Journées des sciences humaines 2018

Du 15 au 21 mars, au Centre culturel de l'UdeS

45 membres du corps professoral et 25 personnes de la communauté universitaire ou du milieu communautaire ont préparé pour vous des tables rondes, des conférences et des expositions interdisciplinaires afin de « marquer la collaboration, provoquer la rencontre », thème de cette 3e édition. De la psychologie au génie, en passant par le travail social, le marketing, la communication, la littérature, les sciences, l'histoire, l'éthique, la politique, la philosophie, l'art, l'informatique, la psychoéducation et la médecine, des spécialistes de tous les domaines seront réunis le temps de cinq journées, 20 activités et un spectacle.

Programmation du jeudi 15 mars 2018

Loi 151 et code de conduite : relations pédagogiques et relations intimes

En collaboration avec le Secrétariat général et le Vice-rectorat à la vie étudiante

12 h à 13 h 30 - Hall du Centre culturel

La Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur (projet de loi 151, sanctionné en décembre 2017) prévoit que les établissements d’enseignement supérieur devront se munir d’une politique de prévention des violences à caractère sexuel. Des règles encadrant les activités sociales et d’accueil des étudiants, des mesures de sécurité, des formations ainsi qu’un processus de plaintes devront être mis en place avant le 1er septembre 2019. De plus, un code de conduite devra être élaboré, prévoyant les règles qu’une personne ayant une relation pédagogique ou d’autorité avec une étudiante ou un étudiant doit respecter si elle entretient des liens intimes avec celle-ci ou celui-ci.

Sous forme de discussion, cet atelier permettra d'échanger sur les enjeux soulevés par ces relations. Devons-nous les proscrire ou simplement les encadrer? N’est-ce pas faire preuve de paternalisme ou de puritanisme que d’interdire ce type de relation? Ou est-ce plutôt favoriser la sécurité du plus grand nombre? Ces relations permettent-elles un réel consentement libre et éclairé?

Partipant.e.s :

  • Jocelyne Faucher, secrétaire générale et vice-rectrice à la vie étudiante, Université de Sherbrooke
  • Luc Sauvé, directeur de section, Ressources humaines
  • Sarah Rocheville, professeure agrégée, Département des lettres et communication, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Louise Lalonde, professeure titulaire, Faculté de droit
  • Anabelle Gaudet, vice-présidente à la condition étudiante, FEUS
  • Kevin Galipeault, vice-président aux affaires politiques et externes, REMDUS

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Exposition et conférence : les étudiantes et étudiants de la FLSH en stage de développement international

13 h 30 à 15 h 30 - Hall du Centre culturel

Dans le cadre de l'ouverture à tous les programmes des stages en développement international depuis 2016, plusieurs étudiantes et étudiants ont relevé le défi de partir concrétiser un projet en développement international.

  • Des étudiantes et étudiants de la Faculté de génie et de l'École de politique appliquée ont séjourné au Népal et en Tanzanie pour construire un pipeline et des canaux d'irrigation.
  • Des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de formation en environnement, de la Faculté de génie et de l'École de politique appliquée travaillent à la gestion des matières résiduelles au Pérou.
  • Des étudiantes et étudiants en psychologie, en communication et en politique appliquée sont allés vivre une expérience d'initiation à l'aide au développement en Haïti.

Participante :

  • Marie-Ève Chrétien, conseillère aux relations internationales, ARIUS
  • Julien Bourcier, étudiant en politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Anne-Marie Courtemanche, étudiant en politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Nicolas Larivière, étudiant en politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Charles Bernard, étudiant en politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines

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XIe colloque des étudiant.e.s en histoire de l'Université de Sherbrooke

Agora du Carrefour de l'information

Le 15 et 16 mars 2018 se tiendra le onzième colloque des étudiants et des étudiantes en histoire de l'Université de Sherbrooke. Pour cette édition, nous vous proposons de faire une introspection sur la discipline historique.

