Concilier baccalauréat en physique et sport d'excellence

Vincent Turgeon

Compléter avec brio la formation en physique de l'Université de Sherbrooke est déjà quelque chose qui mérite d'être célébré. Participer pendant trois ans au succès d'une équipe de football qui évolue dans la conférence la plus compétitive au Canada l'est tout autant. Certains pourraient dire que faire les deux en même temps relève de la folie et ils ont bien raison ! Cela demande une coordination d'horaire hors du commun. Rester à jour dans les devoirs et rapport de laboratoire avec des entraînements 5 jours par semaine et un match le samedi, voilà la tâche qui m'attendait toutes les sessions d'automne. Ce qui m'a permis d'y arriver ? Des sacrifices et des compromis. Dès le début, je savais que les 5@8 et les soirées entre amis seraient remplacés par des séances d'études et de devoir. Les séances de travail d'équipe deviennent une ressource inestimable, car en plus d'accélérer la compréhension d'un devoir, j'étais rendu à les considérer comme des activités sociales. Je n'aurais pas réussi à jouer au football pendant trois ans et maintenir la cote nécessaire pour commencer une maîtrise en physique médicale à McGill sans l'aide des chargés d'exercices et surtout de mes pairs. Un étudiant « normal » peut se permettre une nuit blanche pour terminer son rapport de laboratoire. Lorsque tu as un entraînement à 6 h am le lendemain, tu ne possèdes pas ce luxe. Voilà pourquoi chaque moment libre entre les cours pendant la journée, je les consacrais à mes travaux.

Pour conclure, je suis persuadé que le football m'a aidé en physique et vice-versa. La rigueur et la résilience que j'ai développées avec le Vert et Or m'ont permis de passer à travers les moments difficiles du baccalauréat, en particulier la fameuse session d'été ! De plus, toutes les méthodes d'analyses et de résolutions de problème que j'ai apprises en physique m'ont permis d'être un joueur de football plus allumé. Après 1 journée, je connaissais déjà le plan de match et les tendances de l'adversaire. Malgré les efforts des entraîneurs adverses, leur défensive sera toujours plus simple qu'un calcul d'entropie ou d'état stationnaire en mécanique quantique !

Vincent Turgeon
B.Sc. physique décembre 2015