Gabriel Parent

Trois ans et demi bien remplis

Me voici à ma dernière session d'un bacccalauréat bien chargé en ouvrage mais remarquablement comblé en expériences enrichissantes et rencontres révélatrices.

La physique est un sujet qui est démesurément vaste. Pour maîtriser toute la physique de notre monde, on doit investir toute sa vie dans ce projet colossal. Évidemment, au baccalauréat, on ne couvre qu'une partie de ce que la physique peut nous donner. Bien sûr, j'y ai appris une foule de connaissances sur les théories physiques, mais on m'a aussi inculqué une façon de travailler qui devient, tout au long du bac, de plus en plus élaborée, ordonnée et efficace. Cette façon méthodique de travailler nous aide alors à passer à travers les efforts de compréhension et d'abstraction des problèmes à résoudre. Il s'agit à mon avis d'une des meilleures bases à acquérir pour évoluer dans le domaine scientifique. C'est ce qui représente la force majeure des étudiants qui passent au travers du bac.

Un autre point très important du baccalauréat est la possibilité de choisir des cours parmi 2 modules : microélectronique et physique médicale. J'ai eu la chance d'expérimenter les 2 modules à la fois. On rencontre des spécialistes d'autres domaines pouvant ouvrir des portes sur le marché du travail ou sur les études supérieures.

Les cours du module électronique permettent de goûter au domaine de l'ingénierie permettant de développer un côté plus technique qui n'est pas touché par le cours de physique conventionnel. On expérimente aussi l'apprentissage par problème (APP) nous montrant alors une nouvelle façon d'apprendre, sans cours magistraux.

Les cours du module de physique médicale ouvrent un nouveau chemin vers un domaine en effervescence. En plus d'apprendre la physique utile dans le domaine, on acquiert des connaissances au niveau médical. On côtoie des médecins, des chercheurs en bio-ingénierie, en imagerie.

Le nombre d'étudiants par promotion ne dépasse pas souvent les 40. Ce petit nombre est pour moi très important, il signifie une relation privilégiée avec les professeurs et avec les autres membres de la promotion. L'aide est plus facilement accessible tant au niveau des professeurs que mes confrères de travail. Les activités organisées au sein de notre promotion, de la Faculté des sciences et de l'Université complète ont contribué à la solidification du groupe et m'ont permis de rencontrer une foule de personnes. C'est très intéressant de voir le point de vue de gens provenant des diverses branches de l'université et c'est tout simplement agréable de passer la soirée en bonne compagnie à jaser d'autres choses que la physique! Ah!

Au travers du travail assidu auquel on se soumet, on trouve toujours le temps de se dévouer à d'autres activités. Pour ma part, j'ai eu l'occasion d'essayer plein de nouvelles choses. Pour les sportifs, on retrouve plusieurs ligues intramurales pouvant assouvir votre soif de compétition. J'ai même assisté, il y a 2 ans, à la naissance d'une petite compétition entre les élèves et les professeurs : parties du hockey durant l'hiver et de soccer durant l'été. Aussi, le développement du Ultimate Frisbee à Sherbrooke s'accélère de plus en plus. C'est une découverte qui en vaut vraiment la peine! L'Estrie offre aussi un réseau incroyable de routes, pistes cyclables et montagnes pour tous les types de cyclistes : une autre découverte pour moi!

Pour ceux qui ont la flamme de l'implication sociale, pleins de groupes et associations ont besoin de gens dévoués. Pour un physicien, il y a bien entendu le Canadian Undergraduate Physics Conference (CUPC) et le journal CUPJ. Il s'agit de conférences (CUPC) et articles (CUPJ) qui sont préparés entièrement par des étudiants au baccalauréat et adressés aux étudiants.

Directement sur le campus, on retrouve aussi les associations étudiantes et nouvellement, depuis l'année dernière, le projet Campus durable. Ce dernier procède en ce moment au suivi du plan d'action de développement durable de l'Université de Sherbrooke et continue son principal objectif de présenter des outils d'information et de sensibilisation à propos du développement durable.

Il ne me reste maintenant qu'une seule session et j'aurai dans ma poche un baccalauréat en physique. Je ne regrette pas mon choix. Si j'avais la possibilité de revenir 3 ans en avant, je choisirais, sans hésitation et en toute connaissance de cause, le programme de physique... C'est tout à fait le contraire de mon choix que j'ai fait au cégep où j'hésitais et ignorais totalement dans quoi je m'embarquais.

Gabriel Parent, Étudiant en physique 2003-2006