À l'ère où la mémoire, la désinformation et le relativisme prennent une place de plus en plus importante dans les débats publics, les tenants de la discipline historique et des sciences sociales sont en droit de se demander quelle est la place et la pertinence de l'histoire à l'heure actuelle? Devons-nous, en tant qu'historien et historienne, prendre position dans la Cité sur les enjeux de notre communauté? Dans une autre visée, comment le développement de nouvelles approches et l'émergence de nouveaux objets d'étude permettent d'appréhender autrement le passé? Quels sont les nouveaux objets d'étude sur lesquels se penchent les chercheurs et les chercheuses présentement, mais aussi quelle est leur importance pour la société et la discipline historique? Les nombreux questionnements que cette thématique soulève nous amènent à penser que ce colloque permettra de stimuler les réflexions sur l'épistémologie de notre profession, mais aussi de repenser la nature de nos recherches.

Plus largement, c'est une occasion pour les étudiants de tout horizon académique d'échanger, de débattre et de s'informer sur la discipline historique tout en encourageant des étudiants en histoire dans ce qui est souvent leur première expérience de communication scientifique. Venez donc soutenir des chercheurs locaux tout en favorisant la diffusion, la transmission et la démocratisation du savoir!

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Programmation du vendredi 16 mars 2018

De Longueuil à la Côte-Nord : quand la collaboration profite aux pères et aux tout-petits

12 h à 13 h 30 - Hall du Centre Culturel

La professeure Guadalupe Puentes-Neuman (Département de psychologie) et sa collègue Stéphanie Breton (Faculté d'éducation) présenteront l'expérience de collaboration avec le Réseau Maisons Oxygène du Québec.

Depuis 2014, un organisme communautaire de la Côte-Nord, Homme aide Manicouagan, entretient des collaborations de développement, d'implantation et de supervision clinique des intervenants avec ces deux chercheuses. Cette collaboration a donné naissance à une reformulation du programme « Avec papa, c'est différent! » et à son implantation dans le Réseau Maisons Oxygène. L'initiative compte sur l'appui du ministère de la Santé et des Services Sociaux et a obtenu la Mention « coup de cœur » de l'organisme Avenirs d'enfants (Fondation Lucie et André Chagnon).

Les conférencières discuteront des prémisses de la collaboration avec les milieux de pratique et des nouvelles avenues de développement dans le partage d'expertises entre les milieux universitaires et communautaires.

Participantes :

  • Guadalupe Puentes-Neuman, professeure agrégée, Département de psychologie, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Stéphanie Breton, chargée de cours, Faculté d'éducation
  • Marie-Hélène Lepage, Homme aide Manicouagan/Maison Oxygène

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Arts et sciences : entre division et convergence

En collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et aux études supérieures
12 h à 13 h 30 - Balcon Orford du Centre culturel

Comme l'indique David Carter dans son texte sur le site Agence Science-presse, De la nécessité de (ré) intégrer l'art à la science, « les révolutions scientifiques majeures ont généralement coïncidé avec de grandes périodes artistiques. Trop souvent aujourd'hui la science évolue, mais ne révolutionne pas. Peut-être parce que nous avons enlevé l'art de la science?

L'art recherche la beauté et parle à l'émotion; la science recherche la vérité et parle à la raison. Cette dichotomie n'a pas raison d'être : artistes et scientifiques s'engagent en réalité dans l'observation et dans l'expérimentation. "C'est par l'expérience que progressent la science et l'art", selon Aristote ». L'art tout comme la science rime avec innovation.

« À notre époque, les arts et les sciences sont des disciplines résolument distinctes l'une de l'autre. Cette polarisation entre arts et sciences est relativement récente historiquement. Bien que la contribution des sciences aux arts est considérable, il importe de se demander si l'apport des arts à la science ne l'est pas encore plus. En amont des grandes avancées scientifiques et technologiques, ne retrouve-t-on pas toujours une part de créativité qui permet de voir les choses autrement et d'explorer des avenues inédites? Pour ma part, je le crois », indique Anick Lessard, vice-doyenne aux études et au développement.

