Maxime Boissonneault

Parcours d'un Abitibien vers le monde

Un contact humain

Lorsque je suis entré au baccalauréat en physique à Sherbrooke, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ne disposais que d’une seule information : le Département de physique est suffisamment petit pour qu’un professeur prenne la peine de m’appeler et m’organiser une visite guidée privée du département. Étant natif de l’Abitibi, je n’aimais pas les grands centres et je ne voulais pas m’exiler à Montréal, c’est donc ce contact humain qui m’a attiré à Sherbrooke.

Dans les petits pots, les meilleurs onguents

La petitesse du département permet une proximité incroyable entre les professeurs et les étudiants. Il est toujours facile de parler à un professeur pour obtenir des réponses à nos questions. En plus des cours théoriques de qualité, le Département de physique de Sherbrooke offre des cours de travaux pratiques hors du commun. Nulle part ailleurs au Canada vous ne trouverez cinq (5) cours de laboratoires avec des expériences aussi variées que complètes dans un programme de baccalauréat. Jumelé au régime coopératif avec plusieurs stages proposés directement par les professeurs du département, cela permet d’acquérir une formation de base des plus solides.

Bien que le Département de physique de l’UdeS soit l’un des plus petits au Canada, il ne faut pas sous-estimer son potentiel. Les professeurs-chercheurs ont concentré leur recherche dans un domaine : la physique de la matière condensée. Cela en fait l’un des départements de physique les plus renommés dans ce champ d’activités au Canada. On y trouve une équipe de théoriciens hors pair jumelés à des expérimentateurs de renoms. Le département a accès à des équipements de pointe en simulation numérique (grâce à l’un des plus puissants ordinateurs au Canada), en fabrication d’échantillons, ainsi que des instruments de caractérisation à la fine pointe de la technologie.

Les études graduées : le début d’une carrière

J’ai eu la chance de poursuivre mes études au niveau de la maîtrise avec un tout jeune chercheur plein de potentiel fraîchement arrivé à Sherbrooke en 2006, Alexandre Blais. J’ai pu commencer des recherches sur un domaine naissant, l’électrodynamique quantique en circuit, et ce, avec l’un de ses fondateurs. Publier, en recherche, reste fondamental. Si tout va bien, mes travaux de stages et de maîtrise auront donné lieu à quatre publications. La première, dans le journal Physical Review B (PRB) de l’American Physical Society (APS), concerne mes travaux de stage au baccalauréat. La deuxième paraîtra bientôt dans Physical Review A (PRA), concerne les travaux faits en collaboration avec une équipe de chercheurs de Yale University pendant ma maîtrise. Les deux dernières sont présentement en rédaction avec l’objectif de les publier dans PRA et un autre journal de l’APS plus prestigieux, Physical Review Letters (PRL).

La recherche : un tremplin vers le monde

En plus de travailler dans un domaine passionnant, deux avantages d’une carrière en recherche sont les rencontres avec des gens exceptionnels et les voyages. Déjà, j’ai visité Denver et Vancouver pour deux conférences d’envergure concernant mon sujet d’étude. J’y ai fait la connaissance d’éminents chercheurs avec lesquels j’ai discuté. Récemment, je suis allé échanger des idées avec des collaborateurs à Yale University, New Haven. En mars 2008, j’irai présenter mes résultats lors de la conférence du March Meeting de l’APS, à New Orleans. Les expériences intéressantes ne font que commencer...

Maxime Boissonneault, bachelier en physique 2005, maître en physique 2007