La science-fiction pour réfléchir aux impacts de la technologie, c’est le fun, mais est-ce utile?

Nous utilisons la science-fiction comme un véritable laboratoire depuis 2014. Comme d'autres avant nous en éthique, en gestion ou en droit, l'usage de la science-fiction en politique a révélé que les personnes se sentent généralement moins menacées et plus ouvertes à discuter de politique lorsque cela passe par la science-fiction. Nous expérimentons maintenant cela avec les développements technologiques, dont la robotique sociale.​ À partir de simples images ou de courtes vidéos tirées d'œuvre de science-fiction, il est possible de faire parler des participants sur ce qu'ils apprécient, redoutent, espèrent ou ressentent face à ces objets fictifs. La parole est généralement plus généreuse, car moins contrainte par le réel.

Isabelle Lacroix est professeure agrégée à l’Université de Sherbrooke et directrice de l’École de politique appliquée depuis 2015. Elle est aussi la codirectrice de l’axe Impacts, usages et sociétés de l’IRL – Laboratoire nanotechnologies et nanosystèmes. Elle a codirigé en 2016 D’Asimov à Star Wars: représentations politiques dans la science-fiction (PUQ) et dirigé Les enseignements de Dune en 2020 (PUQ).

François Michaud, ing., est professeur titulaire au Département de génie électrique et génie informatique depuis 1997, et directeur du regroupement stratégique québécois INTER portant sur l’ingénierie de technologies interactives en réadaptation. Il dirige des activités de recherche sur les robots interactifs, la perception multimodale, la téléprésence robotique et la robotique intelligente autonome.