Participant.e.s :

  • Éric Desmarais, directeur général et artistique, Sporobole
  • Philippe-Aubert Gauthier, professeur, Département de génie mécanique, Faculté de génie
  • Gentiane Bélanger, chargée de cours au certificat en arts visuels, Département des lettres et communications, Faculté des lettres et sciences humaines, et directrice conservatrice de la Galerie d'art Foreman
  • Denis Groleau, professeur titulaire, Département de génie chimique et de génie biotechnologique, Faculté de génie
  • Émile Morin, artiste multidisciplinaire
  • Jean-Pierre Aubé, artiste multidisciplinaire

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Grand jeu des humanités numériques

13 h à 16 h - Balcon Bellevue du Centre culturel

Dans le cadre des Journées des sciences humaines 2018 aura lieu le Grand jeu des humanités numériques. Chasse au trésor, défis et quiz seront au rendez-vous pour une après-midi des plus mouvementées. Vous aurez d'abord à filmer et diffuser une courte vidéo pour ensuite répondre à un jeu-questionnaire et faire une chasse au trésor dans les bibliothèques et archives de l'UdeS. Chaque activité vous accordera un point et les 3 équipes qui auront les plus hauts scores se verront décerner un prix de 400 $ pour la première place, 300 $ pour la deuxième place et 200 $ pour la troisième place. Afin de vous aider à vous préparer pour ce défi endiablé du numérique, un courriel vous sera envoyé avec tous les détails de l’activité, une liste de banques de données, etc.

Venez aiguiser vos connaissances des humanités numériques et tester vos compétences. Que la meilleure équipe gagne!

Les équipes sont constituées de 4 personnes. Un seul membre doit inscrire son équipe, mais fournir les coordonnées de ses coéquipiers via ce formulaire.

Un évènement à ne pas manquer!

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Vieillir ici quand on est né ailleurs? Aborder l'immigration sous un angle nouveau

13 h 30 à 15 h - Hall du Centre Culturel

Les microprogrammes de gérontologie de type cours, les programmes de maitrise recherche et doctorat en gérontologie, en collaboration avec la maitrise en médiations interculturelles vous invitent à participer à la discussion sur Vieillir au Québec étant né ailleurs qui abordera le rapport au temps à l’âge de la retraite pour les migrants magrébins, le prendre soin de ses proches quand on est loin et sur les faits saillants d’une étude sur les aînés issus de l’immigration ici en Estrie.

Dans une société vieillissante, traiter de l'immigration s'entend généralement sous le prisme de l'économie et de la compensation d'une main d'œuvre qui s'annonce de plus en plus rare au Québec. Qui accueillir, combien en accueillir, dans quelles conditions et avec quelles préférences, autant de questions dont nous ne débattrons pas ici. Plutôt que de nous intéresser à la population migrante active dans le monde du travail, intéressons-nous à celle qui est née ailleurs et qui vieillit ici.

Distinguons dans un premier temps, grâce à Olazabal et à ses collaborateurs (2010), les immigrantes et immigrants économiques arrivés jeunes au Québec de celles et ceux arrivés âgés dans le cadre d'un regroupement familial. Dans les deux cas, pour reprendre le titre D'Atthias-Donfut (2006), l'enracinement se fait dans des conditions et coûts différents. Constatons, toujours avec Olazabal et ses collaborateurs (2010), que ces personnes appartenant à une minorité visible ou non, selon les termes en usage, font peu appel aux services de santé et aux organismes communautaires.

Comment vieillir au Québec étant né ailleurs? Grâce à cette table ronde, les étudiantes, les étudiants, les enseignantes et les enseignants des programmes de gérontologie et de médiation interculturelle proposent de croiser leurs regards. Ils vous invitent à prendre part à cette première collaboration.

Participante :

  • Mylène Salles, chargée de cours et responsable des programmes de type cours de 2e cycle en gérontologie, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Selma Tannouche Bennani, docteure en gérontologie
  • Frédérique Garnier, étudiante, Microprogrammes en gérontologie, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Louise Gagné, présidente, Actions interculturelles
  • Rolande Petit, présidente, Comité des aînés d’Actions interculturelles

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Programmation du lundi 19 mars 2018

Barbus et moustachus : a hair affair

11 h 30 à 21 h - Hall du Centre culturel

Barbus et moustachus est une exposition physique portant sur les barbes et les moustaches dans les Canton-de-l'Est aux 19e et 20e siècles, comprenant une vingtaine de photographies d'archives et vignettes explicatives, ainsi qu'un power point d'une quarantaine de photographies. Cette exposition met en lumière l'importance et le côté polyvalent des archives.

