Benoît Montpetit

Même en queue de peloton, un stage peut s’avérer inoubliable!

Stage à l’extérieur…?

Voilà une question que plusieurs étudiants et étudiantes inscrits au régime coopératif de l’Université de Sherbrooke se posent. Ce régime permet d’acquérir de l’expérience de travail, de financer ses études et d’explorer des emplois jamais envisagés! Et tout cela s’est réalisé lors de mon premier stage! Non seulement, ce fut un moyen pour moi de découvrir une nouvelle passion, l’océanographie, mais mon stage m’a permis de voyager. J’ai travaillé dans la belle capitale de la Colombie-Britannique.

Beaucoup refusent de partir à l’extérieur pour leur stage. J’étais de ceux-là, car cela demande beaucoup d’organisation, de préparation et souvent des frais supplémentaires. Bien sûr, il y a aussi la peur du changement et s’y confronter génère de l’angoisse, mais avec le recul, vaincre son appréhension en vaut vraiment la peine. Je m’y suis engagé et je ne l’ai jamais regretté.

Avec ce stage, j’ai été initié à la télédétection et à l’océanographie. Après seulement quelques jours, une nouvelle passion pour ces sciences naissait. J’ai aussi attrapé la fameuse piqûre pour le voyage. J’ai eu le temps de visiter plusieurs endroits de la belle ville de Victoria. Quoi demander de plus que l’océan Pacifique d’un côté et les montagnes Rocheuses de l’autre!

Toutefois, aller à l’autre bout du pays ne me suffisait pas! Au début du mois de février, on m’a sollicité pour participer à une mission en mer. J’ai accepté et je me suis retrouvé sur un navire, au beau milieu du Pacifique, à un peu plus de 1400 km de la côte ouest canadienne. Au cours de cette mission, l’équipe de scientifiques devait récolter des échantillons d’eau pour ensuite les analyser en laboratoire sur la terre ferme. L’échantillonnage a été réalisé avec l’instrument que vous voyez sur l’image ci-contre.

Attention! cœur sensible, ce genre de travail ne convient pas à tout le monde. Pour ceux qui aiment les sensations fortes, telles les montagnes russes, prendre le large sur un navire, c’est une expérience à ne pas manquer. Même avec le mal de mer, une telle équipée peut s’envisager, car il existe maintenant des médicaments pour le contrer. J’ai rencontré des passionnés de ce type d’expédition, rien ne les arrête, surtout pas une mer démontée. À certains moments, les vagues de l’océan atteignent des hauteurs impressionnantes et les vents soufflent tellement qu’ils n’aident pas aux manoeuvres lorsque le bateau se trouve sur une crête. Heureusement pour moi, je n’ai eu aucun malaise et j’ai adoré l’expérience. Ce furent 17 journées des plus mémorables de ma vie. Qui sait? J’en ferai peut-être un métier un jour.

Alors pour ceux qui se demandent toujours ce que l’on peut faire avec un baccalauréat en physique, en voilà un bon exemple. À tous ceux qui doutent du régime coopératif ou qui refusent un stage éloigné, je dis : « Allez de l’avant! Vous allez peut-être regretter plus tard de ne pas l’avoir fait et vous laissez peut-être passer la chance de votre vie. » Est-ce que je regrette ma décision d’étudier la physique et d’avoir persévéré dans le régime coopératif avec des choix de stages limités? Non! Ne vous découragez donc pas, vous pourriez être aussi chanceux que moi et obtenir tout un stage, et ce, même à la dernière minute.

Benoît Montpetit
Stagiaire en physique
Hiver 2007