Historique de l'ombudsman

La fonction d'ombudsman trouve son origine en Suède. Après le règne autocratique du roi Gustaf III, la nouvelle constitution suédoise prévoyait la création de la fonction d'ombudsman parlementaire. Jouissant d'une entière indépendance par rapport au roi, à son gouvernement, à son administration et au parlement suédois, Lars Augustin Mannerheim est devenu, en 1809, le premier ombudsman parlementaire de l'histoire. Son rôle­­­ ­: protéger les citoyens contre les excès de la bureaucratie.

Il a fallu attendre le XXe siècle pour que d'autres pays scandinaves emboîtent le pas de la Suède et créent la fonction d'ombudsman chez eux : Finlande (1919), Danemark (1955), Norvège (1962). Plusieurs autres pays ont par la suite emboîté le pas : Nouvelle-Zélande (1962), Royaume-Uni (1967), Tanzanie (1968), Israël (1971), France (1973), Australie (1977), etc.

Au Canada et au Québec

C'est l'Université Simon Fraser qui, en 1965, a créé le premier poste d'ombudsman au Canada. L'Université Simon Fraser devenait du même coup la première institution d’enseignement supérieur en Amérique du Nord à se doter d'un ombudsman.

Au Québec, la Loi sur le Protecteur du citoyen a été adoptée par l’Assemblée nationale du Québec le 14 novembre 1968 afin de créer un organisme chargé de recevoir, d’examiner et de traiter les plaintes des citoyens à l’égard de l’administration publique. Le premier protecteur du citoyen, Me Louis Marceau, est entré en fonction en mai 1969.

À l'UdeS

Le 28 avril 1997, dans la foulée d'une initiative étudiante et par souci de concrétiser sa volonté de placer les étudiantes et les étudiants au cœur des préoccupations universitaires, le conseil d'administration de l'Université de Sherbrooke a adopté la Déclaration des droits et des responsabilités des étudiantes et étudiants, déclaration qui incluait le mandat de la protectrice ou du protecteur des droits des étudiantes et des étudiants.

La fonction de protectrice ou de protecteur a évolué au fil des ans pour se rapprocher de plus en plus des normes de pratique de l'Association des ombudsmans des universités et collèges du Canada et du Forum canadien des ombudsmans.
Le 18 décembre 2017, le conseil d'administration de l'Université a adopté une politique pour redéfinir la fonction de protectrice ou de protecteur des droits des étudiantes et des étudiants et adopter les normes de pratiques en vigueur. L'appellation « protectrice ou protecteur des droits des étudiantes et des étudiants » a alors été changée pour « ombusman des étudiantes et des étudiants ».

Emprunté à la langue suédoise, le terme « ombudsman » est celui qu'a adopté l'Association des ombudsmans des universités et collèges du Canada lors de sa constitution en 1983.