Ce projet a été créé dans le cadre du cours Gestion de projet par des étudiants et étudiantes de la maitrise en histoire. Pour sa réalisation, un partenariat a été établi avec le Centre des ressources pour l'étude des Cantons-de-l'Est et Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Sherbrooke. En donnant une deuxième vie à cette exposition qui fut un succès, seront mises de l'avant l'expérience de travail en partenariat et les acquis d'une telle collaboration.

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Les banlieues à la carte : analyse des stratégies publicitaires du rêve suburbain à Montréal

12 h à 13 h - Hall du Centre Culturel

Comment une analyse géospatiale de la façon dont est mise en marché la banlieue à Montréal dans les années 1950 et 1960 peut-elle aider à mieux comprendre l'évolution des stratégies publicitaires mises de l'avant? Peut-on découvrir une structure de l'idéal suburbain qui s'en dégage?

Les professeurs Harold Bérubé et Léon Robichaud ont constaté que les données se prêtaient parfaitement à la cartographie des développements résidentiels vantés par les publicités. Ils ont ainsi pu tirer profit du tournant spatial (spatial turn) en humanités numériques et voir comment l'analyse géospatiale pouvait apporter une plus-value.

Au cours de cette conférence, les prémisses de la recherche, son potentiel cartographique, l'intégration d'un système d'information géographique à des fins de visualisation ainsi que les résultats de cette collaboration originale seront abordés. Venez découvrir comment on vend le rêve suburbain dans les différentes banlieues de Montréal, selon la région et selon les deux groupes linguistiques.

Participants :

  • Léon Robichaud, professeur agrégé, Département d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Harold Bérubé, professeur agrégé, Département d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines

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Le cyberespace : un nouvel espace social et politique?

13 h à 14 h 30 - Hall du Centre culturel

Depuis quelques années, le cyberespace se juxtapose et influence grandement l'espace social et politique. En d'autres mots, le cyberespace et l'internet semblent envahir notre quotidien. Pour les sciences humaines et sociales, il s'agit d'un formidable défi en termes d'analyse. Un phénomène cyber englobant et prégnant émerge peu à peu et demande à être analysé. Le cyberespace devient-il un nouvel espace social et politique? Comment appréhender l'immensité du cyberespace? Que se passe-t-il dans le cyberespace sur les plans sociologique et politologique? Quelles sont les conséquences, très nombreuses, de l'omniprésence de ce nouvel espace? Quels outils les sciences humaines et sociales peuvent-elles mettre en œuvre pour analyser cet espace? Autant de questions, et de réponses, qui seront abordées durant cette conférence.

Participant :

  • Hugo Loiseau, professeur agrégé et responsable des programmes de 1er cycle, École de politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines

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Sur les traces de Louis Dantin : le docuweb

13 h à 14 h 30 - Parterre Bellevue du Centre culturel

Les lettres québécoises seraient-elles les mêmes sans l'apport de Louis Dantin (1865-1945)? Ce dernier a « découvert » et édité clandestinement les poèmes d'Émile Nelligan. Expatrié à Boston durant la majeure partie de sa vie, il a entretenu une correspondance d'environ 3000 lettres avec nombre d'écrivains majeurs du Québec, devenant leur mentor à distance. Il a écrit quelque 400 articles de critique, dont 150 sur la littérature américaine. Amant d'une Noire, il signe le premier roman mettant en présence la communauté noire. C'est ce singulier personnage que vous découvrirez dans ce docuweb.

