Cette dévalorisation a de sérieuses conséquences sur l’adaptation sociale, la réussite scolaire et la santé mentale. Autrement dit, les jeunes dont l’identité est stigmatisée sont à risque élevé de vivre des difficultés scolaires et psychosociales. 

Le but de la Chaire de recherche sur la stigmatisation et le développement est de comprendre comment la stigmatisation façonne l’adaptation sociale, la réussite scolaire, de même que le bien-être de ces jeunes. Centré sur la stigmatisation, le programme de recherche de la Pre Martin-Storey adopte une perspective développementale pour mieux saisir cet impact, et se centre sur la stigmatisation.

L’une des forces de ce programme est de porter sur une diversité d’identités stigmatisées, ce qui permet de dégager des principes universels dans les mécanismes qui conduisent à une adaptation sociale et scolaire variable chez les jeunes stigmatisés, et des spécificités liées à un type d’identité stigmatisée.

Ces deux aspects sont importants pour aider les jeunes vulnérables, étendre et ajuster les théories reliées à la stigmatisation, identifier des pistes d’intervention et, dans une optique de prévention, élaborer des modules de sensibilisation et de formation pour les enseignants et les intervenants.


Optimiser la réadaptation sociale des adolescentes et des jeunes femmes en difficulté

Professeure titulaire : Nadine Lanctôt

Les parcours de vie de certaines adolescentes et jeunes femmes sont remplis d'une panoplie d’événements et de problèmes qui sont fortement susceptibles d’altérer la qualité de leur adaptation sociale et leur passage à la vie adulte.

Les adolescentes en difficulté sont particulièrement à risque de se retrouver, au début de l’âge adulte, dans des situations où la monoparentalité, la pauvreté, la faible scolarisation, la violence dans les relations intimes, l’isolement social et la détresse psychologique se juxtaposent.

Nos travaux de recherche, conjugués à d’autres études récentes, démontrent sans conteste la nécessité de concevoir des programmes de réadaptation sensibles aux caractéristiques des adolescentes et des jeunes femmes en difficulté. 

Ces constats étant établis, il importe maintenant d’aller au-delà des comparaisons entre les genres, au profit d’une compréhension plus approfondie, articulée et nuancée des différents profils, parcours et besoins de la clientèle féminine recevant des services de réadaptation. 

C’est dans cette perspective que les travaux de la Chaire de Nadine Lanctôt contribueront au développement de pratiques prometteuses en matière de réadaptation des adolescentes et des jeunes femmes en difficulté âgées de 12 à 25 ans.