Participant.e.s :

  • Pierre Hébert, professeur associé, Département des lettres et communications, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Stéphanie Lanthier, chargée de cours, École de politique appliquée et Département d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines, réalisatrice et professionelle de recherche

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Une transformation sociale féministe à travers la recherche-action

14 h 30 à 16 h 30 - Parterre Bellevue du Centre Culturel

Cette table ronde réunira des professeures, chargées de cours, professionnelles, étudiantes et groupes de femmes (dont ConcertAction Femmes Estrie et le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Agression Estrie) ayant participé à des activités de recherche et de formation partenariale entre universitaires et milieux de pratique. À partir d'exemples concrets, y seront discutés les avantages, les défis et les retombées possibles de ce type de projets de recherche-action visant une transformation sociale féministe à court, moyen et long terme.

Participantes :

  • Ève-Marie Lampron, chargée de cours, Département d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Chantal Doré, professeure agrégée, École des sciences infirmières, Faculté de médecine et des sciences de la santé
  • Berthe Lacharité, Relais-femmes
  • Marie-Michèle Whitlock, CALACS Agression Estrie
  • Viviane Doré-Nadeau, ConcertAction Femmes Estrie
  • Marie-Soleil Chrétien, étudiante en science politique, Université du Québec à Montréal
  • Florence Piron, professeure, Département d’information et de communication, Université Laval

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Spectacle de David Goudreault : Au bout de ta langue - Humour debout et poésie drette

19 h 30 - Centre culturel

L’écrivain David Goudreault revient sur scène avec un tout nouveau spectacle solo alliant la poésie à l’humour. Ses monologues drôles et profonds sont entrecoupés de slams et de poèmes. Il pige dans son répertoire et ceux de Gérald Godin, Marie Uguay, Sol, Hélène Dorion et Zachary Richard, entre autres. Pour rire et réfléchir autour de la littérature.  David Goudreault, poète de l’oralité, premier québécois à remporter la Coupe du Monde de Poésie à Paris, est sans contredit un artiste à découvrir.

Ce spectacle est offert gratuitement à la communauté universitaire. Il est nécessaire de réserver son billet via ce site Web. Une adresse courriel USherbrooke est exigée ainsi qu'un matricule étudiant ou un numéro d'employé.e.s.

La présentation de ce spectacle est rendu possible grâce à nos partenaires. Merci au Rectorat de l'Université de Sherbrooke ainsi qu'à l'AGEFLESH, le REMDUS et la FEUS.

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Programmation du mardi 20 mars 2018

La relève en histoire : présentation par affiches

10 h à 12 h - Hall du Centre Culturel

Présentation des affiches qui décrivent les projets des étudiantes et des étudiants du cours HST 127 : Stage, pratique et expérimentation I du baccalauréat en histoire. La nouvelle génération d'historiennes et d'historiens s'intéresse à des sujets et à des modes de diffusion très variés. Cette séance d'affiches vous permettra de découvrir que l'histoire est toujours en évolution!

Participant :

  • Léon Robichaud, professeur agrégé, Département d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines

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Les faussaires de la science

En collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et aux études supérieures
12 h à 13 h 30 - Hall du Centre Culturel

Abus, manipulations de données, harcèlement, conflit d'intérêts, détournement de fonds, plagiat, le manque d'intégrité de certains chercheurs se rend parfois très loin. Après le phénomène des fausses nouvelles qui a pris de l'ampleur dans la dernière année, nous assistons maintenant aux phénomènes des fausses revues et des fausses données en recherche.

Ces cinq dernières années, les universités du pays ont transmis aux autorités fédérales canadiennes des rapports d'enquête concernant 192 chercheurs, dont 83 ont été jugés malhonnêtes, révèlent de nouvelles données obtenues par La Presse. Leur analyse montre que le nombre de chercheurs sanctionnés annuellement a augmenté de 54 % au cours de cette période. Treize d'entre eux avaient fabriqué, falsifié ou détruit des données. Les autres avaient menti dans leurs demandes de subvention, détourné des fonds publics, plagié ou bâclé leur travail (détails ci-contre).

Selon des statistiques du Secrétariat pour la conduite responsable de la recherche, c'est au Québec et en Ontario qu'il y a le plus de « délinquants » dénoncés aux autorités fédérales depuis 2012. Certains scientifiques sont conscients du problème alors que d'autres n'y sont pas conscientisés. Une discussion précédée d'une courte présentation abordant ce fléau réunira les participant.e.s suivants afin que toutes et tous réalisent que ceci existe et sachent comment se prémunir contre cette problématique.

Participants :

  • Thérèse Audet, doyenne déléguée et vice-doyenne à la recherche, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Benoît Castelnérac, professeur titulaire, Département de philosophie et d'éthique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, Université de Sherbrooke
  • Darel Hunting, professeur titulaire, Département de médecine nucléaire et radiobiologie, Faculté de médecine et des sciences de la santé
  • Guylain Boissonneault, professeur titulaire, Département de biochimie, Faculté de médecine et des sciences de la santé

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Perturber la pensée pour mieux se transformer : le disruptive thinking dans les organisations innovantes

12 h à 13 h - Balcon Bellevue du Centre culturel

Les organisations qui souhaitent assurer leur pérennité et se démarquer doivent développer de nouvelles stratégies pour se transformer. Depuis quelques années déjà, certaines organisations optent pour la pensée perturbatrice (disruptive thinking) afin de se renouveler. La pensée perturbatrice renvoie à une façon de réfléchir visant à constamment se différencier des autres en misant sur ce qui nous rend unique. C'est une manière d'être et d'agir qui cherche à capter l'attention des autres en les sortant de leur cadre de références habituel.

Ainsi, l'atelier proposé vise d'abord à se familiariser avec le modèle de la pensée perturbatrice, ses contextes et méthodes d'application, puis à expérimenter, en petits groupes, la pensée perturbatrice en contexte organisationnel. Plus concrètement, il vise à répondre aux questions suivantes :

  • Qu'est-ce que la pensée perturbatrice?
  • Comment utiliser efficacement la pensée perturbatrice?
  • Quelle est la valeur ajoutée de la pensée perturbatrice au sein des organisations souhaitant innover?

Participantes :

  • Marie-Pier Boivin, étudiante au doctorat en recherche et intervention (Ph.D. R-I) en psychologie organisationnelle, Département de psychologie, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Julie Lavoie, étudiante au doctorat (D.Ps) en psychologie organisationnelle, Département de psychologie, Faculté des lettres et sciences humaines

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Persuasion technologique : manipulation et piratage de l'esprit?

En collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et aux études supérieures
13 h à 14 h 30 - Balcon Bellevue du Centre culturel

Il n'y a pas si longtemps, les technologies étaient réfléchies du point de vue de l'ergonomie et de l'accessibilité. Permettant l'interaction, elles étaient conçues pour faciliter leur utilisation. Même si les entreprises gardent encore ces notions en tête, le Web doit maintenant aussi servir à convaincre, à pousser l'internaute à agir. De là est né le concept de la persuasion technologique. Selon Nemery, Brangier et Kopp, « aujourd'hui, les interfaces ne cherchent plus seulement à être faciles, simples, conviviales, agréables, elles cherchent à maintenir l'interaction. Leur but est de ne pas perdre l'utilisateur, de le manipuler pour qu'il achète plus, de conserver sa présence pour recueillir des données personnelles, d'influencer son comportement pour lui proposer une meilleure santé, un régime alimentaire ou un enseignement en ligne ».

Les stratégies de persuasion déployées par les entreprises pour retenir l'attention des internautes sont régulièrement pointées du doigt. Elles sont le fruit de la réflexion de neuroscientifiques, de designeurs et de développeurs, et font l'objet de cours de persuasion technologique. Il existe d'ailleurs une nouvelle discipline : la captologie, qui a pour objet d'étude les produits technologiques ou informatiques sous l'angle de la persuasion technologique dans le but de modifier et influencer le comportement du consommateur.

Certains estiment que les compagnies « piratent » ainsi l'esprit des gens, pour accroitre leur engagement, modifier les habitudes et leurs croyances. Mais, quels sont les effets? Cela favorise-t-il la création de dépendances à la technologie? Ne vient-on pas soulever des questions éthiques ou de responsabilité sociale des entreprises face à ces techniques de manipulation? Y a-t-il des formes de persuasion technologiques positives et saines pour la société? Lors de cette table ronde, des professeures et professeurs tenteront de répondre à ces questions et de fournir des pistes de solution face à ce fléau.

Participant.e.s :

  • Marc D. David, professeur agrégé, Département des lettres et communications, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Marie-Eve Carignan, professeure adjointe, Département des lettres et communications, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Mélisande Bélanger, doctorante en histoire, Département d'histoire, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Abdelouahab Mekki Berrada, professeur agrégé et directeur des études de 1er cycle en administration, École de gestion

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Protection des données génétiques et consentement dynamique

En collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et aux études supérieures
13 h 30 h à 15 h - Hall du Centre culturel

Les technologies ont rapidement fait évoluer notre société et la médecine n'a pas échappé au phénomène. Maintenant bien plus dynamique, la médecine fait face à un nouveau paradigme, celui de la médecine personnalisée. En se basant sur les données moléculaires, les médecins ont une nouvelle manière d'accompagner et de soigner leurs patientes et leurs patients. Cette nouvelle médecine des données utilise les technologies pour intégrer et produire des recommandations médicales à partir de données massives qui proviennent de résultats d'analyses des échantillons biologiques des patientes et patients.

À l'ère du numérique et alors que tout se retrouve rapidement et facilement sur le Web, la protection des informations et des données de la patiente ou du patient devient un nouvel enjeu de la pratique médicale. Les échanges et partages d'informations sont maintenant possibles entre patients, cliniciens, chercheurs et industriels. Il est donc primordial d'aborder la question de la protection des données génétiques des patientes et patients ainsi que de l'évolution du consentement dynamique, qui doit dorénavant prendre en considération les technologies de l'information. Quelle approche utiliser? Doit-on renouveler le consentement pour toute nouvelle recherche?

Participant.e.s :

  • Carole Coulombe, coordonnatrice à l'éthique de la recherche, Comité d'éthique de la recherche - Lettres et sciences humaines ainsi que Éducation et sciences sociales, Service d'appui à la recherche, à l'innovation et à la création
  • Yves Couturier, professeur titulaire, École de travail social, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Annabelle Cumyn, co-présidente, Comité d'éthique de la recherche du CIUSSS de l'Estrie-CHUS et professeure, Département de médecine, Faculté de médecine et des sciences de la santé
  • Mélanie Bourassa Forcier, professeure agrégée et directrice des programmes de droit et politiques de la santé, Faculté de droit
  • Adrien Barton, stagiaire postdoctoral, Faculté de médecine et des sciences de la santé

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Programmation du mercredi 21 mars 2018

Quand le génie, le droit et la politique discutent de robots… et d'humains

12 h à 13 h 30 - Hall du Centre Culturel

À partir de trois questions simples, trois conférenciers de trois disciplines différentes croiseront leur regard à propos des robots, de leurs impacts et des perceptions qu'ils provoquent. Ces experts du génie, du droit et de la politique proposeront des réponses aux questions suivantes : les robots, de quoi parle-t-on au juste? Les robots, de quoi avons-nous peur? Les robots, qu'espérons-nous?

Tout au long de cette conversation tridisciplinaire, les conférenciers questionneront tant les robots et leurs grandes promesses, que leurs impacts et la dimension multidisciplinaire qu'implique nécessairement leur intégration toujours plus importante dans nos sociétés humaines.

Participant.e.s :

  • Isabelle Lacroix, directrice et professeure agrégée, École de politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines
  • François Michaud, professeur titulaire, Département de génie électrique et de génie informatique, Faculté de génie
  • Charles-Étienne Daniel, chargé de cours, Faculté de droit

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Et si on travaillait ensemble? Impliquer les usagers et leur entourage dans la formation

12 h à 13 h 30 - Parterre Bellevue du Centre culturel

L'implication des usagers des services sociaux et de leurs proches est-elle possible dans une formation universitaire en travail social et, plus largement, dans les formations des métiers de l'humain? En quoi cette implication est-elle une valeur ajoutée à la formation? Quels sont les défis d'une telle orientation pédagogique?

Ce sont entre autres les questions qui seront abordées lors de cette table ronde interactive proposée par des membres de l'École de travail social à partir de différents travaux réalisés au cours des deux dernières années visant l'implication des usagers et des proches dans la formation. La littérature apprend que l'implication des usagers dans la formation est bénéfique sur deux principaux plans : elle améliore les formations universitaires et favorise la réappropriation du pouvoir des personnes sur leur vie. Or, au cœur des programmes universitaires, une telle visée amène à réfléchir autrement les défis d'accompagnement des personnes, à repenser les manières traditionnelles d'enseigner et de collaborer avec les milieux de pratiques et sensibilise à l'évaluation des apprentissages significatifs que cela apporte aux étudiantes et étudiants face à leur future pratique. Est-ce qu'une approche d'implication des usagers et des proches est transférable à toute formation des métiers de l'humain? Venez en discuter avec les présentateurs de cette activité!

Participant.e.s :

  • Annie Lambert, professeure agrégée, École de travail social, Faculté des lettres et sciences humaines
  • Paul Morin, professeur titulaire et directeur, École de travail social, Faculté des lettres et sciences humaines

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Enfants de la DPJ victimes de mauvais traitements : impacts futurs et interventions à préconiser

13 h 30 à 15 h - Parterre Bellevue du Centre culturel

La table ronde abordera les caractéristiques des enfants victimes de différentes formes de mauvais traitements selon une trame développementale et discutera des interventions qui sont offertes. Le phénomène de la maltraitance en général sera d’abord défini, puis les conséquences de ce problème sur la santé mentale jusqu’à l’âge adulte seront exposées. Nous traiterons ensuite plus spécifiquement des adolescents qui sont pris en charge en protection pour leurs comportements délinquants et de la santé mentale des jeunes contrevenants. Finalement, un programme d’intervention offert aux familles prises en charge pour maltraitance en prévention des conséquences de la maltraitance sera proposé.

Participant.e.s :

  • Catherine Laurier, professeure associée, Département de psychologie, Faculté des lettres et sciences humaines, et professeure, Département de psychoéducation, Faculté d'éducation
  • Marie-Josée Letarte, professeure agrégée et responsable du doctorat en psychoéducation, Département de psychoéducation, Faculté d'éducation
  • Geneviève Paquette, professeure agrégée et responsable de la maitrise en psychoéducation, Département de psychoéducation, Faculté d'éducation

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    Avènement de l'intelligence artificielle : une métamorphose de l'éducation?

    En collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et aux études supérieures
    14 h 30 à 16 h - Agora du Carrefour de l'information

    Les films, les romans de science-fiction, les scientifiques et les futuristes nous dépeignent depuis des années un futur où l'intelligence artificielle aura une place majeure dans notre monde. Même si les avancées ne permettent pas la création de technologies à la mesure de ces représentations hypothétiques, l'intelligence artificielle est maintenant omniprésente dans nos vies au quotidien. Que ce soit le capteur intelligent qui nous aide à prendre des photos, le pilotage automatique sur certaines voitures, l'assistant personnel des téléphones intelligents ou encore certains logiciels, les technologies de l'intelligence artificielle sont bien plus présentes que l'on peut le croire.

    Alors que l'intelligence artificielle a métamorphosé certains secteurs d'activités, l'éducation en est encore à ses débuts. Ainsi, il nous faut nous questionner sur la place que l'intelligence artificielle peut et doit avoir en éducation, aujourd'hui comme dans le futur.

    Participant.e.s :

    • Anick Lessard, vice-doyenne à l'enseignement et au développement, Faculté des lettres et sciences humaines
    • François Claveau, professeur adjoint, Département de philosophie et d'éthique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en épistémologie pratique
    • Jean-Herman Guay, professeur titulaire, École de politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines
    • Sawsen Lakhal, professeure adjointe, Département de pédagogie, Faculté d'éducation
    • Froduald Kabanza, professeur titulaire, Département d'informatique, Faculté des sciences
    • Marc Couture, conseiller pédagogique en intégration des technologies de l'information et de la communication, Service de soutien à la formation, Université de Sherbrooke

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